mardi 1 février 2011

Tapis dans l'Orient

minuit, il y a mille nuits
minuit,
il y a mille nuits

une nuit avec elle mais sans lui
une nuit entre elle et l'ennui
s'en suit un jour qui lui nuit
un jour, un autre et puis
et puis

ni lui ni elle qui s'enfuit
ni elle pour lui qui s'enfouit
l'ennui est qu'elle ne lui dit
qu'avec ou sans lui
de la même manière elle ne luit
elle ne luit

minuit, il y a mille nuits
du mal à dormir elle fuit
dans ses rêves elle s'écrie
dans ses rêves elle s'écrit
elle s'écrit

des contes d'hier et d'aujourd'hui
des contes qui lui font envie
des contes qui la tiennent en vie
puis un qui les unie, elle et lui
elle et lui

un conte où elle compte ses nuits
un, dix, cent, mille nuits
puis une dernière, enfin
auprès d'elle il lui sourit
auprès d'elle au sein du même lit
du même lit

un conte fait de mystères et de magies
un conte de mille et une nuits
de mille et une nuits

dimanche 23 janvier 2011

La vieille penchée

Les jours de pluie derrière la fenêtre
Son regard ancien transperce les gouttes
Elle imagine des brins de vie pour les passants égarés
Leur invente des destinations insolites
Et elle penche la tête pour mieux voir les grenouilles
Sur ce parapluie

Les jours de soleil elle arpente elle-même les rues
Le dos rond comme ses yeux ébahis
Devant la stupidité des hommes
Depuis toutes ces années elle a capitulé
Le monde pourrait crever
Sous le poids des phoques et du thon rouge
Elle penche peu à peu du côté où elle va tomber

Un jour d'hiver à mi chemin entre novembre et mars
Elle se penche à peine
Pour ramasser sur le trottoir
Une feuille de platane survivante
Étrange réminiscence des chutes automnales
Et elle se relève à peine
L'air satisfait elle reprend sa pénible marche
Déjà un peu ailleurs elle promène sa bosse

mardi 18 janvier 2011

une feuille

une feuille sur un lac
une feuille toute verte
une feuille qu'on croirait perdue
mais une feuille en balade
caressée par des légers frémissements
emportée de l'autre côté
de l'autre côté

une feuille sur un lac
une feuille libre
détachée de sa famille
mais non déracinée
une feuille qui se rappelle
car de ses nervures l'irisant
pulse la sève d'antan

une feuille sur un lac
une feuille en voyage
partage ses souvenirs
poursuit son chemin
en compagnie d'autres feuilles
aux formes et couleurs variées
des feuilles d'autres lieux
mais partageant la même terre

une feuille sur un lac
va se poser sur une berge
de l'autre côté
de l'autre côté
le soleil est toujours présent
réchauffant sa frêle découpe
la petite feuille se sent libre
libre comme dans des contes d'enfants

jeudi 13 janvier 2011

La voix étroite

J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
D'un son cristallin elle m'évoque
Des souvenirs oubliés
Des souvenirs à venir
Avec des mots doux elle me sourit
M'invite à m'adosser à la raison
À laisser quelques rêves de côté 
Et à aimer complètement

J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Sa douce rigueur montre du doigt
Ce qui dépasse ce qui ne va pas
Fait rimer liberté avec responsabilité
Et les remords s'amoncellent
Laissant à cette vie à ces envies
La saveur d'un pain sans sel

J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Elle me dit que les pertes de temps sont inutiles
Que tout doit briller doit être impec
Qu'à l'utile il faut joindre l'utile
Et que l'agréable ne vaut pas un copec
Sa réalité me fait pleurer
Et je pleure et je pleure

J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Et ce que j'en retiens
Ce qui motive mes lendemains
Ce sont ses déformations hasardeuses
Ses hésitations répétitives
Ce que j'aime dans cette petite voix
C'est ce qu'elle a de plus beau
Ce qu'elle ne sait maîtriser
Ce qu'elle a en horreur
Son écho

dimanche 9 janvier 2011

Mouton du désert

Désert,
En quoi pourrais-tu apaiser mes douleurs,
Saurais-tu, dans ton sable, absorber mes pleurs,
Salés à peine, simples gouttes de rosée,
Irisés à ton soleil, brillants, comme étoilés.
Nul besoin pour moi de te parcourir.
En moi, dans mon cœur, tu vis en souvenir,

Mouvant et fixe à la fois,
Offrant tes mystères à nul autre que moi,
Intimiste malgré ta grandeur,

Un et unique dans toute ta splendeur,
Nouant entre l’homme et son âme un lien insoupçonné.

