lundi 24 février 2014

J'en suis

j'en suis
j'en suis de cette intime
de cette intime conviction
qu'à défaut de partager
qu'à défaut de vivre
ensemble
ensemble
soyons heureux
soyons sans idéal, sans attente
à vivre au dessus
au dessus de la mêlée
à s'enraciner
s'enraciner dans ce désir
ce désir fou
qu'à défaut de vivre
ensemble
ensemble
soyons heureux
pas de lumière, pas d'étoile
mais un horizon
un horizon
où se projeter
où s'engouffrer
de l'air sur ma peau, glisse
un poil, puis deux puis dix
et qu'à défaut de vivre
ensemble
ensemble
soyons heureux
partir et aller
dans un mouvement
un mouvement constant
s'attacher à se détacher
sans ancre, ni encre
aucun mot pour s'arrêter
aucun mal à continuer
vivre c'est être
être c'est vivre
ensemble
ensemble
soyons heureux
un pas
une esquisse
un passage
une esquive
soyons heureux
soyons heureux
soyons heureux
soyons....

mercredi 19 février 2014

Île déserte

Au milieu de tous ces cris de toutes ces joies
Cachée au creux du monde 
Je suis cette île déserte 
Ignorée de tous et de tous redoutée

Je suis cette île qui fascine 
Qui fait peur et qui subjugue
Cette île aux reflets à la beauté fatale
Ce havre de paix aux allures de prison

Mon désert est ma ligne de vie
Ma secrète espérance et ma malédiction
Personne n'en connaît le premier grain
Et nul ne peut le comprendre

Je suis cette île déserte
Condamnée à l'éternel exil
Qu'une seule est capable de troubler
La tempête aux délicieuses caresses

Quand elle s'abat sur moi
Je souffre et je gémis
Emportée dans ses vents 
Ballotée par ses vagues

La tempête m'entoure de ses bras audacieux
Plus rien autour n'existe
Elle m'isole encore plus
Mais sous ses vents je vis

Cachée au creux du monde
Je suis cette île déserte 
Et de mes cris sourds j'hurle ma solitude
Quand peu à peu s'éloigne la tempête 

Auteur : Nairolf

jeudi 13 février 2014

Les yeux grand ouverts

Au fond d'un puits
La tête sous l'eau
L'âme engloutie 
Presqu'endormie
Les yeux grand ouverts 
Au bout du rouleau
Au bord de la falaise
Prêt à sauter à s'exploser
Là tout en bas sur ces rochers
Si accueillants si attirants
Les yeux grand ouverts 
La tête dans un étau
La pression monte insupportable
Un millimètre et tout s'arrête
Un millimètre encore
Et tout repart
Les yeux grand ouverts 
Les pieds le corps la vie sur le grill
Dans la fournaise brûlé vif
Tout se consume
Et tout s'assume
Une étincelle encore brille
Les yeux grand ouverts 
S'arrêter
Se reposer
S'hypnotiser
Ce métal froid dans le dos
Allongé sur les rails attendant l'heure
Les yeux grand ouverts
Tailladé de toutes parts
Les plaies béantes 
Du sang partout sur les mains
Sur le cœur et dans les tripes
À peine debout et l'âme au vent
Les yeux grand ouverts
Alcool et drogues à portée d'envie 
Hallucinantes portes de sortie
Chemins facile vers la souffrance 
Juste souffrance
Et vers un paradis d'enfance
Les yeux grand ouverts
Larmes brillantes
Quand reviennent ces images
De fin du ciel et de la terre
De cul de sac de rêves à terre
Et d'abandons inconscients
Les yeux grand ouverts
Jets d'acide dans les yeux
Sur tout ce beau sur tout ce bon
Tout s'évanouit se rabougrit
Le visage à peine visible
Les yeux grand ouverts
Inaudibles paroles
Mutisme éternel
Mots de trop
Intérieures suppliques
Prières fredonnées 
Les yeux grand ouverts 

Auteur : Nairolf

samedi 8 février 2014

L'ombre

Dans ce miroir il y a la mer
Il y a les vagues il y a les lames
Goutte à goutte toutes ces larmes
Dans ce miroir il y a l'amer

Tu y voyais rappelle toi cet avenir
Cette incroyable cette impensable destinée
Et puis tes rêves chaque seconde dessinés
Dans ce reflet ne reste plus qu'un souvenir

