L'autre jour je me baladais en voiture, le temps était maussade, voire pluvieux. Un brouillard assez dense courant dans cette région courrait dans les méandres de la route...
Ainsi j'étais sur la route, ainsi mes globes oculaires me forçèrent à prendre une decision, auinsi mes hémisphères se querellaient à qui mieux mieux, ainsi mon palpitant toquait à la porte de mon esprit, intellect contre intellect, ainsi pendant 1/2 seconde, je me devais de prendre une décision. Parce que la route était sournoise, parce que je n'étais pas le seul sur cette route et que des phares pointaient le bout de leur museau et léchaient de leurs faisceaux lumineux le contour anguleux de ma voiture (quelle drôle d'idée de sortir parce temps pensais-je, il n'y aurait donc pas que moi à vouloir sortir et braver les affres météorologiques? D'ailleurs, est ce sortir pour sortir comme ce fut dans mon cas, ou sortir pour aller vers, comme ce conducteur qui se rapproche dangereusement et nerveusement et dont les feux semblent vouloir découper en rondelle de ferraille chaque centimètre carré de mon véhicule?).
Alors mon coeur, mon corps, mon cerveau et mon âme, ou l'un d'entre eux ou par une certaine coalition ou au contraire dissonance sémantique et sensitive, enfin une puissance que je ne contrôlais pas me fit arrêter mon carosse de métal et de carbone tout de go. J'ai bien sûr eu le droit au doigt révolutionnaire et contestataire de mon "suiveur routier" qui par la présente voulait me signaler son mécontentement de n'avoir indiqué plus tôt mon intention... mais je ne suis pas devin et ce conducteur, a de la chance que mon diable qui siège sur mon épaule droite ne m'ait pas indiqué de freiner et de planifier une rencontre entre mon auguste derrière et son pare-choc avant, car à moins d'1 mètre et par cette méteo, je ne suis pas sûr que son assurance l'aurait assuré de son entière assurance quant au remboursement de notre contact froissant...
Je m'arrêtais donc sur cette petite placette que rien n'y personne sur cette route n'avait indiqué. Pas de panneau de signalisation, pas de connaissances qui m'aurait parlé de cette endroit auparavant, pas de livre à déguster qui m'aurait livré cette hâvre de paix tel un plat de resistance. non rien de tout cela, juste une petite place que l'absence d'herbacées suggérait, juste une petite place et un cours d'eau qui s'offrait nu à la vue de tout le monde pour qui sait s'y attarder, juste une petite place dont mon nez, fin observateur, attendait de ressentir les premières effluves, juste une petite place dont mes oreilles, à l'écoute attentive, patientaient au son des premières musicalités et féeries du lieu
Alors oui, le soleil nous boudait encore, petit terrien toujours mécontent; alors oui, le brouillard imposait encore un peu de sa superbe, mais je sentais poindre un début de fébrilité de sa part, ou alors etait-il content que je m'arretes dans ce lieu non pas oublié, encore pire, non connu, comme si personne n'avait voulu prêter attention; alors oui, une fine pluie caressait dejà mon visage, mêlée je ne savais pas encore à quelques gouttes provenant de ce corps qui est le mien; alors oui, cette petite place n'etait qu'une petite place, mais que j'étais bien à la vue de ce spectacle....
samedi 28 novembre 2009
dimanche 22 novembre 2009
chemin (1)
L'autre jour je me baladais en voiture, le temps était maussade, voire pluvieux. Un brouillard assez dense courant dans cette région courrait dans les méandres de la route. Pourquoi sortir me direz-vous? Et moi dans une clairvoyance à en faire palir Galilée, je répondrai Pourquoi pas? Pourquoi sortir uniquement quand les conditions permettent une sortie optimale, merveilleuse avec ce que cela comporte de soleil, de femme, d'enfants ou de floraison? Pourquoi sortir uniquement au travers de l'extérieur et non de l'intérieur. J'avais envie de sortir, point final. Point de tergiversation, de théorisation sur le bonheur de sortir, de colloque entre moi et mes alter ego..la sentence de mon plaisir est inébranlable, j'avais envie de sortir et de rouler.
J'aime bien rouler, d'un certaine manière cette concentration dans l'art de la conduite me permet de me déconcentrer, j'entends par là me libérer des tracas quotidiens qui m'empechent de conduire ma vie comme je l'entends. A défaut de diriger sa vie comme il le sied, autant par un transfert quelconque, prendre sa vie entre les mains, un volant pour moi en l'occurence. Donc j'aime bien conduire, longue ligne droite, virage non signalé à pester, passage signalétique rageant, contours et détours, passage interdit et passage secret, visage à dévisager pendant une demi-seconde ou silhouette à observer au feu stoppant. Route, chemin, paysage et ville, tout est matière à découverte ou redécouverte. Prendre des chemins qui rallongent, juste pour pouvoir le prendre sans raison aucune, sans contrainte aucune, sans obligation aucune, juste prendre un chemin qui rallonge et conduire.
Conduire oui mais en musique. J'en conviens et j'anticipe, qu'il est bon soit dit en pssant d'anticiper quand on connait l'objet du crime. Mon crime ici est une analogie? une métaphore? une litote...toutes ces figures de style dansent dans mes pensées mais mes pensées grammaticales sont faibles je le crains..le français a ce défaut d'écraser par sa superbe et sa démoniaque construction tout utilisateur premier de cette langue, le français que je suis en première ligne. Revenons à mon crime, je disais que j'aimais conduire mais en musique, car la musique rythme ma vie. Me voilà sur le banc des accusés, à vous de choisir la sentence. La musique rythme ma vie disais-je...ou alors est-ce moi qui choisit. je ne sais plus. Nous sommes tellement liés elle et moi, son et oreille, rythmique et corps, paroles et souvenirs. je ne sais plus si le choix vient de ma personne ou si la musique qui sort de ce lecteur influence mes humeurs. Qui trompe qui? Qui sonne vraie? Qui chante faux? (moi je le crains). Je pense tout de même avoir le dernier mot, enfin plutôt le premier dans cet exemple. Choix de style, folk, rock, soul, pop et populaire, mes envies m'appartiennent, je pianote sur mon mp3 comme je pourrai pianoter sur la partition de mes bilosités, gaietés, tristesses et pensées. Choix de style, choix de mon style pour me faire remonter la pente ou tomber encore plus dans les abîmes de mes contrariétés. Tomber en abîme sur les routes serpentées des piémonts jurassiens, quel antagonisme délicieux. Suite à ce choix je crie aux bruits des tambours, je pleure sur la guitare sèche, je pense aux sons sourds, je me souviens sur la délicatesse des violons, je me projette sur les paroles avants-gardistes...je fais ainsi et je roule...
