Ce matin, je ne vois pas cette douce clarté.
Encore désappointé de cette dernière sommation
Je ne peux m'empêcher de convaincre mon imagination,
Qu'elle constate fébrilement cette sensation de liberté.
C'est à peine dissous dans un voile de souvenirs rapportés
Que mon faible souffle fait vaciller ces imperfections.
Je sens une humidité ambiante gonflée d'émotion
Qui, goutte après goutte, enivre leurs apartés.
Dans un mélange d'ordres confus et informels,
Morphée a remplacé les chimères par ses ménestrels,
Qui, enjoués par cette balade, me mènent à la réussite.
C'est sans retour et sans regret que je suis le nord.
Dans la froideur du moment, une dernière porte s'agite.
A peine fermée, c'est une mémoire qui quitte le port.
Auteur : Ptit Manu
lundi 28 février 2011
mercredi 23 février 2011
Cloc, cloc, cloque...
Lorsque j'ai enfin ouvert les yeux
Je réalisai qu'il était presque trop tard
Bondissant ni une ni deux
Je fis de mon mieux pour raviver son regard.
C'est en susurrant d'un souffle doux
Que mon espoir se regonflait
Ma vision peu à peu dans le flou
Un soubresaut ardent se laissa deviner.
Le froid dans le dos, les yeux brillants,
Il n'était pour moi plus question de reculer.
Je sentais crépitant, accélérer les palpitants.
En un rien et à tout moment, tout pouvait s'embraser.
La flamme vacillante, naissant, renaissant,
Tel un embryon mêlant chaleur et combustible,
Passa du rôle de faible à celui de conquérant.
Tout alors dans son chant devint sa cible.
Et c'est une fois l'incendie déclaré,
Après avoir œuvré pour le raviver,
Qu'il est alors temps de se reculer...
Si l'on ne souhaite pas finir cloqué.
Auteur : Cmoimanu
Je réalisai qu'il était presque trop tard
Bondissant ni une ni deux
Je fis de mon mieux pour raviver son regard.
C'est en susurrant d'un souffle doux
Que mon espoir se regonflait
Ma vision peu à peu dans le flou
Un soubresaut ardent se laissa deviner.
Le froid dans le dos, les yeux brillants,
Il n'était pour moi plus question de reculer.
Je sentais crépitant, accélérer les palpitants.
En un rien et à tout moment, tout pouvait s'embraser.
La flamme vacillante, naissant, renaissant,
Tel un embryon mêlant chaleur et combustible,
Passa du rôle de faible à celui de conquérant.
Tout alors dans son chant devint sa cible.
Et c'est une fois l'incendie déclaré,
Après avoir œuvré pour le raviver,
Qu'il est alors temps de se reculer...
Si l'on ne souhaite pas finir cloqué.