L'ombre est en toi l'ombre grandit
Elle t'inonde chaque jours de ses peurs
Résonne en toi l'écho de tous ces pleurs
L'ombre est en toi tu la brandis

Le soleil baisse
Et elle s'étend
Et tu t'étends
L'âme blessée

Auteur : Nairolf

mardi 4 février 2014

Effroyable tableau

Effroyable tableau
À la noire beauté 
Charnier d'apocalypse 
Dessiné d'un trait lourd
Ton regard s'y perd
Tout est vide de sens
Le poids de cette absence
Toujours là toujours là

Par des fils ténus
L'âme suspendue
Errant de-ci de-là 
Le long des mondes
Prête à sombrer
Cherchant dans le noir
L'impossible évasion
Et du cauchemar la fin

Réveille toi
Ferme les yeux
Pour voir en toi et...

Respire respire
Et vis surtout vis
Au milieu des terres brûlées 
Il y a le rouge
Il y a le bleu
Il y a l'espoir
Il y a le croire
En l'avenir aux cieux radieux

Auteur : Nairolf

mercredi 22 janvier 2014

La nuit tu vis

Ces nuits où rien n'est gris
Tu vis des moments rêves
Ces nuits trop rares où tu t'enfuis
De cette vie
De ton réel 
Tu dessines une trêve
Tu peins dans le noir
D'une encre couleur sang

Plus rien ne bouge
Plus rien n'existe
En dehors de toi
De lui
Plus rien ne vit
Temps suspendu
Volé inventé
Comme perdu

De tes doigts aériens 
Tu dessines des formes
Aux allures d'improbables symboles
Ponctuations nocturnes
Virgules irréelles
De tes phrases imaginaires
Qui s'envolent
Vers lui bien sûr

Ces nuits où tu aimes 
À l'infini
Tes caresses sont souffle de soie
Brise délicate
Et tu fermes les yeux
Tu rêves 
Lui aussi de ses mains t'evanouis
Et ferme les yeux
Et se fond dans tes rêves 

Auteur : Nairolf

vendredi 17 janvier 2014

ouest ordinaire

assis, couvert, ouvert
à toute proposition
le soleil
je chauffe, mon corps
mon verre, mes idées
une fille, un regard
une baffe
tant pis, le soleil chauffe toujours
j'me lève
un chien aboie, pas de caravane
pas de foule, pas de ferveur
ici on bouge plus
en étant assis
la tête dans les étoiles
cachées, le soleil chauffe
un pote, deux potes
c'est tout,
faut pas pousser
j'emmerde le monde, la terre entière
au moins 2 minutes
je suis tout puissant, I'm the king
à en diriger même ma vie
c'te blague
ma vie, c'est tirer à vue
de mon sommeil, de ma léthargie
papy, pas pire, papiers
l'admin me bouffe le système
erase, ecrase
tant pis au moins pendant 2 minutes
et le soleil chauffe
je ris,
j'aime bien
ça coûte pas grand chose
ça m'convient
une poche, deux poches
une pièce et..
non juste une pièce
et une décision
pour quoi
autre 1/4 d'heure
a famous choice
boisson pétillante?
alcoolisante
désinhibante
aliénante
et le soleil chauffe
j'regarde au loin
un mur
1/4 de tour
un autre mur
demi tour
devinez
western moderne
pas de fort Alamo
pas fort alarmé
j'suis habitué
le quotidien évite le changement
évoluer c'est crevé
Darwin, da loose
statique, classique
et cette bouteille?
un corbeau, une corneille
un signe? cornélien
j'me contente de peu
et c'est déjà beaucoup
d'façon il fait chaud
hein
à quoi ça sert
de croire
de s'mouvoir, mouroir
c'est ma zone, mon ozone
mon air, mon ère
la même fille, ma joue
qui chauffe, encore
sacrée journée
à en faire des lignes
à en tirer des histoires
à en souligner des faits
défait?
non
d'effets
d'alcool et là théral
terré, à terre
la boisson m'a séché
si chère
si chaud
plus de pièce
plus de filles
plus de joue
pas d'étoiles
...

