dimanche 27 juin 2010

Il voulait savoir


Quasi triste, quasi heureux,
Il traîne son boule et s’émeut.
Dans sa tête, en suspens, deux trois idées flottent.
Indomptable remous méninges où les neurones clapotent
Finalement peu de souvenirs à entretenir.
L’agréable douceur du contact commence déjà à s’évanouir.
Affection furtive sûrement maladroite
Echangée par deux corps dans une rue trop étroite
Encore une histoire avortée puisqu’impossible
Pourquoi y croire lorsque l’issue est prévisible
L’un des deux pèche et l’autre paume
Magie du cœur dégoupillé par un verre de rhum
Demain, dans ses yeux, les étoiles fileront
Et les pensées, elles, s’effilocheront
Une tête à l’envers pour trois paroles en l’air.
Est-ce si nécessaire d’avoir besoin de plaire ?
Un choix délicat pour une sensibilité intense.
Aurait-il dû la repousser et alimenter son ignorance ?
Il contemplera son histoire plus tard, sans regret.
Il lui fallait savoir, c’est le propre de l’homme, même inquiet.

Auteur : Ptit Manu

dimanche 20 juin 2010

Astres elliptiques

Des astres elliptiques accrochés aux illusions
Un sourire illumine cette face de lune
Ambre et vermeil sur les cœurs du passé
Des couleurs absurdes pour des âmes effacées
Des horizons égarés au sommet des dunes
Tous se retrouvent dans cette confusion

Une montée des sens aux reflets de futilité
Un regard qui trahit des intentions sincères
Des éclats grisés de camaraderie
Des festins quotidiens autour d'un plat de riz
Une plate vie dans laquelle on s'insère
Et chacun chacune joue les utilités

Un raz de marée de solutions toutes faites
Pour une foule absorbée par ces soleils
Des pauses multipliées à l'infini
Un grand soulagement du tout est fini
Des souvenirs à souhait qu'on balaye
De ces montagnes gravies faire une fête

Des illusions sur les lunes du passé
Dans la confusion des dunes effacées
Une sincère camaraderie aux allures de futilité
Quand dans un plat de riz s'insère l'utilité
Des solutions toutes faites naissent des soleils à l'infini
Après la fête on balaye et tout est fini

dimanche 13 juin 2010

Chapitre 1

D'abord le son d'un tambour au lointain
Le son d'un cœur, le son d'un peuple
Ensuite la brume qui, doucement, se dissipe
Le vent, la pluie, le temps qui court

Sur l'autre rive, d'autres chants
La sueur sur leur front, la peur aussi
En l'an de grâce 1321
S'en vont en guerre Tristan et Yvain

Tristan et Yvain se connaissent depuis leurs tendres enfances
Fils d'une seule mère mais de deux pères
Fils de chevaliers-rois, fils d'élus
Quand Yvain et d'autres furent partis
Certains pensaient tristement qu'ils ne reviendraient pas
Quand Tristan s'est retrouvé seul
Personne ne le regretta, amère sensation qui ne le quittera plus

Les pas se rapprochent, le ciel est rouge
Les lames affutées, les regards acérés
Cœur à cœur, sang pour sang
Et maintenant, opposés, camp contre camp
L'ont-ils décidé? l'ont-ils choisi?
Quand on a quinze printemps, sur qui peut-on compter
Sur son frère? Sur un choix?

Les cors sur chaque rive rivalisent de dextérité
les voix et les chants de brutalité
Yvain croit en son père, non à cette guerre
Tristan ne croit en rien, ni en lui ni en son destin
Seule, sans bruit, leur mère dans ses prières
Espère revoir maris et enfants parmi les leurs

Ainsi va la vie dans les Hautes Terres
En l'an de grâce 1321
Ainsi débute cette histoire
D'un autre lieu, d'un autre temps

Le soleil se lève, le dernier oiseau a cessé son chant
Le silence reprend ses droits, le vide s'étend
La bataille va commencer, la terre réclame son sang
Un dernier souffle et dans la gorge un arrière goût latent

mardi 8 juin 2010

Les jours meilleurs

Au fond de cette gare une bête murmure
Elle exulte en silence des bribes d'inconscience
Perdue dans ses reflets elle longe les murs
Elle invente de ses signes d'étranges sciences

Pour elle pas de vie aucun train ne s'arrête
Chacun trouve son wagon quand seule elle gronde
Des regrets des remords au tréfonds de la bête
Pas de paradis ni de place en ce monde