Je roule et je me pose, je fais ma pause, je mets la musique en pause, je pose ma voiture quand l'instant, le lieu, le temps me sonne sa douce litanie, et me chuchote à l'oreille de mon palpitant "arrête toi, vois, pense et respire"
J'aime bien rouler, d'un certaine manière cette concentration dans l'art de la conduite me permet de me déconcentrer, j'entends par là me libérer des tracas quotidiens qui m'empechent de conduire ma vie comme je l'entends. A défaut de diriger sa vie comme il le sied, autant par un transfert quelconque, prendre sa vie entre les mains, un volant pour moi en l'occurence. Donc j'aime bien conduire, longue ligne droite, virage non signalé à pester, passage signalétique rageant, contours et détours, passage interdit et passage secret, visage à dévisager pendant une demi-seconde ou silhouette à observer au feu stoppant. Route, chemin, paysage et ville, tout est matière à découverte ou redécouverte. Prendre des chemins qui rallongent, juste pour pouvoir le prendre sans raison aucune, sans contrainte aucune, sans obligation aucune, juste prendre un chemin qui rallonge et conduire.
Conduire oui mais en musique. J'en conviens et j'anticipe, qu'il est bon soit dit en pssant d'anticiper quand on connait l'objet du crime. Mon crime ici est une analogie? une métaphore? une litote...toutes ces figures de style dansent dans mes pensées mais mes pensées grammaticales sont faibles je le crains..le français a ce défaut d'écraser par sa superbe et sa démoniaque construction tout utilisateur premier de cette langue, le français que je suis en première ligne. Revenons à mon crime, je disais que j'aimais conduire mais en musique, car la musique rythme ma vie. Me voilà sur le banc des accusés, à vous de choisir la sentence. La musique rythme ma vie disais-je...ou alors est-ce moi qui choisit. je ne sais plus. Nous sommes tellement liés elle et moi, son et oreille, rythmique et corps, paroles et souvenirs. je ne sais plus si le choix vient de ma personne ou si la musique qui sort de ce lecteur influence mes humeurs. Qui trompe qui? Qui sonne vraie? Qui chante faux? (moi je le crains). Je pense tout de même avoir le dernier mot, enfin plutôt le premier dans cet exemple. Choix de style, folk, rock, soul, pop et populaire, mes envies m'appartiennent, je pianote sur mon mp3 comme je pourrai pianoter sur la partition de mes bilosités, gaietés, tristesses et pensées. Choix de style, choix de mon style pour me faire remonter la pente ou tomber encore plus dans les abîmes de mes contrariétés. Tomber en abîme sur les routes serpentées des piémonts jurassiens, quel antagonisme délicieux. Suite à ce choix je crie aux bruits des tambours, je pleure sur la guitare sèche, je pense aux sons sourds, je me souviens sur la délicatesse des violons, je me projette sur les paroles avants-gardistes...je fais ainsi et je roule...
Je roule et je me pose, je fais ma pause, je mets la musique en pause, je pose ma voiture quand l'instant, le lieu, le temps me sonne sa douce litanie, et me chuchote à l'oreille de mon palpitant "arrête toi, vois, pense et respire"
vendredi 13 novembre 2009
Comptine d'adieu
Et les mots sentent bon la fleur du fusil
Triste cantate que celle-ci
Celle d'hier et de jamais
Elle se pique de te toucher
Elle te touche à peine épicée
Mûre elle le serait
Si tes oreilles avaient des ailes
Si ces corbeaux ne parlaient d'elle
Si ces scies pouvaient t'épier
Quelle équivoque que cette terre
Quel écrit t'évoque cet hier
Urgence du démon reste à la porte
Oubliée cette austère vérité
Ramassée emballée recyclée
Et les maux sentent fuser la fleur endormie
mardi 10 novembre 2009
Le phare trois
Fier et vaillant pilier dressé devant tes yeux
Tout petit à ses pieds son allure t'impressionne
Près des rochers les vagues te poussent te sonnent
Tu te noies à moitié tu résistes faute de mieux
Nuit tombée le calme envahit vagues et cieux
Étendu sur le sol tu penses et tu t'étonnes
Plus de doutes ni de chocs te voilà presque atone
Cette spirale t'entraîne et tu te sens vieux
Et voilà qu'il s'égaye de son doigt lumineux
Il te cherche te vise il éclaire le noeud
De ton esprit faible esquif aux voiles si rares
Âme nue tu abandonnes ce qui te mine
Tes amis et tes passions deviennent ce phare
Qui de son mouvement ton avenir démine
samedi 7 novembre 2009
Cinq amis
Cinq amis réunis
La surprise est à l'heure
A l'heure de la bière et du rhum
Cinq amis pour la vie
Réunis sans raison
Sans raison pour vivre
Cinq amis de la joie
Du bonheur à donner
Donner sans contrepartie
Cinq amis et tu dis
Que personne ne pense à toi
Réalité plus belle que prévu
La surprise est à l'heure
A l'heure de la bière et du rhum
Cinq amis pour la vie
Réunis sans raison
Sans raison pour vivre
Cinq amis de la joie
Du bonheur à donner
Donner sans contrepartie
Cinq amis et tu dis
Que personne ne pense à toi
Réalité plus belle que prévu
Cinq amis réunis
Pour une soirée unis
Heureux... ensemble
samedi 24 octobre 2009
le phare deux
De mon enfance surgit ce phare
géant de pierre face à la mer
colosse, reminiscence de mes souvenirs
haut, très haut
il me semblait toucher le ciel
corps céleste discutant avec les étoiles
dans son corps, dans son coeur
un homme s'escrimait à bouger les étoiles
filantes et éphèmeres
flamèche de lumière
dans son corps, dans son coeur
un vieillard de son oeil attendri
surveillait son troupeau
voguant sur les flots
des vagues d'âmes
devant leur salut
contre ces vagues de lames
à cet étranger, silencieux et bourru
plus tard, ce phare ne me paraissait plus si grand
il me paraissait pour autant tout aussi beau
pilier surgit de la terre
marche après marche je le vainquis
mon esprit spiralait
à chacun de ces tours que je gravissais
plus je me rapprochais de son sommet
plus mon coeur battait et battait
mes pensées s'acceleraient
je ne montais plus
j'avalais les difficultés
vite plus vite
toujours plus vite
tant de questions à poser
j'arrivais enfin, en haut
une lumière aveuglante m'accueillit
une lumière puis un son
ce son ne me paraissait pas humain
pas de chant, pas de sifflement
un son froid, des clic et des clac
la seconde me paru une éternité
clic, clac
plus la lumière me permit de voir de nouveau
le voile se dissipa
comme le brouillard au loin
et la verité
clic clac
une machine
une machine et un son
un son froid fait de clic et de clac
une machine et non un vieillard
silencieux et bourru
ce qu'elle faisait comme bruit cette machine
et même pas capable de repondre à mes questions
comment est le ciel?
les étoiles sont-elles brulantes au toucher?
les nuages, cotonneux et doux?
la lune bavarde?
mon père derrière resta lui, silencieux
puis me dit que le monsieur s'en était allé
qu'il était trop âgé
et la modernité des machines permettait de s'en passer
qu'il était trop âgé? merci papa
en y repensant, le mensonge, tu ne sais pas
et d'abord qu'est ce qu'elle y connaissait la machine!!