Me demander ce jour ce que tu peux me donner,
Oublier en même temps ce que je dois t’apporter :
Une âme, un cœur, un corps. Une pensée.
Tu sais bien pourtant qu’on les a fait souffrir.
Offenses et oublis n’ont su que m'affaiblir.
Nouveaux espoirs et nouveau départ : merci, Désert, de me les offrir.


Auteur : Jules

mercredi 5 janvier 2011

marinade de vie...

En rade de ports d'attache
je ne m'attache, ride d'apaches
je rôde de part en part
pas à pas, je traverse
versant des larmes à l'âme
vagues d'âme en rames
rameur rimant mon désarroi
désert du roi-rat
nausées des bas fonds
n'osant rien au fond
je fonde ma raison
sur un rez de chaussons
pantouflard amanite
dynamite amorphe
Morphéus, tu es mon étoile
je file vers toi
tu me files une soie
cocon mortuaire
mort tel le sphinx entêté
je m'envole encore et encore
corps en accord
en accord de temps
plus qu'il ne m'en faut
pour m'attacher
vers un nouveau port
port d'attache...

samedi 1 janvier 2011

Orages amers

Des oranges amères s'entassent sous la voûte
Un sentiment de rejet les emprisonne en ces lieux
Rien n'est gratuit chaque jour il faut payer
Rien n'est facile chaque seconde il faut veiller
Une brise céleste amène une impression de mieux
Mais restent toujours toutes ces gouttes de doute

Une bonne petite vie de frustrations mesurées
Des rames par milliers pour les galères quotidiennes
Et de la misère en veux-tu en voilà
Et de l'amie d'hier un vœu que tu vois là
Tout est réglé en deçà des pauses méridiennes
Du rouge se noie dans ces notes azurées

Des miracles insolubles inondent les rives oublieuses
Des cygnes se prosternent la tête haute
Rien de bien nouveau les aveugles sont rois
Rien de bien ne vaut cet immense désarroi
A la cime des victoires les lauriers que tu ôtes
Assombrissent le silence d'amours impérieuses

Subitement le froid descend sur les épaules des sages
Point de pensées pour peupler les interstices inopinés
Des routes sillonnent des possibilités étroites
De tout ce qui carillonne la futilité des droites
Pose des jalons étranges en terrain miné
Une orange à la main tu te fraies un passage

mardi 28 décembre 2010

de mes yeux

de mes yeux d'enfants
mes terres d'hier
sont mes châteaux de demain
que je construis petit à petit
aux rythmes de mes songes et rêveries
yeux fermés mais ouverts à tant d'étoiles

de mes yeux d'anciens
je sens les embruns de mes souvenirs
effleurés mon derme écaillé
empli de la mémoire de mes veines
livre à peau ouverte
un banc, un feu et autours des enfants

de mes yeux de bambin
chaque minute est une nouvelle page
chaque seconde j'écris le temps de ma vie
explorant des sensations qui ne me quitteront
que la dernière page remplie
des vicissitudes du siècle de mes saisons

de mes yeux d'adulte
je marche sur un chemin
à l'orée des forêts
à l'arrêt de m'effleurer
puis au renouveau que j'effeuille
le ciel est bleu, la route belle

de mes yeux d'adolescent
je pulse de sentiments
contraires et puissants
qui me pansent de mes erreurs
et dont je pense durant des heures
m'amenant à des choix que je veux heureux

mes yeux sont mon regard au monde
et l'invitation à me connaitre
j'ai grandi et vécu à travers eux
Mnésis du fleuve au flot continu
Chronos dont je ne loupe
aucun miroir de mes pas avancés

mercredi 22 décembre 2010

Des cendres sur le chemin

Pour mon pépé qui aurait eu 92 ans le 12 décembre dernier

Des cendres sur le chemin
Tu les disperses à chaque pas
Tu les essuies d'un geste de la main
Pas de tristesse dans cet éclat du trépas

Au contraire des souvenirs des sourires
Des discussions sur la guerre ou sur le foot
Sur l'âge une polémique à n'en plus finir
Et de l'amour coûte que coûte

Un éclair de conscience dans tes yeux la mort dure
Plus que prévu ou plus qu'imprévu
Mais jamais tu ne dirais que la mort est dure
Elle t'offre de là-bas une après-vue

