Une dernière fois
Je partage
Une dernière fois
Les loups peinent à sortir
La lune caresse doucement la cime des arbres
Il est l'heure
Dans un songe qui s'ignore
De tutoyer les anges
Dans un souffle
Une complainte
La nuit ni le jour ne s'entendent
Sur l'absolue nécessité de cet instant
Cette larme suspendue
Dans laquelle se reflètent
D'un même coeur
Les échos d'hier
Les limbes de demain
D'aventure tu retires un à un
Ces restes de vie d'emprunt
Qui te collent à la peau
À peine encore trop de lumière
Pour cette parfaite pénombre
Qui t'habille désormais
D'une invisible cape
La tête baignée de lumière grise
Brillante
Tu glisses sans un bruit
Tu te fonds dans l'ombre des ombres
Pour que cet ailleurs exulte
Pour que meure le jour
Et que vive la nuit
Auteur : Nairolf
Ils forment un petit tas
Tu les poses un par un
Sans trop savoir ce que ça va donner
Du moins pas toujours
Tu espères souvent qu'un nouveau caillou
Va changer la donne
Tu as envie de sculpter
Tu as envie que ce tas soit beau
Qu'il soit fort et courageux
Mais c'est juste un nouveau caillou
Tu t'en rends compte maintenant
Tu ne peux changer celui
Qui ne veut pas changer
Qui ne veut pas vraiment
Les cailloux que tu déposes
Laissent des traces
C'est certain
On dirait même qu'il change peu à peu de forme
Ce petit tas de cailloux
Mais tu as souvent été déçue
Un caillou qui retombe
Un qui blesse
Un qui ne projette pas l'ombre que tu attendais
Tu continues néanmoins
À déposer tes cailloux choisis
Des beaux cailloux
Des cailloux simples
Avec ou sans espoir
Juste parce que tu sais
Que ce petit tas de cailloux
Toi seule peut le construire
Ou le détruire
Tu as sur ce petit tas de cailloux
Un pouvoir unique
Un don incroyable
Celui de le regarder grandir
Tomber
Se transformer
Et mourir un jour peut être
Mais pour l'instant tu les poses un à un
Ces petits cailloux
Ils forment un petit tas
Auteur : Nairolf
Derrière la muraille de tes cils
Le chaos
L'écho des absolus
Le poids des erreurs
Et au bout de tes larmes
L'espoir
Quand même l'espoir
Les idées éparpillées
Tu cherches l'épaule sur laquelle
Vivre vrai
Avancer pas à pas
Tâtonner la suite
Balbutier quelques rimes
Et tu rêves
Tu rêves de n'être plus
Ou d'être plus
C'est selon
Nulle caresse ne console
Tes absences
Et tu tombes plus bas
Un peu plus bas
Ah l'espoir
Où l'as tu caché
Au fond de tes yeux
De tes mots ou de tes gestes
Sur le fil de la lame
Ou au bout de cette corde
Ailleurs encore
Sans le savoir
Tu as fait ton choix
Tu as signé
Et la fin
Le début
Se mélangent
La sortie est par là
Auteur : Nairolf
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