et d'abord parlait-elle aux étoiles, aux nuages!!
et d'abord gardait-elle ses troupeaux!!
qui paraissaient et disparaissaient aux grès des vagues!!
et d'abord comprenait-elle la mer et ses tourments!!
je m'en allais en pleurant
mes larmes au goût si proche de celui de l'ocean
que j'allais laisser derrière moi
puis je la vis
je la vis cette tasse
je le vis ce petit objet insignifiant
au bord de cette table, oublié par son propriétaire
oublié papa, tu as tord pensais-je
et je souris
le vieille homme était toujours là
il regardait au loin, appelait les navigateurs
criait au danger, protégeait
berger des étoiles
gardien de la mer
je l'entendais chanter
ces vieilles chansons d'antan
je l'entendais rire
aux bons mots du ciel, au soleil couchant
et le phare etait toujours là
fier, droit et puissant
le temps ne changeait rien
le temps ne changera rien
ce phare restera mon phare d'enfant
celui que j'ai réussi à gravir
celui dont j'ai percé les mystères
me revoilà devant ce phare
à côté de moi un enfant
dans ses yeux brillent tant d'envie et de questionnement
je cours avec lui, je m'approche du géant
deux enfants aujourd'hui
vont concquérir la terre, le ciel et l'océan
géant de pierre face à la mer
colosse, reminiscence de mes souvenirs
haut, très haut
il me semblait toucher le ciel
corps céleste discutant avec les étoiles
dans son corps, dans son coeur
un homme s'escrimait à bouger les étoiles
filantes et éphèmeres
flamèche de lumière
dans son corps, dans son coeur
un vieillard de son oeil attendri
surveillait son troupeau
voguant sur les flots
des vagues d'âmes
devant leur salut
contre ces vagues de lames
à cet étranger, silencieux et bourru
plus tard, ce phare ne me paraissait plus si grand
il me paraissait pour autant tout aussi beau
pilier surgit de la terre
marche après marche je le vainquis
mon esprit spiralait
à chacun de ces tours que je gravissais
plus je me rapprochais de son sommet
plus mon coeur battait et battait
mes pensées s'acceleraient
je ne montais plus
j'avalais les difficultés
vite plus vite
toujours plus vite
tant de questions à poser
j'arrivais enfin, en haut
une lumière aveuglante m'accueillit
une lumière puis un son
ce son ne me paraissait pas humain
pas de chant, pas de sifflement
un son froid, des clic et des clac
la seconde me paru une éternité
clic, clac
plus la lumière me permit de voir de nouveau
le voile se dissipa
comme le brouillard au loin
et la verité
clic clac
une machine
une machine et un son
un son froid fait de clic et de clac
une machine et non un vieillard
silencieux et bourru
ce qu'elle faisait comme bruit cette machine
et même pas capable de repondre à mes questions
comment est le ciel?
les étoiles sont-elles brulantes au toucher?
les nuages, cotonneux et doux?
la lune bavarde?
mon père derrière resta lui, silencieux
puis me dit que le monsieur s'en était allé
qu'il était trop âgé
et la modernité des machines permettait de s'en passer
qu'il était trop âgé? merci papa
en y repensant, le mensonge, tu ne sais pas
et d'abord qu'est ce qu'elle y connaissait la machine!!
et d'abord parlait-elle aux étoiles, aux nuages!!
et d'abord gardait-elle ses troupeaux!!
qui paraissaient et disparaissaient aux grès des vagues!!
et d'abord comprenait-elle la mer et ses tourments!!
je m'en allais en pleurant
mes larmes au goût si proche de celui de l'ocean
que j'allais laisser derrière moi
puis je la vis
je la vis cette tasse
je le vis ce petit objet insignifiant
au bord de cette table, oublié par son propriétaire
oublié papa, tu as tord pensais-je
et je souris
le vieille homme était toujours là
il regardait au loin, appelait les navigateurs
criait au danger, protégeait
berger des étoiles
gardien de la mer
je l'entendais chanter
ces vieilles chansons d'antan
je l'entendais rire
aux bons mots du ciel, au soleil couchant
et le phare etait toujours là
fier, droit et puissant
le temps ne changeait rien
le temps ne changera rien
ce phare restera mon phare d'enfant
celui que j'ai réussi à gravir
celui dont j'ai percé les mystères
me revoilà devant ce phare
à côté de moi un enfant
dans ses yeux brillent tant d'envie et de questionnement
je cours avec lui, je m'approche du géant
deux enfants aujourd'hui
vont concquérir la terre, le ciel et l'océan
Le phare
Je ne voulais pas te perdre
Mais je me suis perdu
J'ai voulu m'accrocher
A des fils fantasmatiques...
Ce sont eux qui m'ont desarticulé
Marionette de moi-même
Marionette de mes envies
Marionette de mes pensées
Fallait pas me jeter
A corps perdu dans cette aventure
Fallait pas brûler
mon oxygène, mes yeux, mon feu
Fallait pas crever
Fallait pas crever
Trouver son chemin
Trouver sa place
chacun fait en sorte
de se respecter pour mieux aimer
pour mieux s'aimer
Trouver son chemin
Trouver sa place
Microcosme de mes pensées
Macrocosme, Je, amis, société
Gigacosme, et son chemin doré
A force de rattraper
Tout ce temps perdu
Meteo deboussolé
mon coeur se refroidit
blizzard, ne plus bouger
Je ne voulais pas te perdre
Mais je me suis perdu
J'ai voulu m'accrocher
A des fils fantasmatiques...
Ce sont eux qui m'ont desarticulé
Marionette de moi-même
Marionette de mes envies
Marionette de mes pensées
Le phare, au loin
Ange-gardien toujours allumé
Il éclaire mon chemin
Relever la tête, relever ma tête
Le voir briller...et sourire
Mais je me suis perdu
J'ai voulu m'accrocher
A des fils fantasmatiques...
Ce sont eux qui m'ont desarticulé
Marionette de moi-même
Marionette de mes envies
Marionette de mes pensées
Fallait pas me jeter
A corps perdu dans cette aventure
Fallait pas brûler
mon oxygène, mes yeux, mon feu
Fallait pas crever
Fallait pas crever
Trouver son chemin
Trouver sa place
chacun fait en sorte
de se respecter pour mieux aimer
pour mieux s'aimer
Trouver son chemin
Trouver sa place
Microcosme de mes pensées
Macrocosme, Je, amis, société
Gigacosme, et son chemin doré
A force de rattraper
Tout ce temps perdu
Meteo deboussolé
mon coeur se refroidit
blizzard, ne plus bouger
Je ne voulais pas te perdre
Mais je me suis perdu
J'ai voulu m'accrocher
A des fils fantasmatiques...