à demain

mercredi 8 janvier 2014

eau-vie

dans les vagues
on ne voit pas les éphémères lacrymales
dans le flou, je divague
bande de fous, las, je cris, râle
mon âme vend et vague
dans les vagues
perlent toi et Téthys 
tes cils, sessiles
soyeuses, s'envolent, glissent
hérissent, mes cils, Cécile  dans les vagues
des histoires, dérisoires
des rhizomes d'espoirs
des soirs et des lunes
des soleils couchants, couchés sur les dunes

la vie
s'en va et revient
monte et descend
calme et tempête
dans les vagues...

samedi 4 janvier 2014

Voie lactée

Tout est trop loin
Inaccessible
Et tu déprimes
Tu perds pied
Au fond du gouffre 
Tu espères
Tu attends
Cette lumière
Cette impossible
Clef des ailleurs

Tu rêves de sons étranges
De gestes simples
De cette idylle
Imaginaire
Imaginée
Renouvelée chaque jour
Soudain le rêve prend corps 
Caresses et baisers 
Deviennent réels
Éternels

Rêve ou réalité
Plus de frontière
L'un devient l'autre
Et inversement
L'un se fond dans les chairs
L'autre s'ouvre à ces éclairs
Réels émois
Réelles fulgurances
Et rêve tes avenirs
Et rêve ta vie

Tout est si loin
Inaccessible
Aux âmes faibles 
Aux histoires courtes
Mais tu y crois
Tu écris tu embrasses
Ce destin 
Cette voie unique
Cet absolu chemin
Ta piste des étoiles

Auteur : Nairolf 

samedi 28 décembre 2013

Ce que tu es

Le jour est venu
Ce jour que tu attendais
Que tout ton être réclamait
Alors vas y laisse toi envahir
Laisse toi aller 
Deviens ce que tu es

Parfois ça brille parfois c'est moche
Mais c'est en toi
Ces ailes noires oui c'est bien toi
Tu les déploies et tu la sens
Cette liberté de devenir 
Et d'être enfin ce que tu es

Vivre plus fort vivre plus vrai
Autant de rêves que d'espoirs
Aucun regret sur cette voie
Puisque chaque pas te révèle
Chaque geste t'accomplit
Et fait de toi ce que tu es

Oubliées tes anciennes vérités
Si facilement tombées quand le jour
S'est levé sur toi
A posé ses mains sur ton dos
A glissé dans ton âme 
La clef de ce que tu es

Auteur : Nairolf

dimanche 22 décembre 2013

aux larmes ex-cetera

pas besoin
pas besoin d'perdre la boule
pour un père qui manque
j'te vois
j'te vois et j't'entends
tu mendieras tant
à la balle
à la balle du faux-cul
bang bang, tu siffleras deux fois
artère
artère, ventre contre sol
sol et contre tous
mirage
mirage à gauche, à droite
tu t'plantes, fossé, faussaire
d'en haut
d'en haut, tu tombes haut
l'histoire s'écrit, ces cris se livrent

aux larmes ex-cetera

vendredi 20 décembre 2013

Les heures sombres

Tout est noir
Tout est noir à l'intérieur
De ma tête
Ailleurs
De mon cœur

Comme aveugle
Et sourd
Je tâtonne
Je cherche
Je foisonne
Je m'abandonne
À ces tourbillons qui m'emportent
Qu'ils m'assomment et m'oublient
Sur cette plage
Déserte

Tout est noir
Ce soir
Ces heures s'allongent
Déploient chaque minute
Comme d'innombrables pièges
Je trébuche
Je me relève
Je m'écroule
Sur la grève

Silence

Silence et paix
Je les appelle
À me fuir 
À fuir ma guerre intérieure
Ce volcan ténébreux
À la puissance infinie

Tout est noir
Il est l'heure
De me noyer
De m'oublier
Pour toujours
Et de partir
Loin
Là où tout est noir