Des trésors cachés elle en a plein les yeux
De ses efforts vains elle les fait briller
En espérant qu'un jour il y aura du mieux
Cette main accueillante qu'elle a tant priée

Au fond de cette gare une bête s'oublie
Elle absorbe ces musiques venues d'ailleurs
Les rires sont rares pour cette âme affaiblie
Qui ne cesse de contempler des jours meilleurs

jeudi 3 juin 2010

une nuit chez Clint...

un soir comme un autre
la nuit continuait à verser
son flot de peur et d'histoires
où des gens se croisent
sans même s'en apercevoir

un soir comme les autres
où la serveuse du taudis du coin
se payait son salaire
salit par les yeux
de ses clients libidineux

un soir comme les autres
où un jeune flic
découvre son premier cadavre
rencontre ses premiers effrois
vomit son premier dégoût

un soir comme les autres
où un chien noir aboie
assis derrière la porte
de son maître qui l'a déjà oublié
de son maître qui ne l'a jamais aimé

un soir comme les autres
ou des intrus pour les uns
des dangers pour les autres
cherchent un coin pour dormir
et un moment pour rêver

un soir comme les autres
à Paris, à New-York
à New Dehli ou qu'importe
des rues, des ombres
des visages, des monstres

un soir comme les autres
des espoirs évanouis
des rires dissipés
des envies taries
et de la folie aussi

un soir comme les autres
au pays de la noire poésie
dans la ville, lente litanie
un blues s'épuise dans un dernier cri
vicié par une vie sans compromis

un soir comme les autres
un regard
un manteau
un chapeau
une cigarette...

vendredi 28 mai 2010

C’est elle que j’aime

Quelle est cette force, invisible
Quel est ce lien, indestructible
Qui nous rapproche, qui nous attire
La flèche s’oriente en pleine mire.

Je me demande souvent pourquoi
Un simple geste, de toi ou moi
Peut devenir, détonateur
De ces bourgeonnements de cœur.

Pour certains comme un simple jeu
Pas de pression, aucun enjeu
Les choses se font, tout simplement
L’amour fond, collent les aimants.

Et pour les autres c’est le calvaire.
Nerveux, le fruit est encore vert.
Le croquer sans y réfléchir,
C’est s’exposer et en pâtir.

Pourquoi toutes ces injustices,
La réflexion, tue les prémices.
Il faudrait voter une loi
Autorisant, tous les émois.

Cet’ force invisible mais présente,
Aussi invisible que puissante,
Nous appartient, à toi à moi
Crois – y, vas – y, on n’en meurt pas.

Ces lignes devraient servir de drogue
A celles qui ont besoin d’un grog
Pour faire le pas, et non pas faire
Le pot de terre, ou marche arrière.

L’égalité entre les êtres
Est une chimère oui, peut être
Cela ne veut pas dire ma chère
Que tu n’es pas un pot de fer.

Si les êtres ne sont pas égaux,
Cet’ force se fout des idéaux.
Ton pouvoir n’est pas mesuré,
Tes chances viennent de ta liberté.

Ceci dit aucune réponse,
Seul Dieu le sait, à moins qu’il pionce.
Et puis tant pis, pourquoi s’en faire,
Le calvaire c’est la marche arrière.

Je dis non à l’hésitation,
Mais un grand Oui à la passion.
Tout ceci pour briser mes chaînes,
Je suis tombée… c’est elle que j’aime.


Cmoimanu

mardi 18 mai 2010

tiroir à bout de papier

Alors ça va le faire
comme ça, ça va le faire

un petit mot jeté en pâture
à mes relents d'amertume

un joli petit mot
imbibé de ton parfum
d'une larme
peut être deux
qui cache ton cœur dessiné
à ton cœur le mien
rincé de tant d'années
de papier buvard
en lettres déchirées

les amis m'attendent
dehors il fait beau
la tête ailleurs
et la mine en voyage
je porte ma plume
à tes mots jetés
la bouteille à côté
et le démon m'attend

Alors ça va le faire
comme ça, ça va le faire

faut que je me sorte
de cette misère
je sors cette éternelle
en do en ré en fa
après tout je le mérite
j'essaye de m'en satisfaire
je me dépêtre de mes regrets
et regrette mes doutes

toujours ce message
pareil à un point
à force d'être malaxé
pas assez de muscle
pour le faire disparaitre complètement
d'une virgule à un horizon
ce point n'en est que trop