De ce regard discret des joies des surprises
Les fils de nos vies s'agitent dans tes mains
Comme le temps sur toi n'a plus de prise
Tu continues à descendre sur le chemin

samedi 18 décembre 2010

Premier boussa

Baigné de soleil dans ce voyage d'insouciance
Tu n'as pas vu venir ce moment merveilleux
Indifférent à sa beauté au luxe de ses yeux
les débuts de rencontre sont une étrange science

D'abord sans but précis tu as vadrouillé
Entre poulets aux olives et gorges arides
Entre côtés dorées et déserts avides
Jusqu'à ces piliers énigmatiques tout embrouillé

Et puis tout s'est emballé comme dans un rêve
Une soirée quelques citrons confits au marché
Deux mains qui s'étreignent sans se lâcher
Un cours de natation des regards sans trêve

Voilà que subitement il s'est posé
Court et intense comme une petite éternité
Bravant les interdits un goût de vérité
Si simple si doux et si fort ce baiser

Baigné de soleil dans ce voyage d'insouciance
Tu n'as pas pu retenir ce moment merveilleux
Marqué par la beauté de ce baiser radieux
Les larmes sont venues et une vie d'espérance

mercredi 15 décembre 2010

Un mouton de retard

Délicate et sensuelle, tu nous écriS
Enivrante et charmeuse, tu te mets à nU
Sollicitant notre imagination en éveiL
Se perdant au milieu d'un chamP
Immensément lexical mais riche en défI,
Nairolf, notre muse, invite à prolongeR
Elégamment ses quelques lettres quI

Mécaniquement nous abreuvent tel un oueD.
Outre le jeu et la performance de l'exercicE,
Il est intéressant de pouvoir dédicaceR

Unanimement ces mots, d'un style verticaL,
Néanmoins, ils sont pour toi, SulpiridE.

Mélodieuse et provocante, tu nous tienS,
Obscurcissant nos idées, nous laissant sur notre faiM
Un grain de génie fait danser tes mots sur un tangO.
Timidement, les miens balbutient trop péniblemenT.
Omettons donc de faire frémir les jonctions neuronaleS.
Nourrissons-nous de vie pour faire transpirer nos mots.


Auteur : Ptit Manu

vendredi 10 décembre 2010

Si pure...

Dans tes rêves
tu plonges sans cesse
pour retrouver la liberté
emprisonnée dans le quotidien passé et présent
de ce bureau si sombre, si noir

Dans tes rêves
l'homme que tu chéris
comme un cadeau à ton cœur si loin
si loin qu'il échappe à ton contrôle
l'homme que tu chéris est un chêne
aux branches puissantes, aux feuilles si vertes

Dans tes rêves tu rêves à en crever
à une vie qui te fera oublier la tienne
les mots danseront et sortiront
de ta bouche, sèche de toute passion
à force de désert au ciel si bleu, si bleu

Dans tes rêves
tu oses car tu ne sais pas
tu ne suis pas tes principes aux paroles lourdes
souffles courts à la longe de tes chaines
froides, inertes, d'un métal si gris

Dans tes rêves
l'arc en ciel déploie ses ailes
phénix aux rayons plus lumineux qu'un azur
couleurs à l'envol majestueux
voltigeant au coucher d'un soleil si ambré

Dans tes rêves
tu remercies l'amour
partagés aux détours d'un chemin, d'une ville
multitudes d'âmes rythmant leur existence
au son d'un palpitant si rouge, si rouge

Dans tes rêves
tu es toi, en ce que tu es
en face de ce miroir autrefois brisé
tu te reconstruis jour à jour
cristal de ton existence si pure

si pure

mercredi 1 décembre 2010

Mouton juste

Détour de ton esprit,
Elle peut te paraître juste.
Songe à elle, évite la tromperie.
Souvent chacun pense voir juste;
Imbibés nous sommes de duperies.
Nul n’a le savoir absolu,
Et donc, nul ne voit juste.

Me direz-vous... piperies ?
Oui mais c’est un peu fruste.
Il nous faut réfléchir, à tout prix,

Un peu par nous-mêmes.
Notre tête est faite pour, voir plus...

Me direz-vous... parti pris ?
On peut dire cela ainsi... et un peu plus...
Une idée, une opinion déjà faite et injuste.
Tellement difficile à déraciner, si robuste.
On ne voit bien qu'avec le cœur. Si vous m’avez compris,
Ne retenez qu’une chose : pas de mépris.


