mercredi 22 juillet 2009

Timothé

Trublion de nos vies depuis 2 ans
Il a transformé ces 4 derniers semestres à sa manière
Muant peu à peu en petit garçon durant ces 8 trimestres fugaces
On aurait dit que ces 24 mois coulaient de source
Tellement ces 731 jours ont réservé de surprises
Heure par heure 17 544 fois
Et pas une de ces 1 052 640 secondes n'est à oublier...

mardi 21 juillet 2009

Etoile du Pérou

Une étoile vient de naître
Directement du ciel elle rit, elle pleure
De joie devant ce monde, cette Terre
Qu'elle veille de son coeur d'or.

Une étoile vient de naître
Ses yeux de braise discernent les fils
D'argent qui tissent l'incertain,
Ces yeux qui rient, ces yeux qui pleurent.

Une étoile vient de mettre
Un peu de bleu sur ses yeux
Pour être belle, pour être celle
Que la braise change en feu.

Une étoile vient d'émettre
Un signe pur dont la musique
Met de l'amour dans les coeurs
Et du bleu dans tous les yeux.

Une étoile vient se mettre
Au creux d'un être, un être cher
Sur son épaule, elle se pose
Telle un cygne de cristal.

Une étoile veut s'en remettre
Au ciel, à Dieu, à tout
Ce qui pourrait l'aider à trouver
La soeur de son âme.

Une étoile voudrait être
Être simplement être,
Aimer être en aimant l'être,
Sans Tout, sans Dieu, sans ciel.

lundi 20 juillet 2009

Etrange petit singe

Etrange petit singe qui a perdu ses repères

Qui se cherche, qui ne veut plus se trouver

Qui hésite, question-réponse, hantise

Aucun son, aucune odeur qui lui rappelle

Qui le ramène à son passé, qui le fait présent

Etrange petit singe toujours tête en l'air

Qui regarde ses yeux en train de le regarder

Et cet homme, cette lourdeur , cette emprise

Ces cris, ces rires, ses crocs, ses appels

Ils se demandent le pourquoi tout autant que le comment

Etrange petit singe, étrange petit monde...

dimanche 19 juillet 2009

J'etais juste en train de penser

J'étais juste en train de penser
comme la vie le long d'un cours d'eau
est faite de remous, contour et tranquilité
J'étais juste en train de penser
qu'avec ou sans toi j'apprendrai à vivre et à me respecter,

j'étais juste en train de penser
simplement en train de penser

je sens les fleurs, en ce début de printemps
je regarde les enfants, les parents, dans ce village
j'écoute le son de mes battements de coeur, je suis vivant

j'étais juste en train de penser
simplement en train de penser
que je voulais t'embrasser
te serrer dans mes bras, histoire de te rassurer

j'ouvre la fenêtre de chez moi, je laisse la lumière pénétrer
j'ouvre la porte de chez moi, je laisse mes amis rentrer
j'ouvre au fin fond de moi, je laisse mes émotions me submerger

j'étais juste en train de penser
simplement en train de penser

J'étais juste en train de penser
comme la vie le long d'un cours d'eau
est faite de remous, contour et tranquilité
J'étais juste en train de penser
qu'avec ou sans toi j'apprendrai à vivre et à me respecter,

j'étais juste en train de penser
simplement en train de penser

je m'offre de bons souvenirs à conserver
je m'offre de quoi construire, de quoi rêver
je m'offre des choix, des envies et des projets

J'étais juste en train de penser
comme la vie le long d'un cours d'eau
est faite de remous, contour et tranquilité
J'étais juste en train de penser
qu'avec ou sans toi j'apprendrai à vivre et à me respecter,

Je vois des sourires, je me permets les miens
je vois des danses, des rires et des larmes
je vois des feux, de la musique et des chants

j'étais juste en train de penser
simplement en train de penser

J'étais juste en train de penser
comme la vie le long d'un cours d'eau
est faite de remous, contour et tranquilité
J'étais juste en train de penser
qu'avec ou sans toi j'apprendrai à vivre et à me respecter,

j'étais juste en train de penser
simplement en train de penser

samedi 11 juillet 2009

Trouvaille

Elle attend patiemment
Cette trouvaille que tu couves d'un regard anxieux
Elle t'attend elle ne fait pas un geste