Alors ça va le faire
comme ça, ça va le faire

mon tube cathodique
tente de me rééduquer
à renfort de thérapie
et de reportage
à force catholique
et cette blonde
veut me vendre
un robot rouge
censé égayer mes matins
la preuve en est
que du mensonge d'état
à celui de la télé
un pas d'audience suffit
et les actionnaires de féliciter

Alors ça va le faire
comme ça, ça va le faire

je vais sortir
torpeur quitte ce monde
qui habite dans cette petite tête
le noir sied mal à mon âme
enfin j'essaye de m'en persuader
d'un bras automatique
je jette ce foutu bout de papier
au loin
j'entends une forêt pleurer
de près
une larme sur ma joue perler
une victoire pour moi
aux prix d'amertumes
solidaires et expérimentées


Alors ça va le faire
comme ça, ça va le faire

Alors ça va le faire
comme ça, ça va le faire

Alors ça va le faire
comme ça, ça va le faire


d'un geste mécanique
je ramasse ce foutu bout de papier
un tiroir barre mon chemin
en homme autonome
je nomme ce tiroir
tiroir à bout de papier
quelle étrange idée

je ferme ce tiroir
je ferme ma porte
je ferme mon esprit
je sors de chez moi
je sors de ma rue
je sors de cette vie

mercredi 5 mai 2010

Rêves amers

Elle arpente des rues pavées d'angoisses
Perdue dans ses rêves elle avance au hasard
Dans un miroir elle s'observe l'air hagard
Et elle met ses ennuis sur le compte de la poisse

Partir loin partir au bord de la mer
Voilà comment elle pourrait s'échapper
De cette réalité nue dans laquelle elle s'est catapultée
Les rêves d'ailleurs ont parfois un goût amer

Drapée de sa cape rouge
Elle a fui des peurs de ruines
Sans un mot elle persiste et s'obstine
Dans ses rêves plus rien ne bouge

Elle est partie sans un doute
Et maintenant voilà qu'elle redoute
Ce qui l'attend au bout des rues
Ses rêves meurent qui l'eut cru

Ne reste que ce goût amer

Ne rêve que ces bouts de mers

samedi 24 avril 2010

attention, attention, message à caractère très 125ième degré ^^

Ils se rencontrèrent
un joli soir de Mai
les deux voitures sur le bas côtés
un instant sacrée
entre ces deux êtres aux carrosses accidentés

sur cette route au soleil couchant
il rencontra son regard aux yeux ardents
sur cette route, fixant l'horizon
elle rencontre de pleine face un camion

une explosion de vie
dans le coeur de Jean-Louis
une explosion de métal
dans l'habitacle de chantal

l'instant rime la vie de cet humain
il fit demi-tour vers son destin
un parallèle avec la voiture de cette femme
elle fit des demis-tours sur le macadam

Jean-louis courru au secours de sa dulcinée
chevalier servant par le hasard mal servi
la moto ne vit pas ce héros erré
errant par terre, un bruit sourd percurant l'ahuri

Jean-Louis et Chantal
Chantal et Jean-Louis
fait de chairs et de sang mêlés
étalés, chairs et sang mêlés

cet amour soudain
tout autant que fusionnel
il voulait lui donner son rein
elle lui donnerait son liquide interstitiel

ce sentiment était fort
comme l'odeur qui se dégageait de ce corps
si l'homme et la femme font bon ménage
le feu sur un humain est de moins bon présage

il se consummerait pour elle
au service des grands brûlés
elle craquerait pour cette homme lettré
cet être brûlant, à la peau desquamée

son coeur ne sera plus jamais brisés
à l'inverse de ses os
il ne la quittera pas, tel un chien sur son os
ses membres n'ayant plus de volonté

cette semaine serait d'une puissance inouïe
cette semaine qui sera la dernière de sa vie
il lui dit qu'elle était unique
de son bras, unique

elle lui caressa doucement ses cheveux
ou plutôt le reste de ses fils soyeux
elle sourit de ses sourires sublimés
par cette passion, femme au visage tuméfiée

ils se juraient fidelité
s'ils pouvaient encore parlé
leur amour est beau à pleurer
de leurs larmes assechées

la vie joue parfois des tours
au hasard d'un jour
naquit un amour
au destin d'un amour
il périt ce jour

à la fraîcheur d'un printemps réveillé
deux êtres se sont rencontrés
deux êtres se sont aimés
au service des grands brûlés

l'altruisme s'envole, l'oubli reste...