Ce sont eux qui m'ont desarticulé
Marionette de moi-même
Marionette de mes envies
Marionette de mes pensées
Le phare, au loin
Ange-gardien toujours allumé
Il éclaire mon chemin
Relever la tête, relever ma tête
Le voir briller...et sourire
mardi 20 octobre 2009
Des jours
Tombé sur ta vie sans prévenir
Ce froid soudain t'a surpris de sa rigueur
Pâleur stupeur horreur pleurs
Et te voilà au milieu du théâtre
Plus aucune envie de rire
Aucune chaleur ne sort de cet âtre
Des jours passent
Des amitiés t'enlassent te dépassent
Toujours ce goût de mort au fond de la gorge
Les yeux des autres te voient fort
Tu te sens si faible sans ressort
Les autres yeux ne te voient pas
Déjà cette solitude qui s'installe autour de toi
Au fond de toi il est là tu y crois
Tu sais que le rebond salutaire viendra
Des jours se tassent
Des amitiés t'appellent et te fracassent
Ecoute ces voix phares de ta liberté
Les facilités de la haine sifflent à tes oreilles
les risques du temps qui passent te poussent
A végéter à oublier de respirer
Mais sous ses airs de petit cardinal il veille
Il t'appelle et voilà cette secousse
Celle qui t'invite à espérer
Des jours du passé
Amers éclats d'écume pourtant si beaux
Pas de regrets juste une fierté
Des jours à venir
Brillants d'avance en t'attendant
Ces amitiés toujours à tes côtés
dimanche 18 octobre 2009
Guy
Guy rentrait tard
Guy et sa guitare
Guy entrechoquait
Son et cordes
Cordes et sons
Cordes à son arc
Sons à son arc
Guy s'accorde
S'accorde en ré
S'accorde en sol
Guy s'affale
S'affale sur le sol
En sol, fa, si, la
Facile a jouer
Guy a ses facilités
De sa maestria, le son sort
Sonores et trébuchantes
Tombent les notes
L'automne arrivant
Accrochent et amicroches
Souvenirs d'antan
Guy se sent noir
noir de peau, noir de coeur
Car la fille l'a quitté
Carla, fille de l'oubli
Brunit par les ombres de l'ennui
Guy rentrait tard
Guy et sa guitare
Guy sur ce quai de gare
Son arme sur son épaule
Il marche au lointain
loin, il dégaine et se déchaine
chienne de vie
son, bruit, cacophonie
Sa guitare pleure
Son maître à côté aussi
mètre après mètre
Guy s'enfonce sans la nuit
Guy et sa guitare
ce soir,
Guy va veiller tard
Guy et sa guitare
Guy entrechoquait
Son et cordes
Cordes et sons
Cordes à son arc
Sons à son arc
Guy s'accorde
S'accorde en ré
S'accorde en sol
Guy s'affale
S'affale sur le sol
En sol, fa, si, la
Facile a jouer
Guy a ses facilités
De sa maestria, le son sort
Sonores et trébuchantes
Tombent les notes
L'automne arrivant
Accrochent et amicroches
Souvenirs d'antan
Guy se sent noir
noir de peau, noir de coeur
Car la fille l'a quitté
Carla, fille de l'oubli
Brunit par les ombres de l'ennui
Guy rentrait tard
Guy et sa guitare
Guy sur ce quai de gare
Son arme sur son épaule
Il marche au lointain
loin, il dégaine et se déchaine
chienne de vie
son, bruit, cacophonie
Sa guitare pleure
Son maître à côté aussi
mètre après mètre
Guy s'enfonce sans la nuit
Guy et sa guitare
ce soir,
Guy va veiller tard
Je...
Qui a su se soucier de cette vie
sans se soucier de la sienne
Qui a su se perdre avec ses amis
sans s'arrêter sur leur peine
Qui a su donner à autrui
ce qu'il ne donnerait à lui-même
Qui a su
Qui a su
Qui a voulu partir
En pleurant de se retourner
Qui a voulu revenir
Sans jamais en douter
Qui a voulu retenir
Mais ses mains refermées
Qui a voulu
Qui a voulu
Je n'ai jamais su
Ce qui faisait de moi un ami
Je n'ai même jamais voulu le savoir
Ce que je sais, ce que je donnerai pour toi ami
Ce que toi même tu n'oserais vouloir
Je donnerai de mon temps, je donnerai de ma vie
Ce que je suis et non ce que tu as
Je suis au delà de ce que je ne puis
J'ai été, je suis, je serai
pour toi
un ami
sans se soucier de la sienne
Qui a su se perdre avec ses amis
sans s'arrêter sur leur peine
Qui a su donner à autrui
ce qu'il ne donnerait à lui-même
Qui a su
Qui a su
Qui a voulu partir
En pleurant de se retourner
Qui a voulu revenir
Sans jamais en douter
Qui a voulu retenir
Mais ses mains refermées
Qui a voulu
Qui a voulu
Je n'ai jamais su
Ce qui faisait de moi un ami
Je n'ai même jamais voulu le savoir
Ce que je sais, ce que je donnerai pour toi ami
Ce que toi même tu n'oserais vouloir
Je donnerai de mon temps, je donnerai de ma vie
Ce que je suis et non ce que tu as
Je suis au delà de ce que je ne puis
J'ai été, je suis, je serai
pour toi
un ami
lundi 12 octobre 2009
L'A.
Devant la porte
las devant cette porte
là j'étais là
ici tout s'arreta
et si tout commençait
sait on jamais
il pleut, une goutte sur mon visage
tombe ici et las
je suis las
devant cette porte
odeur de fleur
effluve du printemps
vent chaud et tourbillonnant
une goutte sur mon visage
tombe ici et las
je le suis
au dessus de moi, un ciel bleu dérangeant
une goutte sur mon visage
salée, sale journée
Devant la porte
las devant cette porte
là j'étais là
ici tout s'arreta
fermée, elle le resta
pour le meilleur et pour le pire
le pire, et voilà
là, devant cette porte
je suis là
las devant cette porte
des gens autour de moi
ici ou là
perdu je le suis
je le suis devant cette porte
là et las
douce ritournelle
en do, en ré en la
je suis là
mais tu ne l'es plus
hélas, de moi lasse
enlacés nous l'étions ici ou là
cette fichue goutte de pluie est toujours là
mais il ne pleut pas
delaissée tu t'es senti
delaissée, tu t'es lassée
hélas ici, hélas pour moi
ici ou là
devant cette porte, là
las, devant cette porte
je me retourne
le temps s'en va
là
ici ou là...
las devant cette porte
là j'étais là
ici tout s'arreta
et si tout commençait
sait on jamais
il pleut, une goutte sur mon visage
tombe ici et las
je suis las
devant cette porte
odeur de fleur
effluve du printemps
vent chaud et tourbillonnant
une goutte sur mon visage
tombe ici et las
je le suis
au dessus de moi, un ciel bleu dérangeant
une goutte sur mon visage
salée, sale journée
Devant la porte
las devant cette porte
là j'étais là
ici tout s'arreta
fermée, elle le resta
pour le meilleur et pour le pire
le pire, et voilà
là, devant cette porte
je suis là
las devant cette porte
des gens autour de moi
ici ou là
perdu je le suis
je le suis devant cette porte
là et las
douce ritournelle
en do, en ré en la
je suis là
mais tu ne l'es plus
hélas, de moi lasse
enlacés nous l'étions ici ou là
cette fichue goutte de pluie est toujours là
mais il ne pleut pas
delaissée tu t'es senti
delaissée, tu t'es lassée
hélas ici, hélas pour moi
ici ou là
devant cette porte, là
las, devant cette porte
je me retourne
le temps s'en va
là
ici ou là...