Non pas qu'elle souhaite t'éviter
Mais elle se mérite
Elle ne se donne pas au premier coup de crayon

Elle ne bouge pas
Cette lumière musicale cachée dans une clarté ébouissante
Cette ombre aux traits fins tapie dans une pénombre enveloppante

Elle attend ton geste
Elle attend ta pensée
Celle qui l'emmènera vers sa destinée

Elle médite sur ton indécision
Elle aimerait te souffler des évidences
Mais son mutisme fait sa valeur

Elle ne peut influer sur celui qui la sortira de son trou
Alors elle attend
Elle attend ce déclic inattendu

Et un jour survient le miracle espéré
Elle sort à l'air libre sous tes traits hésitants
Elle s'impose alors brillante et désinvolte

Et ce trésor tu le mets à l'abri
Dans un endroit sûr
Où jamais elle ne pourra être oubliée


lundi 6 juillet 2009

Sénégal, pays de la Teranga

Chaque pas à pas résonnant sur chaque rythme de mon cœur, chaque onde de soleil caressant chaque centimètre carré de ma peau, chaque effluve océanique tonifiant chaque millimètre carré de mon odorat, chaque note de musique amadouant chacune de mes deux oreilles, chaque arôme de ces plats délectant chaque papille de ma bouche, chaque paysage dévoilé se reflétant dans mes yeux devenus enfant, chacun de ces sentiments un pays me l’a offert, comme un cadeau divin pour le petit gens que je suis, ce pays, le Sénégal, pays de la Teranga, terre aux milles couleurs, terre aux milles sons, terre aux milles sourires…

Je n’étais pas venu pour recevoir autant, je ne pouvais imaginer recevoir autant. Je partais pour découvrir un pays, pour rencontrer mes frères et mes sœurs d’Afrique. Je partais aussi pour voir des paysages de l’Afrique Noire, ceux de mon enfance, ceux lus dans mes livres de gosse, ceux regardés dans des émissions Nature, ceux de ces animaux emblématiques, lions, éléphants, buffles et autres antilopes, ceux de ces légendes, de ces êtres mythiques et mystiques. Je partais pour partager aussi, des émotions, parce que je pressentais que mes yeux ne resteraient pas sec, même sous la chaleur de ce pays, partager des rencontres car je partais avec des amis, j’en ai trouvé d’autres, partager des cultures, car nous sommes nés pour nous enrichir, richesse de l’autre et richesse intérieure…

Alors je me souviens de beaucoup, des moments inoubliables, majestueux, uniques et tout ce que le vocabulaire de mon pays peut m’offrir pour qualifier ce que j’ai ressenti. Ainsi, je ne pourrai ne pas mentionner dans le choix de mes photos ces couchers de soleil à en faire fondre le plus froid des cœurs, s’évanouir chaque soir dans l’horizon lointain, rejoindre les contrées des légendes oubliées. Mais je me souviens aussi de ces petits moments que certains pourraient désigner comme futiles ou banals. Et alors ? Ces petits quotidiens sont extraordinaires si on se donne le temps de s’y intéresser. Qui peut se targuer de ne pas être touché par le regard de ses enfants qui accouraient pour venir nous voir, pour nous tenir par la main, pour partager un instant de leur vie au retour de leur chemin d’école. Qui ne peut apprécier un repas autour d’un plat, tous ensemble, tous au même niveau, à même le sol. Qui ne peut se satisfaire d’être réveillé par le doux son du battement des vagues qui vont et qui viennent, comme celui rythmé de la paume sur la peau, symbole de la symbiose du musicien avec son instrument, et ce, même à neuf heures du matin. Qui ne peut prendre plaisir à préparer un petit déjeuner à ces danseuses blanche ou noire de peau, l’art n’a pas de frontière, à les encourager ou les soutenir après ces matinées de danse tant belles qu’éreintantes. Qui ne peut se sentir mieux au contact de nos hôtes, tant en simplicité qu’en gentillesse. Ne pas y avoir de la naïveté ou de la tromperie, en eux est une force incroyable, celle de croire en l’autre et de ne voir qu’en lui un ami avec qui communier. En cela qu’ils en soient tous remercier. Pour ces repas, pour ces danses et musiques improvisées, pour toutes nos sorties, pour ce bal poussière, pour cet accueil, Merci.