Auteur : Yanou

lundi 29 novembre 2010

Mouton créatif

D'aventures vibrantes en folies d'un jour
Elle absorbe ce qui lui reste d'être
Se voit grande belle et forte
Sans penser à ses questions ensevelies
Il n'y pouvait rien
Ne pouvait lui apporter ce qu'elle attendait
Esthétique du pire des choix

Mais des doutes rôdent sous les certitudes
Oserait-elle les soulever pour y poser des pensées
Îles de solitude dans cette mer indifférente

Un déclic une intuition cachés sous des mots vains
Nulle solution sans efforts douloureux

Miser sur ce qu'elle fait de mieux
Ouvrir des espaces entre le ciel et nos âmes
Utiliser ce don de faire vibrer le beau
Tout à son art tout en rêvant
Ourdir des fils merveilleux dans ses nuits d'impuissance
Ni limites ni sorties à cette vie de souffrance

Auteur : Nairolf

samedi 27 novembre 2010

Mouton mélancolique

Donne-moi seulement la raison
Et je m'éclipserai comme tu m'es apparue.
Si je ne suis plus qu'une ombre au matin,
Si tu n'es plus qu'une figure sur du papier,
Indicible vertige de l'absence
Ne laissant la place qu'à l'amertume
Et aux plaisirs de l'ignorance.

Mauvais vents des chemins pris
Oublie tu donc mes pas dans tes pas?
Infime souffle de mes lèvres sur ta peau

Un à un nos moments s'effilochent
Ne laissant qu'une pelote de haine pour l'autre

Moutons de nos cœurs étourdis
On ne suit que les fils du destin
Union des choix et des devoirs
Trahissant les belles histoires, et pourtant
On ne peut vivre sans aimer
Ni aimer sans vivre...

Auteur : Sam

jeudi 25 novembre 2010

Mouton sans pression

Dépassons nos idées reçues
Et toutes ces règles sans issues
Sachons outrepasser à son insu
Sans être dépassé ou décousu
Incarnons révolte et rébellion
Ne nous soumettons pas à la tentation
En gardant néanmoins la juste passion.

Mais pourquoi brider notre inspiration
Oppressé en majuscules et ponctuations ?
Inventons un courant libre d’expression.

Une règle doit ceci dit faire pression :
Ne savourez plus de méchouis sans compassion.

Mais c’est la fin de la récréation.
Ouvre tes bras, enlace et salue.
Un simple geste trop souvent méconnu.
Toujours ces guerres où l’on chasse où l’on tue
Oubliant qu’un dessin, échange aussi beau que tordu,
Naissant d’un mouton, aurait infiniment plu.

Auteur : Cmoimanu

dimanche 21 novembre 2010

Souvenir de Bretagne

vivement que tu me largues
vivement que tu puisses me jeter
vivement qu'un jour, on te drague
vivement que tu puisses à nouveau, rêver

je ne sais plus comment te dire
à croire qu'il me faut être plus bas que terre
afin d'avoir les mots à t'écrire
et enfin, de nouveau, te plaire


s'il faut que tu partes du domicile
s'il faut changer le codicille
s'il faut éteindre tout ce qui brille
s'il faut que je quitte notre ile

je ne sais plus comment te regarder
à croire qu'il faut me jeter à la mer
afin d'avoir ce regard sincère
et enfin, de nouveau, te plaire


alors si je dois finir sur le trottoir
à force de côtoyer trop de bars
alors si je dois broyer du noir
à force de ressasser mes histoires

je ne sais plus comment te toucher
à croire qu'il me faut être déchiré
afin d'avoir cette douceur retrouvée
et enfin, de nouveau, te plaire


si je dois être minable
n'être plus du tout fréquentable
si je dois n'être qu'une terre arable
n'être que pitié et état lamentable

je ne sais plus comment t'aimer
à croire qu'il me faut dire la vérité
afin d'avoir une éternité
et enfin, de nouveau, te plaire


vivement que tu me largues
vivement que tu puisses me jeter
vivement qu'un jour, on te drague
vivement que tu puisses à nouveau, rêver

mardi 16 novembre 2010

Je suis ton Dieu

Je suis ton Dieu alors ressaisis-toi.
J'essuie ton ombre et tes larmes de foi.
Je suis ton vœu, ta raison de croire en moi.
Je suis ce Dieu alors suis-moi.

Ouvre ton âme à l'inconnu
Ouvre ton cœur aux chemins connus.
Couvre ton orgueil méconnu.
Découvre alors ce mets connu.