Auteur : Nairolf

dimanche 15 décembre 2013

post-it / post-her

une cigarette
grillée
vie, évitée, évaporée, fumée
hardi, ardu,
toi
toi
regard,
ardemment, désirée

soleil, sous toi, soumis
souvenir, payé comptant
compter, amis, amantes, aimante
émus, émis, billet
d'humeur, d'amour, d'odeur

atteindre, attendre, des cimes
décimer, dessiner, un chemin, une croix
croyance, désarmée, décharnée, départ
autres jours, autant, autres mœurs
de morts, d'humeur, d"amour
demeurer, emmurer, murmurer

secret, chagrin, chacun
échange, phone, fleur, fluide
sourire, soupir, séduire, s'enfuir
tambour, battant, cœur, battu
fissure, figure, regard, goguenard
vérité, éhonté, mensonge, mérité

tourne, sourde, complainte, plainte
sol, seul, tête, basse, bois
guitare, si tôt, si tard, flotte
air, ode, note, plaire
excuse, exquise, muse, éprise
sans toit, sans toi
homeless, homme-laisse
Ombre, hombre, fantôme, môme

des mots
brûlés
vie, évidée, vaporeuse, fumeuse
sans sens, sans danse, sentence
sans toi
sans toi
hardi, ardu
regard
ardemment, désirée

jeudi 5 décembre 2013

le guide

aucune pore ne s'attache
de ma peau, au soleil de ton derme
je suis froid comme ce silence, apache
allumer ce feu est dur, cette paix vaine
pourtant une ombre aux digitales, charnelles
s'immisce dans mon intime, approche furtive
une main vers la mienne, quel cauchemar, si belle
une bouteille, non amère, une missive
une bulle pour ce noyé errant
gesticulant ces pensées au panthéon des éternels
un oubli, un regret, un tour vers le passé, passant
toutes mes convictions finalement
jetés aux oubliettes, aux oubliettes
par ce geste anodin et insidieusement divin
une paume recouvrant une main, offerte
me voilà convié en son sein
ombre aux idées noires scalpées
le vent , hurricane, à changer de direction
vers tes opalines, je me perds, dévoyé
mon visage, au creux, quelle douce maison

dimanche 1 décembre 2013

celui qui suit

le soleil est bien bas
dans ma brume je ne sais où me situer
ma montre est cassée depuis bien longtemps
remonter les aiguilles ne serviraient qu'à les planter dans mon bras

j'me casse, j'me cogne
et j'encaisse

pas besoin de rouler sa bosse
pour défigurer ma trogne
j'me ravage depuis tant et tant
sans aucune violence, juste du passage
les regards qu'on me porte ne me croisent pas
les oreilles qu'on me prête ne m'écoutent pas

j'me casse, j'me cogne
et j'encaisse

tout glisse, tout me glace
j'me quitte, j'vous casse
dans ma bulle le son ne parvient pas
je suis un muet, rien ne sort de ma tête
je suis un mulet, un croisement abjecte
un rejeton, j'me remets à vous
j'vaux pas un sou, la machine est hors tension

j'me casse, j'me cogne
et j'encaisse

j'me dis lève toi, crève et marche
un mort-vivant
sans mot, sans sang, sans rang
même l'au-delà impair et passe
à la roulette du temps, j'crasse
le jais-manteau ne veut salir sa faux

j'me casse, j'me cogne
et j'encaisse

j'hurle
à qui veut croiser mon ombre
aux cratères du ciel,
à la famine de mes relations
à ce foutu monde qui m'a vu crier
les joues tannés par ce premier feu

j'me casse, j'me cogne
et j'encaisse

pas pire, sûrement pas mieux
j'm'invente des crimes, les plus odieux
histoire de trouver une raison
une clarté dans cette ombreuse existence
c'est mon enjeu, mon héritage
contrat mental, j'ai signé, lancé les dés

j'me casse, j'me cogne
et j'encaisse

j'commence à le haïr
de l'autre côté de mon hémisphère
j'le vois sourire, 
pour qui au final
émaillé
ébréché
éméché 

j'me casse, j'me cogne
et j'encaisse

vouloir être n'a plus de sens
croire être n'a pas d'existence
ronge-être, perfide substance
matière grise, j'te méprise 
panser et penser
jumeaux terrifiants
trafiquants d'âme
j'rend mon arme
plus de munitions pour m'en sortir
barillet vide dès le début
je n'ai jamais voulu
m'en sortir
créant mon propre collet
linceul, l'un seul
l'autre me substituant

j'marche dans les pas 
dans celui qui devait les suivre
j'marche dans les pas 
dans celui qui devait les suivre
j'marche dans les pas 
dans celui qui devait les suivre

j'me casse, j'me cogne
et j'encaisse
l'homme-ombre continue d'avancer
sans être vu
endossant le manteau
de sa propre noirceur



mardi 19 novembre 2013

Les eaux bleues

Sous un ciel de septembre
Le poète s'en fut lire
Dans le bleu des vagues de Kerpétir
Son avenir