Rendre service
par pur altruisme
l'intention est louable
le prix à payer
est souvent cash
rien ne sert d'attendre en retour
souvent Homme rit d'un rire carnassier
souvent Femme sourit d'une telle naiveté

je me fais souvent la réflexion
qu'il ne s'agit de n'attendre rien
s'en est même l'essence
mais je ne peux m'empêcher
de croire à un retour
de manivelle et non souvent de bâton
souvent Homme rit d'un rire carnassier
souvent Femme sourit d'une telle naiveté

oui je le confesse
tout cela m'énerve
mais je suis comme le scorpion
c'est en moi, dans ma nature
profonde et sincère
d'aider et de croire à l'être tout autant
mais souvent au boulot
souvent Homme rit d'un rire carnassier
souvent Femme sourit d'une telle naiveté

je les renverrais bien dans leur fondement
je reviserais bien mes fondamentaux
je leur balancerais bien ou ou deux crochets
verbaux et d'une froideur superbe
mais j'evite le combat
mon sang chauffe trop pour une telle adversité
souvent Homme rit d'un rire carnassier
souvent Femme sourit d'une telle naiveté

alors je me terre dans mon esprit
alors j'ère avec un sale état d'esprit
la lumière vient de ma famille et mes amis
en aucun cas de collegues
à la veste trop vite retournée
aux souvenirs trop vite effacés
à la reconnaissance si simplement oubliée
souvent Homme rit d'un rire carnassier
souvent Femme sourit d'une telle naiveté

mais je me promets un jour tout de même
avec ma sincérité à fleur de peau
avec mes larmes lisses de mots
je leur dirai ma façon de penser
sans doute riront-ils
sans doute souriront-elles
peut être l'étonnement sera de mise
mais je parie que non
en attendant je continuerai
à être pour famille et amis
ce qui fait que je suis moi...

jeudi 22 avril 2010

Tu vas y arriver

L'horizon est bouché
Des nuages t'empêchent de voir
La route à suivre
Des fumées noires s'échappent des carnets
De ceux qui t'ignorent
Et te laissent sur le carreau
Mais cet horizon toujours tu le fixes des yeux

Tu vas y arriver

Et tu cours derrière ces chimères
Tu les poursuis de desseins étranges
Tu les espères accueillantes
D'une beauté digne des anges
Ta réalité est tout autre
Perdue entre hier et demain

Tu vas y arriver

Destination inconnue
La fin des souffles te tente
Résonne comme une solution
Âme nue au milieu des âmes nues
Tu te noierais dans cette liberté

Tu vas y arriver

En rêve tu surpasses des mythes
Tu luttes contre tu luttes pour
Tu avances mais le doute t'habite
Tes cauchemars te rendent sourd

Tu vas y arriver

Il faudrait que tu passes cette digue
Que tu inondes le monde de tes cris
Mais tu t'écoules dans un murmure cristallin

Tu vas y arriver

Abandonner tu y penses sans cesse
Mais désormais tu sais que le temps presse

Tu vas y arriver

Le rouge dans tes yeux sourit encore à la vie

dimanche 18 avril 2010

petite étoile

Petite étoile
petite jouvencelle
née de ce céleste écrin
ne se méfie de rien

petite étoile
petite damoiselle
découvre son chemin
se moque de son destin

petite étoile
petite éternelle
brillante nova ne craint
jamais, insouscience et entrain

petite étoile
petite charnelle
tu as sublimé en vain
futile, consummée pour rien

petite étoile
petite éphèmèrelle
poussière d'astre au matin
du ciel ne reste que ton parfum

samedi 17 avril 2010

de nuit en ce matin

je m'en moque
oui je m'en moque

c'est drôle en ces moments là
de se dire ces choses là
la limite est parfois ténue
entre folie et vertue
la limite est parfois vécue
entre folie et vertue

mais là je m'en moque
oui je m'en moque

parfois je me balade
le long de cette grève
je lutte contre cette vie
et les gens donnent leur avis
d'avant ce qu'ils vivent
d'après ce qu'ils crèvent

mais là je m'en moque
oui je m'en moque

les gens s'échinent
à vouloir voyager de leur existence
paradis artificiels
aux incendies virtuels
l'amer litanie et trouble flagrance
d'algue vert en spiruline