mercredi 23 septembre 2009
Il et elle
Elle approche sa main de la flamme oubliée
Il oublie peu à peu ce rêve anéanti
Elle détruit sans raison ce bonheur de nanti
Il espère qu'un jour il pourra se délier
Sous le poids du passé l'un et l'autre ont plié
Sans le voir venir ils l'avaient ressenti
Dans ce vieux souvenir aucun n'avait menti
Cette ancienne promesse sous un vieux peuplier
Il et elle ont vécu une histoire banale
Mais personne ne veut être un jour normal
Au travail elle s'assomme le voilà sans espoir
Le quotidien vengeur leur a volé leur rêve
Celui d'un avenir sans souci des miroirs
Dans le sable des pas s'éloignent sur la grève
lundi 7 septembre 2009
Reflets
Reflets de la lune dans tes yeux Ô amour
Eternel miroir des jours ensolleillés
Fais de mes nuits images d'un rêve éveillé
L'écho des battements de ton petit tambour
Emblèmes de ton coeur lumineux que toujours
Tu arbores tes rayons ne cessent de briller
D'un éclat bleu sur bleu qui fait s'émerveiller
Un petit homme gris qui se veut troubadour
Sans ta douce clarté le monde serait ombre
Où viendraient se nicher les pensées les plus sombres
L'éternel regret de ne pouvoir te voir
Ecoute et suis cette lumière musicale
Illusion-vérité elle peut pour toi avoir
La chaleur de l'astre à ton amour égale
lundi 31 août 2009
L'époque des mots
Quelle époque troublée
Où les mots sont souvent bafoués oubliés
Où leur importance est chaque jour relativisée
Où l'on peut vivre sans écrire
Où l'on peut écrire sans y penser
Et penser sans rire
Pas forcément mieux avant
Pas une raison pour justifier ce penchant
Un geste une réaction
N'oublions pas les mots
Trouvons leur une place au chaud
Pensons-les écrivons-les sans pression
Et quand je dis mot
Le mot dire n'est pas loin
Car des mots sans voix ne servent à rien
Il faut des coeurs pour les lire
Et des glottes pour les dire
Même à demi mot
Rappelons-nous que l'acte d'aimer
Ne consiste qu'à animer sans haine
Qu'il peut en un texte à rime se résumer
Et que celui qui l'arrime ne manque pas d'air
Pensons à oublier
Que l'oubli de penser nous ammoindrit
Oublions de penser
Aux pans serrés de sa robe vert de gris
Pour se libérer du poids des maux
Pour leur laisser une place de choix
Pour faire d'eux les nouveaux rois
Eux les mots
vendredi 21 août 2009
Dieu a donné
Pour Jonathan ("Yehonatan" : "Dieu a donné"),
donné au monde le 17 août 2009
Dieu a donné
Ce qui lui faisait le plus peur
Un libre arbitre à tous les hommes
Des défauts de toutes formes
Peut-être ce qu'il avait de meilleur
Dieu a donné
Arbres et feu pour notre terre
Eau et vent pour notre ciel
De tous ces dons de tout ce miel
Montre-toi digne légataire
Dieu a donné
Nous avons pris
Construit rompu ou inventé
Géniaux ou idiots égoïstes ou inspirés
Nous les hommes nous avons pris
Dieu a donné
Tous ces défis à surmonter
De tes yeux ronds tu les découvriras
Tu grandiras et t'épanouiras
Et tu donneras sans compter
Dieu t'a donné
Un avenir écrit en bleu
A toi de grandir dans la confiance
Dans la joie et l'espérance
Et toute histoire te sera possible
samedi 15 août 2009
Questions réponses
Jamais les questions ne se taisent
Jamais ne le laissent en paix
Le bonheur il en tâte tous les jours
Il est fait de rires de jeux et d'amour
Et pourtant ce malaise
Il se réjouit de ces moments trop rares
Où la simplicité s'invite au détour de regards
Verres partagés, mots simples ou silences amis
De l'émotion qui surgit de ces ondes allongées
Mais toujours ce sentiment de danger
A ces questions s'ajoutent des regrets
Une culpabilité teintée de nuits envisagées
Ce noir broyé n'apporte rien il passe
A qui la faute la vie l'absence ou la fuite
Toujours au bout cette impasse
Mais ces questions il les aime bien au fond
Sans elles comment sentir cet air
Cette musique qui l'emplit de notes vertes
Comment sentir qu'il respire le même air
Que cette araignée bleue pendue au plafond
Jamais les questions ne se taisent
Jamais ne le laissent en paix
Cette guerre c'est son âme sa braise
Son étincelle sa lance son épée
Et les réponses fusent et les réponses fuient
Et les réponses vaines lui posent des questions
vendredi 7 août 2009
La goudale
l'autre jour (oui je sais, ça fait un peu "stand up" de commencer ainsi, et un "stand up virtuel, cela peut avoir diverses consonnances....ceci est un appel caché pour le Djamel Comedy Club...je répète ceci...). Donc l'autre jour j'étais en course (notez l'intérêt principal de cette précision...il n'y en a pas! ah si, ça prouve que je fais des courses...pour moi...seul, et je peux ainsi manger et boire ce que je veux...seul. Tout rapprochement d'un sketch de dany boon est purement vrai).
Donc j'étais en course et je me rendis au rayonnage des bières et je me dis "tiens, si je me goûtais une bières qui m'est inconnue"..je m'en dis des choses intéressantes n'est-il pas. faut dire qu'on a le temps a l'introspection et à la mise en abime de nos propres choix quand on est...seul, ça met du piment à sa vie de se poser des questions aussi simples et désuettes (non, j'ai faux....on m'aurait encore menti?...). et donc d'un pas allant et léger je me dirigeai moi et mon caddie vers le choix proposé. On touche à l'international avec les bières, on touche à tous les pays, européens, asiatiques, océaniens...un vrai G8 se réunit ici chaque jour, et joue à qui mieux mieux pour qu'on choisisse sa conception de la vie, en l'occurence sa conception de "sa bière qu'elle est bonne à boire". Il y a aussi celles du peuple, les familiales, les low cost mais je voulais toucher du doigt au goût du luxe en m'approchant des sacro saintes bières achetées à l'unité...such an alcoholic holy graal. (à ce moment du texte, vous vous demandez toujours ce que l'auteur, donc moi...seul devant l'écran, veut nous dire...et bien figurez vous que lui non plus n'en sait fichtre rien à l'instant même, le but étant d'écrire ici...sur une bière et du miracle de son choix...me semble-t-il).