Auteur : Cmoimanu
jeudi 17 février 2011
Echos
Hante moi
Invisible reflet
Fantôme atone
Hante moi de sons étouffés
Hante moi et disparais
Oublie moi au fond de ce palais
Entre moi
Et les autres
Tu y penses
Pas très sérieusement
Mais tu y penses
Et les autres
Entre émoi
Et autres moitiés
Entre et moi je fuis
Ailleurs ailleurs
Entre émoi je suis
Une ombre projetée
Entre en moi
Sans sonner
Entre en moi
Sans frapper
Entre en moi
Sans aimer
Et sans respirer entre
Au fond de cette antre
La voix de cet autre
Une autre voie sacrée
Entre voir et rêver
La voix de cet autre
Une aura sans lendemain
Invisible reflet
Fantôme atone
Hante moi de sons étouffés
Hante moi et disparais
Oublie moi au fond de ce palais
Entre moi
Et les autres
Tu y penses
Pas très sérieusement
Mais tu y penses
Et les autres
Entre émoi
Et autres moitiés
Entre et moi je fuis
Ailleurs ailleurs
Entre émoi je suis
Une ombre projetée
Entre en moi
Sans sonner
Entre en moi
Sans frapper
Entre en moi
Sans aimer
Et sans respirer entre
Au fond de cette antre
La voix de cet autre
Une autre voie sacrée
Entre voir et rêver
La voix de cet autre
Une aura sans lendemain
lundi 7 février 2011
Gardiennes des étoiles humaines
Gardiennes des étoiles humaines
Aux petits soins pour nos fragments d'astres chéris
Emplies de cet amour qui vous mène
Les cieux de leurs dons vous ont pétries
Libres d'être enfants dans vos têtes pleines
Entre autorité rassurante et joueuse avertie
Équilibre assuré par des fils de laine
Lignes célestes à la douceur de vos yeux assorties
Îles de joie pour ces astres de la mer
Seriez-vous héritières des étoiles de mère
Epaules accueillantes des âmes en devenir
Emerveillez-nous de vos amours enfantines
Jamais assombries par des frissons d'avenir
Et de votre vie faites une comptine
Aux petits soins pour nos fragments d'astres chéris
Emplies de cet amour qui vous mène
Les cieux de leurs dons vous ont pétries
Libres d'être enfants dans vos têtes pleines
Entre autorité rassurante et joueuse avertie
Équilibre assuré par des fils de laine
Lignes célestes à la douceur de vos yeux assorties
Îles de joie pour ces astres de la mer
Seriez-vous héritières des étoiles de mère
Epaules accueillantes des âmes en devenir
Emerveillez-nous de vos amours enfantines
Jamais assombries par des frissons d'avenir
Et de votre vie faites une comptine
mardi 1 février 2011
Tapis dans l'Orient
minuit, il y a mille nuits
minuit,
il y a mille nuits
une nuit avec elle mais sans lui
une nuit entre elle et l'ennui
s'en suit un jour qui lui nuit
un jour, un autre et puis
et puis
ni lui ni elle qui s'enfuit
ni elle pour lui qui s'enfouit
l'ennui est qu'elle ne lui dit
qu'avec ou sans lui
de la même manière elle ne luit
elle ne luit
minuit, il y a mille nuits
du mal à dormir elle fuit
dans ses rêves elle s'écrie
dans ses rêves elle s'écrit
elle s'écrit
des contes d'hier et d'aujourd'hui
des contes qui lui font envie
des contes qui la tiennent en vie
puis un qui les unie, elle et lui
elle et lui
un conte où elle compte ses nuits
un, dix, cent, mille nuits
puis une dernière, enfin
auprès d'elle il lui sourit
auprès d'elle au sein du même lit
du même lit
un conte fait de mystères et de magies
un conte de mille et une nuits
de mille et une nuits
minuit,
il y a mille nuits
une nuit avec elle mais sans lui
une nuit entre elle et l'ennui
s'en suit un jour qui lui nuit
un jour, un autre et puis
et puis
ni lui ni elle qui s'enfuit
ni elle pour lui qui s'enfouit
l'ennui est qu'elle ne lui dit
qu'avec ou sans lui
de la même manière elle ne luit
elle ne luit
minuit, il y a mille nuits
du mal à dormir elle fuit
dans ses rêves elle s'écrie
dans ses rêves elle s'écrit
elle s'écrit
des contes d'hier et d'aujourd'hui
des contes qui lui font envie
des contes qui la tiennent en vie
puis un qui les unie, elle et lui
elle et lui
un conte où elle compte ses nuits
un, dix, cent, mille nuits
puis une dernière, enfin
auprès d'elle il lui sourit
auprès d'elle au sein du même lit
du même lit
un conte fait de mystères et de magies