dimanche 21 juin 2009

Papa

Pas de doute l'automne avançait
Pour les maïs il était temps
La veille encore tu m'attendais
En travaillant par tous les temps

Soudain une urgence un appel
Une inquiétude dans tes traits
En ce moment rien de réel
Derrière ces yeux que rien n'effraie

Mille chaos sur cette route
Elle est bien loin cette cigogne
Tu la rassures tu l'écoutes
Et moi je tape sans vergogne

L'attente dure mais tu es là
Cette sortie je l'aperçois
Mais pour la fin je suis à plat
Et tu blêmis ça va de soi

Une lumière deux visages
Tes larmes je ne les vois pas
Je ne dis mot je suis bien sage
Mes yeux tournés vers toi Papa

mardi 9 juin 2009

Je t’aime...

« Je crois que je t’aime...
      un peu-
             beaucoup ;
                    c’est pas forcément
                             une folie, non !
                                    Pas du tout ! »

dimanche 7 juin 2009

Hémisphère

Hémisphère droit tu ne peux pas
Comprendre ce pas qui vient qui va
Le mystère doit rester de jais
Où irais-tu si tu savais

Rame sortie tu pagaies en valse lente
De ce bout de bois peint tu tapotes l'eau stagnante
Mais rien n'avance sans discours
Plus rien ne pense si tu cours

Encore ce pas qui résonne là-bas
En ces cas-là tu parles tout bas
Des mots qui tremblent et qui appellent
Qui te ressemblent tristes et rebelles

Un lampadaire qui clignote
A ce hasard tu te frottes
Jours et nuits sur ton visage
Regards cyniques et rides sages

Et puis ces pas s'arrêtent là
Cette nuit sans fond te laisse las
Un sourire rôde sous tes rides
Ils ont compris tes yeux avides

samedi 6 juin 2009

Chuuuuuuut

Au premier jour, rien ne se passa
et là..le silence se fit...
au 2ième jour....
ce silence fut tellement assourdissant que le 3ième jour passa sans un bruit, honteux d'être là et fila le témoignage de ce silence au 4ième jour…
mais lui n'accepta pas la situation, le mutisme du 3ième l'exaspéra...il exigea un retour d'un jour, tout en colère qu'il était, une colère sourde, dans un silence que l'on pourrait qualifier de cathédrale...
la dramaturgie des jours se mit en place...et le silence en tint le premier rôle

...

impressionnant n'est-il pas...JE VEUX DIRE CE SILENCE..imperceptible..on ne le sait pas mais il nous regarde..nous épie..nous envie d'etre autant bruyant..d'être autant en vie...il aimerait nous toucher, nous sentir
mais le silence n'a pas d'âme, n'a pas de coeur..il est malaimé, mal-interpreté...
il est sur notre chemin, l'alter ego de nos pensées, le miroir de nos peurs...
mais le silence ne le sait pas...le vide...l'absence d'oxygène, l'absence de vie qui est son essence l'effraie et il ne voit pas...
il ne voit pas qu'on le regarde, qu'on aime ces moments, le long d'une côte à regarder l'infini, assis à une table à observer un couple s'embrassant, à regarder deux gamins s’amuser dans une flaque,

...

le silence est d'or dit-on..le silence est plus fort que les mots..le silence a plus de sens que le son..sans ce son serons-nous ce que nous sommes..humain...le silence fut la première communication pour l'homme..elle est aussi sa dernière au moment de s'eteindre...
la naissance est un bruit...puis le silence reprend ses droits..le silence est si puissant ...et si désarmant pour lui à la fois...
le silence isole les mots..le silence cloisonne...mais le silence permet aussi d'entendre…
au delà du silence il y a d'autres perceptions...
fais le silence autour de toi et tu verras ...tu entendras...le silence d'une forêt est si reposant et délectable pour entendre le brame du cerf
le silence en classe peut être lui castrateur...à moins de lui donner un sens...ce qui rend ce moment extraordinaire
le silence pour entendre aussi le silence...être dans le désert, être dans une cathédrale...être en silence pour entendre un autre silence peut être si apaisant
je me sens bien à observer autrui, je me sens bien à écouter autrui, je me sens bien à entendre autrui rire, chanter, regarder...je n'ai jamais été un grand parleur...sauf avec moi-même....en silence