Et là je vis une bière qui ne payait pas de mine, vu que le package, symbole même du marchandising de l'ère post-modern, ne ressemblait à rien. L'habillage était gris métallisé. ça marche peut etre pour une voiture, mais tant qu'on ne prouve pas que mettre quatre roues et un moteur sur une bière lui donne un air supérieur, je douterai du choix de cette couleur pour un tel objet! C'est vrai quoi, d'habitude les études montrent qu'il faut mettre moult couleurs, texte tape-à-l'oeil, slogan ultra-pompeux et j'en passe et des meilleurs pour attirer le quidam, en l'occurence les hominidés à porte-feuille que nous sommes. Et bien pas là. c'est simple, avec juste une étiquette jaune indiquant "la goudale, bière à l'ancienne..bière de garde de haute fermentation" avec en plus le dessin d'houblon et de blé ou d'orge me semble-t-il, car le dessin est très flou (comme le destin en L1 du PSG chaque saison, ou les repliques tant réfléchies que profondes des divers protagonistes de télé realité...). Sans doute n'avait il plus d'argent pour faire mieux. Ou est-ce un concept marketing (mais ça c'est une autre histoire, car on pourrait parler dans une encyclopédie en 18 tomes, des histoires de concept anthropiques, le concept marketing et la notion de public cible pourrait facilement en occuper 1 ou 2).
J'aime bien la notion de bière "à l'ancienne". Cela fait écho aux autres produits type "la choucroute de ma grand-mère", "les confitures bonne maman", "la tarte chevre-epinard artisanale" (z'avez dejà gouté à ce type de tarte?)...En résumé, pour faire moderne, il faut mettre au gout du jour des produits du passé. En cela en restent-ils "ancestraux", "anciens", "authentiques" ou "artisanaux" (oui car la notion de produit artisanaux me fait doucement rire quand on les trouve en boite et dans les grandes surfaces et non plus sur les marchés..ou alors sur ces derniers, il faudrait parler de "produits artisanaux des marchés fais maisons avec nos mains et non des machines en batterie"...un truc du style). Donc j'ai décidé de gouter cette modernité ancestrale, cette traditionnelle innovation que cette "la goudale" (l'emploi d'un article en rajoute même sur ce caractère authentique et unique...sont forts ces marchématiciens (et vive les néologismes)...).
Continuons cette passionnante aventure de la découverte de ce contenant à houblon fermenté. revenant chez moi (oui ma vie est toujours aussi passionnante), je lu la provenance de cette bière. ça sonnait belge, comme beaucoup de bières à vrai dire (et vive les representations et autres schèmes mentaux que l'on se fait..une bière c'est belge, un plat de pâte c'est italien...et les meilleurs plats du monde sont..français !!!). Donc ça sonnait belge, presque néerlandais (allez savoir pourquoi), mais aussi français par ce côté "à l'ancienne" (on est français môssieur. on fait des produits français môssieur. on a un savoir-faire français môssieur. l'exception culturelle française est connotée sur ce produit de facture artisanale môssieur...). Alors je lis "Douai, France" (chouette c'est donc bien français...puis je continue et vois écris "Imported by: Heba Trading blah blah..Sweden" !!!
merde alors, une bière française à l'ancienne, artisanale, fait main avec toutes les exceptions cocoricoénnes que cela impliquent...fabriquée en Suède!! elle est vraiment de plus en plus moderne cette authenticité de nos produits bien de chez nous. cela voudrait dire que le secret de nos secrets, la fabrication connue, reconnue et transmise depuis des générations de français du cru...a été donné comme cela à nos comparses suédois. "il n'y a plus de saison mon bon môssieur" (a moins que l'on nous ait menti et que les vikings sont en fait des celtes exilés par une trop grande taxation des impôts de l'époque...ça marchait mieux que la suisse à l'époque peut etre...). Bref j'en restais pantois et incrédule..et je voulais crier mon désarroi autour de moi, crier à l'injustice, crier au complot du 11 septembre et bis repetita...seul...je me rappelais que j'étais seul...mon coussin et ma plante "dudule" recevèrent de plein pied toute mon ire (et surtout ne demandez pas l'explication du nom "dudule"....).
tant pis, je me suis résolu à la boire, cette bière du Grand Nord aux accents tricolores. une blonde, je n'avais pas pris le temps de regarder la couleur de ce breuvage auparavant. et là je me dis (cachez cette petite phrase qui va suivre aux enfants de moins de 12.1545 ans et par prévention et précaution, excusez ces propos quelques peu machistes ou déplacés mesdames et mesdemoiselles...surement dû à ma condition de ...solitude..teinté de mon irritabilité récente tout autant que ponctuelle), "et bien vu que je ne l'ais pas dans mon lit, autant la boire, cette blonde!!" (je vous avais prévenu hein...ce fut un acte irréfléchi de ma part, pas la peine de vous énerver maintenant ou de regretter d'avoir lu cette pléthore/ammoncellement/multitude/what else clooney de ligne... Et bien elle se vengea cette blonde car elle cognait fort (plus de 7 degrés...sûrement adaptée au climat scandinave et à ses habitants)..."de quoi découper une tête" me dis-je, "je vais la surnommer la marie-antoinette cette bière blonde à l'ancienne" (oui encore une fois l'exemple parfait de mes réflexions introspectives, vous avez raison). En plus c'est une 50 cl, tant qu'à faire hein, autant renvoyer le buveur de ce breuvage direct au pays du Valhalha !!! ce que je fis, mon Valhalha fut ma chambre et mon tombeau, mon lit.
C'est un plaisir de savoir que vous avez lu jusqu'au bout (sans doute pour moi, pour vous, c'est du "3615 my life" que vous avez regardé. oui j'ai utilisé le minitel plus que Internet pour rester dans cette atmosphère à l'ancienne, je trouve que cela sied mieux au propos). A moins que vous avez fait comme certains le font pour romans, films ou série, vous avez zappé tout le milieu pour vous concentrer sur Introduction et Conclusion, certains font de même en ce qui concerne les relations humaines, ce que je trouve déplorable au passage.
ah oui au fait, la bière fut excellente. La prochaine fois, peut etre vous raconterai-je l'aventure extraordinaire du choix d'un pâté de chez Fauchon ou la lutte intestine entre jeans et toile, pour mon futur pantalon. Que d'aventures mes ami(e)s, que d'aventures....
Donc j'étais en course et je me rendis au rayonnage des bières et je me dis "tiens, si je me goûtais une bières qui m'est inconnue"..je m'en dis des choses intéressantes n'est-il pas. faut dire qu'on a le temps a l'introspection et à la mise en abime de nos propres choix quand on est...seul, ça met du piment à sa vie de se poser des questions aussi simples et désuettes (non, j'ai faux....on m'aurait encore menti?...). et donc d'un pas allant et léger je me dirigeai moi et mon caddie vers le choix proposé. On touche à l'international avec les bières, on touche à tous les pays, européens, asiatiques, océaniens...un vrai G8 se réunit ici chaque jour, et joue à qui mieux mieux pour qu'on choisisse sa conception de la vie, en l'occurence sa conception de "sa bière qu'elle est bonne à boire". Il y a aussi celles du peuple, les familiales, les low cost mais je voulais toucher du doigt au goût du luxe en m'approchant des sacro saintes bières achetées à l'unité...such an alcoholic holy graal. (à ce moment du texte, vous vous demandez toujours ce que l'auteur, donc moi...seul devant l'écran, veut nous dire...et bien figurez vous que lui non plus n'en sait fichtre rien à l'instant même, le but étant d'écrire ici...sur une bière et du miracle de son choix...me semble-t-il).