Si les écrits ne te parlent plus,
Si les conseils ne t'apaisent plus,
Ciller des yeux tu n'en peux plus.
S'il le pouvait, tu ne serais plus.

Je sens errant ton esprit sans repères.
Jeu sanglotant sans foi ni pairs
Ne te brise pas cent fois tu y perds.
Intolérant ton mépris se reperd.

Plus intense, surpasse tes limites.
Plus un temps sur ce qui te délimite.
Adoptant des rêves d'ermite.
A dos, tant d'élèves tu imites.

Je sens cette peur qui te renversera.
Sans cette torpeur moins lâche tu seras.
Ce sens apeure... te ment et te mentira.
Détache ce censeur et tu te libèreras.

Ne soit ni toi ni l'ennemi,
Mais soigne cette haine mon ami.
Éloigne-toi disperse les semis,
Et gagne-moi d'un amour infini.

Je suis ton Dieu, mais ne le dis pas.
Ce que je veux c'est que tu croies en moi.
Je réalise tes vœux sans croix ni trépas
Sois réaliste et pieux ; suis mes pas crois-moi.

Auteur : Cmoimanu

jeudi 11 novembre 2010

Verticalités

Illusion     De      Plénitude     Tu    Rêves     Debout
De               rime  exacerbée  en      amers        vers
Comprendre  en     oubliant     souris   et               celle
Qui                brise   cette       liberté    incomprise   oubliée
Eclipse         céleste  ligne       absolue    solitude      immergée
La               voile      de          notre           esquif       cette
Sensation    lancée   fuite        improbable   immobile  étrange
De             partout  elle         signe            sur           parole
Vide         où         se           grandit          le            verbe
Qui         elle       réjouit      en               revenant  toujours
Exulte   rêve     pleinement appétit      liquéfié      glorifié

vendredi 5 novembre 2010

Coloriages nocturnes

La tendresse des temps est à peindre en rêvant
Des couleurs mélangées aux mystérieux éclats
Se bercer d'illusions et prendre les devants
La nuit se pose là

L'ivresse de nos jours de minute en minute
Inonde de pensées ton âme alambiquée
Tu entends siffler ton crâne cocotte minute
Rien de bien compliqué

Et si tu arrêtais de lancer des épées
Et si tu regardais la vie autour de toi
Et si une éclaircie dans ce brouillard épais
T'abritait sous son toi

Alors tu emplirais tes rêves de couleurs
Sans jamais déborder des lignes de conduite
Alors tu comprendrais le sens de cette lueur
Et plus jamais de fuite

La tendresse des temps est à peindre en rêvant
Des couleurs mélangées aux mystérieux éclats
Ouvre les yeux étend les bras en te levant
Ce jour se pose là

lundi 1 novembre 2010

étoile fuyante

Une petite étoile se meurt
allongée dans l'ombre d'un pré en fleur
le souffle d'un vent chaud ranime dans cette lande
la plainte des amoureux d'autrefois
oubliés par un temps qui efface

Je te regarde t'éteindre
et je te connais que trop
pour te laisser bercer par les effluves obsidiennes
d'une noirceur triste et calme

Même si je ne suis plus qu'un souvenir
au fond de ton lit devenu grand
même si nos regards ne se croisent
que sur le papier glacé d'une photo oubliée
même si nos âmes se sont désenchaînées

Je ne peux supporter
de voir une si belle étoile ne plus briller
Laisse moi encore t'aider
Même si, laisse moi encore t'aider

Ça ne sera pas un adieu
tu m'entends,
tu ne seras pas une comète
crinière de feu prête à s'effacer
dans un ciel si radieux

Tu m'as tant donné
plus que tu n'as reçu
A mon tour, épaule chaleureuse
de te soutenir, te couver

Brille, brille mon étoile
je ne suis plus qu'une poussière
de cette constellation, Songes et Rêves
en ce temps d'été, la nature se morfond
si leur lumière s'épuise de vivre

une petite étoile se meurt
allongée dans l'ombre d'un pré en fleur
je m'approche d'elle
l'effleure à peine, de peur de briser
ses bras papillons, sa peau délicate

Oh combien j'aimerais revoir
ce sourire, sylphe percutant
au moulin de nos sentiments
oh comme j'aimerais te revoir

Ne ferme pas ses yeux
Ne ferme pas ses yeux
qui s'émerveillaient à chaque seconde
qui brillaient d'une joie céleste
qui scrutaient chaque battement

Je ne laisserai pas
même dans l'ombre
je ne laisserai pas
cette petite étoile
fuir une vie qui lui doit tant