...

impressionnant celui-là !!!!...il pourrait etre oscarisé! mais que pourrait-il dire au moment de recevoir son trophée...crier sa joie...en silence, remercier...en silence..peut-etre pleurer et se remémorer ses difficultés pour en arriver là..en silence...ou alors non il ne viendra pas, il est assez prude ce silence, il est de celui qui est bon mais ne s'enorgueillit pas, il n'est pas comme son frère
le mutisme qui lui est lâche, traître, vicieux...il s'est souvent fâché avec ce dernier...silence contre mutisme...quelle affiche...l'hypocrisie rôde en ces cas là pour profiter de la moindre occasion...elle est comme cela l'hypocrisie....oh il ne faut pas lui en vouloir, c'est dans sa Nature...mais il ne faut pas lui donner le terreau dans lequel s'épanouir...
à ce moment là, la voix peut faire écho au silence pour rompre toute négociation avec la troupe des hypocrisies mais aussi calomnie, critique et autres consoeurs...

...

tiens je parle je parle mais je ne le vois plus...j'essaye de le vendre, de lui redorer son blason, ma propre voix a caché sa fuite...le silence est parti en catimini...ma voix s'étouffe, ma voix a honte ...qu'ai-je fais....qu'ai-je fait..je crie mais aucun son ne sort...oh ce n'est pas le silence pour le coup, juste une absence de son...il ne faut pas confondre l'opposé et son contraire...
je me sens bête..peut être devrais-je me taire...être à l'affût tel l'ornithologue à la recherche d'un passereau de passage,...oui c'est ça je vais me taire...pour attirer le silence...lui rendre corps...peut être devrais-je trouver un appeau? un appeau à silence...

...

ne veux-tu pas rompre ce silence...l'Ami

Un jour

Un jour

Un jour je m’en irai
Je ne sais pas mais je m’en irai
Je ne sais où, je m’en irai
C’qui me poussera, je m’en irai

Un jour
Un jour
Un jour
Un jour

Un jour je te fuirai
Trop de mal, je te fuirai
Je ne sais quand, je te fuirai
C’qui est en toi, je te fuirai

Un jour
Un jour
Un jour
Un jour

Un jour je comprendrai
Tout ce temps, je comprendrai
Pourquoi comment je comprendrai
C’qui te touchera, je comprendrai

Un jour
Un jour
Un jour
Un jour

Un jour je finirai
Sur ce chemin, je finirai
Dans ce trou je finirai
C’qui commencera, je finirai

Un jour
Un jour
Un jour
Un jour


Une nuit je me lèverai,
Une nuit

Une nuit je te toucherai
Une dernière fois je te toucherai
Une nuit

Une nuit et puis après
Me pardonneras-tu et puis après
Une nuit

Une nuit et puis après
Le vide, et puis après
Une nuit

Une nuit et puis après
Une nuit et puis après
Une nuit et puis après

Un jour
un jour
un jour
un jour

Mon cœur moqueur...

« Mon cœur moqueur...
...a trompé mon nez !
Mon nez farceur...
...fait rougir mes joues !
Mes joues pommelées ont croqué...
...mes fesses !
Mes fesses furieuses s’sont assises...
...sur mes pieds. . .
Mais là ça l’a pas fait :
J’me suis fait botter les fesses !!! »

lundi 1 juin 2009

A toi

A toi aux yeux brillants de la  lumière céleste
A toi unique magnifique îlot de réceptivité
A toi splendide révélation de l'immortalité
A toi rassurante et lointaine existence
A toi gardienne des étoiles humaines
A toi parole teintée de sages raisons
A toi présence et absence de doute
A toi stigmatisation de l'angoisse
A toi moitié d'un bonheur aperçu
A toi sourire porteur de miracles
A toi douceur de la rosée du soir
A toi rarissime image vertueuse
A toi calme pendant la tempête
A toi embellisement du risque
A toi éclipse de tant de maux
A toi vie mort  mais amour
A toi sensibilité sans cible
A toi disparition soudaine
A toi angé ailé mais libre

A toi tous mes mots

dimanche 24 mai 2009

Birmanie : des monstres dans le paysage - suite

C'est drôle... Juste après mon message du 29 avril, la situation en Birmanie a été évoquée subrepticement dans les médias...
Aucun lien de cause à effet, je vous rassure...
Mais cela semblerait aller à l'encontre de ce que je vous disais : on ne parle pas de ce qui se passe en Birmanie.
Et pourtant, cela ne fait que le confirmer.
L'actualité évoquée était la suivante : les manoeuvres des dictateurs au pouvoir pour continuer à bailloner Aung San Suu Kyi, la principale opposante birmane en détention depuis des années. Cela illustre s'il en était besoin jusqu'où sont capables d'aller ces dictateurs.