mais là je m'en moque
oui je m'en moque

elle avait pausé sur moi
j'avais accéleré nos ébats
j'ai vu défilé ses amis
scénario si mal écrit
elle m'a ejecté de son soi
j'ai perdu le signal et cetera

mais là je m'en moque
oui je m'en moque

la limite est parfois ténue
entre folie et vertue
comme un bon vieux film, noir
austère lumière ou noir dessein
je trace le long, ténu, de ce fil
une vie à s'taire, une vie à s'taire

mais là je m'en moque
oui je m'en moque

ce matin je me suis réveillé
embrumé, les yeux de ce soleil
vers ce linge, sale, sur cette pile
et de face, je me suis dis
singe, lave toi et marche
primat de tes bulles contenues
explose de toute ta gaieté
explore tous ces chemins
exploite toutes tes envies
pense mais rit
parle et vit
rien ne te nuit

ce matin, je me suis reveillé
je ne me moque plus
non, je ne me moque plus
...
je souris

lundi 12 avril 2010

Sur la jetée

Sur la jetée dos à la mer
Tu regardes ces terres esseulées
L'endroit et le moment pourraient être beaux
Triste tu rumines d'étranges pensées
Extérieures à toi-même
Et l'indécent revient
Il obnubile tes rêves noirs

Sur la jetée insensible aux embruns
Ta peau se hérisse
Au moindre mot de travers
Rien que tu ne puisses
Contrôler ou laisser faire
Invariablement
Tu donnes le change

Sur la jetée sourd aux cris des hommes
Tu entends des bruits du monde
Sans les écouter
Questions sombres à la ronde
Fatigue inexplicable
Tu remplis ta bulle de songes
Inutiles à souhait

Sur la jetée étonnamment muet
Tes cris intérieurs
Saoulent ton âme ivre de vent
Tu devrais te retourner
Pour goûter à quelques flots aérés
Tu résistes inconsciemment
Et tes rêves s'empilent

jeudi 8 avril 2010

Tout petit’homme


Eh, toi petit Tom !
Oui, toi petit d’homme.
Toujours tu t’étonnes...

D’temps en temps, tu ris.
D’temps en temps, tu cries.

Toujours tu tâtonnes...

Tantôt, tu touches.
Tantôt, tu chatouilles.

Toujours tu titilles...

Petit à petit, tu testes...
Petit à petit... tu tords !

Toujours tu taquines...

Petit à petit, tu têtes...
Petit à petit... tu mords !

Eh, toi petit Tom !
Oui, toi petit d’homme.
Toujours tu m’étonnes !

Sang d’homme.

vendredi 26 mars 2010

A toi qui peuples ces lieux...

De loin je regarde cette immensité
la mer
de loin j'aimerai m'y jetter, m'y projeter
je serai vie, je serai océan
je serai ces petits clapotis
qui font rire des enfants
je serai ces grandes vagues, aux robes écumées
Soie ondine pour chevaliers au vent

De près je regarde cette immensité,
la montagne
de près j'aimerai la toucher, m'y projeter
je serai vie, je serai roc
je serai ce piémont granitique
qui impressionne ces enfants
je serai ce front de taille, ces mains de pierre et de sang
Golem de sa cape couvrant ces bretteurs des cieux

D'alentour je ressents cette immensité
le vent
d'alentour j'aimerai m'y caresser, m'y projeter
je serai vie, je serai ouragan
je serai ce souffle tempétueux
qui effrait ces enfants
je serai le hérault Aquilon aux mots soufflés dans l'air
Sylphe annonciateur aux cavaliers célestes


De l'intérieur je ressents cette immensité
la nature
de l'intérieur j'aimerai m'y fondre, m'y projeter
je serai vie, je serai arbre
je serai cet hêtre de ces lieux
qui émerveille ces enfants
je serai conseiller à l'ombre des sous-bois
Hyléores bergers aux troupeaux seigneuriaux

samedi 20 mars 2010

Lignes de flottaison intimes

Dos au mur tu ne sais s'il faut pleurer
Ou non
Tu la vois
Cette ligne bleue
Une piste
Suis-là
Jusqu'au retour des lignes claires

En face de toi
Cette ligne courbe
Laisse-lui une chance
De t'envahir en douceur
De sourire avec toi
A l'immensité
Des oublis

Au fond de ton vide
Tout au fond
Veille sur toi
Une ligne horizontale
Une loi des drames
Immuable amie
Qui te vide des doutes

Et elle naît comme une surprise
Celle que tu n'attendais plus
Loin des sagesses idéales
Cette ligne oblique
Une histoire
Si banale
Si pure

vendredi 12 mars 2010

Destiny

Et si tout recommençait,
Si la vie n'était que gomme et carbone.
Les sales journées effacées,
Réécrites quand le destin déconne.
Terminées les cafards acharnés,
Et les zygomatiques monotones.