Et là je vis une bière qui ne payait pas de mine, vu que le package, symbole même du marchandising de l'ère post-modern, ne ressemblait à rien. L'habillage était gris métallisé. ça marche peut etre pour une voiture, mais tant qu'on ne prouve pas que mettre quatre roues et un moteur sur une bière lui donne un air supérieur, je douterai du choix de cette couleur pour un tel objet! C'est vrai quoi, d'habitude les études montrent qu'il faut mettre moult couleurs, texte tape-à-l'oeil, slogan ultra-pompeux et j'en passe et des meilleurs pour attirer le quidam, en l'occurence les hominidés à porte-feuille que nous sommes. Et bien pas là. c'est simple, avec juste une étiquette jaune indiquant "la goudale, bière à l'ancienne..bière de garde de haute fermentation" avec en plus le dessin d'houblon et de blé ou d'orge me semble-t-il, car le dessin est très flou (comme le destin en L1 du PSG chaque saison, ou les repliques tant réfléchies que profondes des divers protagonistes de télé realité...). Sans doute n'avait il plus d'argent pour faire mieux. Ou est-ce un concept marketing (mais ça c'est une autre histoire, car on pourrait parler dans une encyclopédie en 18 tomes, des histoires de concept anthropiques, le concept marketing et la notion de public cible pourrait facilement en occuper 1 ou 2).
J'aime bien la notion de bière "à l'ancienne". Cela fait écho aux autres produits type "la choucroute de ma grand-mère", "les confitures bonne maman", "la tarte chevre-epinard artisanale" (z'avez dejà gouté à ce type de tarte?)...En résumé, pour faire moderne, il faut mettre au gout du jour des produits du passé. En cela en restent-ils "ancestraux", "anciens", "authentiques" ou "artisanaux" (oui car la notion de produit artisanaux me fait doucement rire quand on les trouve en boite et dans les grandes surfaces et non plus sur les marchés..ou alors sur ces derniers, il faudrait parler de "produits artisanaux des marchés fais maisons avec nos mains et non des machines en batterie"...un truc du style). Donc j'ai décidé de gouter cette modernité ancestrale, cette traditionnelle innovation que cette "la goudale" (l'emploi d'un article en rajoute même sur ce caractère authentique et unique...sont forts ces marchématiciens (et vive les néologismes)...).
Continuons cette passionnante aventure de la découverte de ce contenant à houblon fermenté. revenant chez moi (oui ma vie est toujours aussi passionnante), je lu la provenance de cette bière. ça sonnait belge, comme beaucoup de bières à vrai dire (et vive les representations et autres schèmes mentaux que l'on se fait..une bière c'est belge, un plat de pâte c'est italien...et les meilleurs plats du monde sont..français !!!). Donc ça sonnait belge, presque néerlandais (allez savoir pourquoi), mais aussi français par ce côté "à l'ancienne" (on est français môssieur. on fait des produits français môssieur. on a un savoir-faire français môssieur. l'exception culturelle française est connotée sur ce produit de facture artisanale môssieur...). Alors je lis "Douai, France" (chouette c'est donc bien français...puis je continue et vois écris "Imported by: Heba Trading blah blah..Sweden" !!!
merde alors, une bière française à l'ancienne, artisanale, fait main avec toutes les exceptions cocoricoénnes que cela impliquent...fabriquée en Suède!! elle est vraiment de plus en plus moderne cette authenticité de nos produits bien de chez nous. cela voudrait dire que le secret de nos secrets, la fabrication connue, reconnue et transmise depuis des générations de français du cru...a été donné comme cela à nos comparses suédois. "il n'y a plus de saison mon bon môssieur" (a moins que l'on nous ait menti et que les vikings sont en fait des celtes exilés par une trop grande taxation des impôts de l'époque...ça marchait mieux que la suisse à l'époque peut etre...). Bref j'en restais pantois et incrédule..et je voulais crier mon désarroi autour de moi, crier à l'injustice, crier au complot du 11 septembre et bis repetita...seul...je me rappelais que j'étais seul...mon coussin et ma plante "dudule" recevèrent de plein pied toute mon ire (et surtout ne demandez pas l'explication du nom "dudule"....).
tant pis, je me suis résolu à la boire, cette bière du Grand Nord aux accents tricolores. une blonde, je n'avais pas pris le temps de regarder la couleur de ce breuvage auparavant. et là je me dis (cachez cette petite phrase qui va suivre aux enfants de moins de 12.1545 ans et par prévention et précaution, excusez ces propos quelques peu machistes ou déplacés mesdames et mesdemoiselles...surement dû à ma condition de ...solitude..teinté de mon irritabilité récente tout autant que ponctuelle), "et bien vu que je ne l'ais pas dans mon lit, autant la boire, cette blonde!!" (je vous avais prévenu hein...ce fut un acte irréfléchi de ma part, pas la peine de vous énerver maintenant ou de regretter d'avoir lu cette pléthore/ammoncellement/multitude/what else clooney de ligne... Et bien elle se vengea cette blonde car elle cognait fort (plus de 7 degrés...sûrement adaptée au climat scandinave et à ses habitants)..."de quoi découper une tête" me dis-je, "je vais la surnommer la marie-antoinette cette bière blonde à l'ancienne" (oui encore une fois l'exemple parfait de mes réflexions introspectives, vous avez raison). En plus c'est une 50 cl, tant qu'à faire hein, autant renvoyer le buveur de ce breuvage direct au pays du Valhalha !!! ce que je fis, mon Valhalha fut ma chambre et mon tombeau, mon lit.
C'est un plaisir de savoir que vous avez lu jusqu'au bout (sans doute pour moi, pour vous, c'est du "3615 my life" que vous avez regardé. oui j'ai utilisé le minitel plus que Internet pour rester dans cette atmosphère à l'ancienne, je trouve que cela sied mieux au propos). A moins que vous avez fait comme certains le font pour romans, films ou série, vous avez zappé tout le milieu pour vous concentrer sur Introduction et Conclusion, certains font de même en ce qui concerne les relations humaines, ce que je trouve déplorable au passage.
ah oui au fait, la bière fut excellente. La prochaine fois, peut etre vous raconterai-je l'aventure extraordinaire du choix d'un pâté de chez Fauchon ou la lutte intestine entre jeans et toile, pour mon futur pantalon. Que d'aventures mes ami(e)s, que d'aventures....
jeudi 6 août 2009
vendredi 24 juillet 2009
Le cri
Ce soir-là, le ciel était teinté de rouge
Seul avec ton âme, tu piétinais des idées noires
Chaque nouveau pas sonnait comme une victoire
Une défaite décorée de gloire
Ce soir-là aurait pu être romantique
L'astre rouge se reflétait dans les flots bleus foncés
Mais pour toi ce fut un vide
Plus rien
Un silence entouré d'un vacarme immonde
Ce soir-là, les mouettes étaient étrangement absentes
Avaient-elles deviné
Posées sur un rocher elles semblaient méditer
A ce drame en suspens
A cet ignoble geste
Ce soir-là je suis partie
Ce soir-là je t'ai laissé
J'ai pris ce raccourci
Vers la fin d'une vie blessée
Ce soir-là tu as crié

jeudi 23 juillet 2009
vie passée ? vie présente....