On en a parlé, certes... Et c'était important, Ok... Mais on n'en parle plus... C'est bien le drame.
Cette actualité n'a été traitée que comme une information du jour. Aujourd'hui on parle de ça, demain on passe aux parachutes dorés... 

Ce dont la Birmanie aurait besoin, c'est que la pression ne soit jamais relâchée sur ces activités. Et que les actes (économiques) de nos gouvernements soient en cohérence avec ces paroles (politiques)...

samedi 23 mai 2009

mardi 19 mai 2009

Laïla Saïda

Immense trou béant
Le vide t'attire
Tu l'évites et tu tires la manche de cette inconnue
Tu l'invites et des rires s'étouffent lentement

Son assourdissant
Ces percussions tu les connais
Ce sont les battements de cet ailleurs
Cet intérieur pas si loin de ton coeur

Lumière aveuglante
Tu ouvres grand les yeux
Jusqu'à ce que les larmes viennent
Souffrir fait partie de tes expériences quotidiennes

Chaleur étonnante
Tu n'y croyais plus
Ce vide semble s'être comblé à ton insu
D'une lumière musicale qui baigne tes mains nues

dimanche 17 mai 2009

Un mot

Un mot né
En formes et en couleurs
A nous d’en donner le cadre et sa saveur
Un mot…

Un mot qui
Fait son cinéma
Sous le clap des moteurs, ça tourne, excetera
Un mot…

Un mot râle
Pour nous le donner
Malgré sa nature, il est là pour aider
Un mot…

Un mot del
A effacer
Ne pas rester sur une impression trop standardisé
Un mot…

Des mots tifs
A peignes soignés
Laissons à tout à chacun un peu de liberté
Des mots…

Des mots sade
Marquis es-tu là ?
Pluie, nuage, le temps lui, n’y est pas
Des mots…

Des mots biles
Anxiété, nervosité
Existe-il une raison pour tant de contrariété
Des mots…

Un, plusieurs
Enchaînés, isolés, dispersés
Ils s’assemblent, se consument
Ils forment ou détruisent
Ils apaisent ou colérisent
Un, plusieurs
Un mot, des mots…

jeudi 14 mai 2009

Pour le coup

Pour un ami perdu sur une île déserte
Le vent d'ouest souffle des visions d'avenir
Coup d'arrêt aux espoirs déçus du passé

Pour s'envoler vers cet ailleurs plein de doutes
Le coeur et l'âme de l'autre il devra séduire
Coup d'éclat de tendresse pour relier deux mondes

Pour que cet heureux présage se réalise
Le sel et le poivre seront ses alliés
Coup du sort il en fera un plat merveilleux

jeudi 7 mai 2009

L'essence de la vie

Aveugle au monde, il a le coeur lourd
Nul ne voit son mal être de velours

Sourd aux bruits alentours, il crie sa colère
Personne n'entend ses mots en l'air

Muet devant pauvreté et tristesse, il se promène
On ne dit mot lorsque son chien le traîne

Insensible aux vents du changement, il avance
Rien ne le touche depuis cette dernière danse

Dégoûté par ces mots dans sa bouche, il se tait
Pas un quidam pour apprécier ce silence de jais

mercredi 6 mai 2009

lundi 4 mai 2009

Clair de rien

Au loin tel un crime inavoué brille la lune
Mais lui que fait-il
La planche
La tête épineuse se lève et penche
Elle tangue
Sous le coup d'une involontaire armée de pensées
Une lumière sarcasme absolu
Où est-elle
L'hélice salvatrice
La flèche invisible du lendemain
L'inévitable impasse
La belle qui mûrit sans fin sans rien
Au loin tel un désir sans fond brille la lune