L'eau l'attendait
Tantôt très sage tantôt puissante
Mais lui qui maniait si bien les mots
N'avait aucun pouvoir sur l'eau

Dans les nuances d'azur
Alors que l'écume recouvrait son œuvre
Il choisit pour elle d'en écrire
Une nouvelle page

Avec des mouettes tout autour
Une grand voile, un dériveur
Sans avoir jamais navigué
Il construisit un bateau d'or

Il vogua longtemps
Au gré des vents, par tous les temps
Et lût dans la lune à l'occasion
Qu'il avait eu tellement raison

Et bien que l'eau le recouvrit
De son grand manteau une nuit
Il fut heureux de parcourir
Ce voyage en lui même 


Auteur : Annln

dimanche 3 novembre 2013

L'inconnue

Elle rôde autour de nous
Comme fantôme de nos présents
Se rit de nous
De nos ébats de nos émois

Elle imagine mille voies
Pour sortir de son antre
Pour éclater au grand jour
Et vérifier si l'air du dehors est si pur

Quand mes mots m'emmènent
Là où tu n'es pas
Patiemment elle me ramène
Vers toi qui es et qui seras

Elle tisse d'étranges liens
Des parallèles entre les mondes
Des paradoxes au goût amer
Points de rencontre de nos larmes de nos joies

Elle rôde autour de nous
Comme fantôme de nos présents
Se rit de nous
De nos ébats de nos émois
La vérité

mardi 29 octobre 2013

Abandon

L'espace d'un soupir d'atome
Subtil interstice dans lequel se glissent
Les possibles de ce monde
Les impossibles tout autant
Les choix d'une vie d'homme

Aucune limite à ce jardin sidéral
Où poussent ces fleurs aux mille parfums
Ces étoiles virtuelles aux reflets d'éternité
Ces envies d'encore et de toujours
Ces rêves du fond de nos yeux

Si pour chaque cœur existe cette voie des merveilles
Cette infinie vérité à l'évidence fulgurante
Sur ce chemin se lancent nos cœurs plein d'espoir
Pour enfin dans un souffle s'abandonner
Et ne pas mourir de n'être que moitié

Auteur : Nairolf

mercredi 16 octobre 2013

La bise

Parfois dans mon cou
Je sens cette invisible glacée
Cette peur de n'être pas assez 
Cette bise qui rend fou

Ni cœur ni raison
La voilà qui m'emporte
Assèche mes certitudes
Appuie sur mes faiblesses

La bise devient trombe
Et dans un éclair se mue
En tourbillon d'idées noires
Où l'espoir est un rêve déchu

Et pourtant et pourtant
Dans l'œil du cyclone
Je distingue la lumière
Tu déposes dans mon cou
Une bise

mardi 8 octobre 2013

Mon envers son endroit

Je l'ai rencontrée une année 
Où pour elle pour moi tout a changé 
Ensemble on s'est construit 
Une nouvelle vie

De rêves d'enfants en rêves d'ados
On a grandi on a séduit
On a testé nos parents, nos limites
Et on s'est liées pour la vie

Puis le temps a passé
Nos chemins se sont séparés 
Mais ces rencontres alternatives
N'étaient là que pour mieux nous retrouver

Deux maris un divorce
Des vies d'adultes à gérer
Et le lien s'est ressoudé 
Qui jamais ne s'était effacé

Elle est là si énervante 
Avec ces différences qu'elle rejette 
Elle est là si complexe
Avec ses rêves ses espoirs

Elle me montre la voie
De l'amitié véritable
Celle qui n'abandonne jamais
Même quand la voix s'éteint

Auteur : Annln

jeudi 3 octobre 2013

Tristesses

Tristesses alentours
Et tout petits détours
Ce matin la lumière est complice
De mon âme sur laquelle le temps glisse

Si loin les sourires vrais
Si loin les fait exprès
Cachés sous mes masques de vie
Repères salvateurs de mes rêves d'envie

Caresses elliptiques
Dont je sens l'étrange musique
Les yeux fermés une symphonie d'ailleurs
Encore dans mes songes ce goût de meilleur

Tristesses alentours
De ma vie les infimes contours
Sur mes esquisses une pluie fine
Panse mes plaies de sa délicieuse morphine

Auteur : Nairolf