Petite enfance ordinaire
à troquer les tricots contre des billes en fer
pas de violence, pas d'éclat
pas de quoi remplir les journaux du soir ou la télé du matin
que dalle dans cette petite vie
qui pourrait me faire violence, et pourtant
mon coeur se balance
enfance violée, non...enfance volée, oui
on se promène tranquille dans cette petite ville tranquille
on flâne, on regarde en face
et l'autre en face regarde dans le vide
mais avec son moteur entre les jambes
et sa carrosserie à plus de 70 à l'heure
mon heure est passée en secondes
en secondes qui passent et un rembobinage
aucune tête, aucune sensation, aucune image
j'me promène dans ma mémoire
et je n'y trouve que des impasses, sens interdits et sans issues
sans retour en arrière possible
aucune violence, aucun éclat
tu parles, si contre moi-même et contre ce chauffard
Petite enfance ordinaire?
je ne sais pas, j'me rappelle plus...
à troquer les tricots contre des billes en fer
pas de violence, pas d'éclat
pas de quoi remplir les journaux du soir ou la télé du matin
que dalle dans cette petite vie
qui pourrait me faire violence, et pourtant
mon coeur se balance
enfance violée, non...enfance volée, oui
on se promène tranquille dans cette petite ville tranquille
on flâne, on regarde en face
et l'autre en face regarde dans le vide
mais avec son moteur entre les jambes
et sa carrosserie à plus de 70 à l'heure
mon heure est passée en secondes
en secondes qui passent et un rembobinage
aucune tête, aucune sensation, aucune image
j'me promène dans ma mémoire
et je n'y trouve que des impasses, sens interdits et sans issues
sans retour en arrière possible
aucune violence, aucun éclat
tu parles, si contre moi-même et contre ce chauffard
Petite enfance ordinaire?
je ne sais pas, j'me rappelle plus...
mercredi 22 juillet 2009
p'tits quotidiens
On les aimes ces p'tits quotidiens
Ces joies et peines de tous les jours
Ils nous rappellent que nous sommes vivants
Ils vident nos tripes, ils chauffent notre sang
Ces mains sur les reins
Ces souffles sur ces seins
Ces mots au passif lourd
ces larmes salées, salant
Les p'tits plats, entrée, dessert gourmant
Tu les aimes ces p'tits quotidiens
Tu te lèves, exténuées de tes nuits
Tu souris, ta cigarette à la main
Tu avales ces bouffées d'oxygènes
Qui te ramènent à ta condition humaine
J'les aimerai bien ces p'tits quotidiens
Mais je ne ressens plus rien
Je suis la poussière
que tu as balayée de ta vie
Je suis le microbe
dont tu as appris à te guérir
Je suis ton défaut
Que tu as appris à maquiller
Je suis ta rage que tu as appris à maîtriser
Je suis ta peau morte
Que tu as fini par arracher
Existence zéro
Point impact 10
9, 8, 7, 6
5, 4, 3, 1, existence zéro
Ce devait pourtant être bien
Ces p'tits quotidiens
Balade, romance,
Mot sur le frigo,
Engueulades, rires et pleurs,
Cinéma, jeux, repas,
Amis, ennemis, voisins
Ce devait être bien
Ces p'tits quotidiens....
Mais tu voulais rester dans l'exceptionnel
l'extra-planétaire,
Tu voulais du prince charmant, du héros,
du Bruce, du d'Artagnan
Tu voulais décoller pour ne jamais atterrir
Tu voulais te scratcher pour mieux reconstruire
Je ne pouvais t'offrir plus que ce que je ne suis
Je ne pouvais prendre tout ce que tu exigeais
Au bord de la fenêtre, au soleil couchant
Adossés ou accolés sur un banc
J'les aimerai bien ces p'tits quotidiens
Mais tu ne ressens plus rien
Je suis la poussière
que tu as balayée de ta vie
Je suis le microbe
dont tu as appris à te guérir
Je suis ton défaut
Que tu as appris à maquiller
Je suis ta rage que tu as appris à maîtriser
Je suis ta peau morte
Que tu as fini par arracher
Existence zéro
Point impact 10
9, 8, 7, 6
5, 4, 3, 1, existence zéro
Ces joies et peines de tous les jours
Ils nous rappellent que nous sommes vivants
Ils vident nos tripes, ils chauffent notre sang
Ces mains sur les reins
Ces souffles sur ces seins
Ces mots au passif lourd
ces larmes salées, salant
Les p'tits plats, entrée, dessert gourmant
Tu les aimes ces p'tits quotidiens
Tu te lèves, exténuées de tes nuits
Tu souris, ta cigarette à la main
Tu avales ces bouffées d'oxygènes
Qui te ramènent à ta condition humaine
J'les aimerai bien ces p'tits quotidiens
Mais je ne ressens plus rien
Je suis la poussière
que tu as balayée de ta vie
Je suis le microbe
dont tu as appris à te guérir
Je suis ton défaut
Que tu as appris à maquiller
Je suis ta rage que tu as appris à maîtriser
Je suis ta peau morte
Que tu as fini par arracher
Existence zéro
Point impact 10
9, 8, 7, 6
5, 4, 3, 1, existence zéro
Ce devait pourtant être bien
Ces p'tits quotidiens
Balade, romance,
Mot sur le frigo,
Engueulades, rires et pleurs,
Cinéma, jeux, repas,
Amis, ennemis, voisins
Ce devait être bien
Ces p'tits quotidiens....
Mais tu voulais rester dans l'exceptionnel
l'extra-planétaire,
Tu voulais du prince charmant, du héros,
du Bruce, du d'Artagnan
Tu voulais décoller pour ne jamais atterrir
Tu voulais te scratcher pour mieux reconstruire
Je ne pouvais t'offrir plus que ce que je ne suis
Je ne pouvais prendre tout ce que tu exigeais
Au bord de la fenêtre, au soleil couchant
Adossés ou accolés sur un banc
J'les aimerai bien ces p'tits quotidiens
Mais tu ne ressens plus rien
Je suis la poussière
que tu as balayée de ta vie
Je suis le microbe
dont tu as appris à te guérir
Je suis ton défaut
Que tu as appris à maquiller
Je suis ta rage que tu as appris à maîtriser
Je suis ta peau morte
Que tu as fini par arracher
Existence zéro
Point impact 10
9, 8, 7, 6
5, 4, 3, 1, existence zéro
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