Mais la vie, indélébile qu'elle soit,
Ne revient pas sur son verbe.
Comique et romantique, elle est parfois,
Triste et tragique, elle exacerbe.
Elle joue avec les poids,
C'est une jongleuse en herbe.

Alors pauvre marionnette ahurie,
Minis-toi de tes outils rouillés ou inoxydés
Et mords l'inconnue qui te défie.
Puisse un mors être assez puissant pour la contrôler.
Tu sais qu'inconsciemment tu la subis
Et tu penses encore en être le coryphée.

Secoue-toi et prends-lui ce qu'elle ne te donne pas.
Elle déborde de ressources à t'en faire vaciller.
Prouve-lui que tu peux inverser ses voix.
De cette force qui est tienne, elle n'en sera que flattée.
Ne victimise pas à chacun de tes pas tels ces ingrats
Qui l'apparentent chaque jour à une chienne enragée.

Belle, bonne, moche, difficile, longue, courte...
Pas assez d'adjectifs pour définir cette hypothèse infinie.
Seulement quelques milliards d'homo-sapiens noyés dans le yaourt,
Qui ne reconnaissent pas la grâce de cette divinité nommée Destiny.

Auteur : Ptit Manu

mardi 2 mars 2010

Le Clur Obsclair

Est-il facile d'écrire heureux ?
D'un battement de cil je dirais non.
Je dirais que l'inspiration,
Vient bien plus vite aux malheureux.

Par là on peut parler tristesse,
Perdre un ami, un être cher.
Et dans le flou, et dans l'ivresse,
Sortir ses tripes de la chair.

Là les mots viennent et soulagent,
La plume flotte dans les rouages.
Il est alors aisé d'écrire,
Lorsque penser devient souffrir.

Comment juger alors ces textes,
Plein de bonheur et de jouissances ?
Sont-ils stériles sans fond ni sens ?
Cette déduction me laisse perplexe.

Fait-il gémir souffrir mourir,
Broyer du noir et s'en nourrir ?
Couler sombrer toucher le fond ?
D'un battement de cil je dirais non.

Trop de merveilles mènent à l'amour,
Les plaisirs simples de tous les jours.
Le Bonheur vrai, vivant et tendre,
Est très fécond, suffit d'attendre.

Mais pour ceux qui pleurent le soir,
Voyons le bon côté des choses.
On n'se plaint pas, on fait une pause,
A grand torrent viendra la prose.

La vraie morale de cette histoire,
C'est qu'on n'est jamais seul au monde.
Les moments noirs sur promontoire,
Par l'écriture, brillent de rais sombres.

Auteur : Cmoimanu

jeudi 25 février 2010

Paroles aveugles


Tu dis mais ne vois pas

Le bonheur autour de toi
Les peines de cœur des uns
Les peines de corps des autres
Les rires sincères de ces autres moi

Tu dis mais ne vois pas

L'imaginaire au delà des étoiles
L'absurdité des trottoirs dans le désert
L'incroyable aridité de l'être
L'originalité de la première toile

Tu dis mais ne vois pas

Ce qui te plaît ce qui t'émeut
Cette petite voix au milieu des clameurs
Ce chemin intérieur qui ne sait d'où il meurt
Ceux qui t'appellent et ceux qui t'aiment

Tu dis mais ne vois pas

Cette musique en toi comme un accord
Cette impensable légèreté du mal
Cette envie que rien en toi ne soit normal
Cette différence qui te rend plus fort

Tu dis mais ne vois pas
Le mal dans tout ça

Tu dis mais ne vois pas
Tais-toi
Et fais-le
Ce pas

mercredi 24 février 2010

uno dos tres

Compter, pourquoi conter ?
  Faut pas compter sur moi !


1.. 2.. 3.. ça rime avec quoi ?

4.. 5.. 6.. prends-moi pour cerise !

7.. 8.. 9.. j’t’enverrai voir ma meuf.

10.. 11.. 12.. on f’ra une par...


Cent façons !
  Sans encre.