un conte de mille et une nuits
de mille et une nuits
dimanche 23 janvier 2011
La vieille penchée
Les jours de pluie derrière la fenêtre
Son regard ancien transperce les gouttes
Elle imagine des brins de vie pour les passants égarés
Leur invente des destinations insolites
Et elle penche la tête pour mieux voir les grenouilles
Sur ce parapluie
Les jours de soleil elle arpente elle-même les rues
Le dos rond comme ses yeux ébahis
Devant la stupidité des hommes
Depuis toutes ces années elle a capitulé
Le monde pourrait crever
Sous le poids des phoques et du thon rouge
Elle penche peu à peu du côté où elle va tomber
Un jour d'hiver à mi chemin entre novembre et mars
Elle se penche à peine
Pour ramasser sur le trottoir
Une feuille de platane survivante
Étrange réminiscence des chutes automnales
Et elle se relève à peine
L'air satisfait elle reprend sa pénible marche
Déjà un peu ailleurs elle promène sa bosse
Son regard ancien transperce les gouttes
Elle imagine des brins de vie pour les passants égarés
Leur invente des destinations insolites
Et elle penche la tête pour mieux voir les grenouilles
Sur ce parapluie
Les jours de soleil elle arpente elle-même les rues
Le dos rond comme ses yeux ébahis
Devant la stupidité des hommes
Depuis toutes ces années elle a capitulé
Le monde pourrait crever
Sous le poids des phoques et du thon rouge
Elle penche peu à peu du côté où elle va tomber
Un jour d'hiver à mi chemin entre novembre et mars
Elle se penche à peine
Pour ramasser sur le trottoir
Une feuille de platane survivante
Étrange réminiscence des chutes automnales
Et elle se relève à peine
L'air satisfait elle reprend sa pénible marche
Déjà un peu ailleurs elle promène sa bosse
mardi 18 janvier 2011
une feuille
une feuille sur un lac
une feuille toute verte
une feuille qu'on croirait perdue
mais une feuille en balade
caressée par des légers frémissements
emportée de l'autre côté
de l'autre côté
une feuille sur un lac
une feuille libre
détachée de sa famille
mais non déracinée
une feuille qui se rappelle
car de ses nervures l'irisant
pulse la sève d'antan
une feuille sur un lac
une feuille en voyage
partage ses souvenirs
poursuit son chemin
en compagnie d'autres feuilles
aux formes et couleurs variées
des feuilles d'autres lieux
mais partageant la même terre
une feuille sur un lac
va se poser sur une berge
de l'autre côté
de l'autre côté
le soleil est toujours présent
réchauffant sa frêle découpe
la petite feuille se sent libre
libre comme dans des contes d'enfants
une feuille toute verte
une feuille qu'on croirait perdue
mais une feuille en balade
caressée par des légers frémissements
emportée de l'autre côté
de l'autre côté
une feuille sur un lac
une feuille libre
détachée de sa famille
mais non déracinée
une feuille qui se rappelle
car de ses nervures l'irisant
pulse la sève d'antan
une feuille sur un lac
une feuille en voyage
partage ses souvenirs
poursuit son chemin
en compagnie d'autres feuilles
aux formes et couleurs variées
des feuilles d'autres lieux
mais partageant la même terre
une feuille sur un lac
va se poser sur une berge
de l'autre côté
de l'autre côté
le soleil est toujours présent
réchauffant sa frêle découpe
la petite feuille se sent libre
libre comme dans des contes d'enfants
jeudi 13 janvier 2011
La voix étroite
J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
D'un son cristallin elle m'évoque
Des souvenirs oubliés
Des souvenirs à venir
Avec des mots doux elle me sourit
M'invite à m'adosser à la raison
À laisser quelques rêves de côté
Et à aimer complètement
J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Sa douce rigueur montre du doigt
Ce qui dépasse ce qui ne va pas
Fait rimer liberté avec responsabilité
Et les remords s'amoncellent
Laissant à cette vie à ces envies
La saveur d'un pain sans sel
J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Elle me dit que les pertes de temps sont inutiles
Que tout doit briller doit être impec
Qu'à l'utile il faut joindre l'utile
Et que l'agréable ne vaut pas un copec
Sa réalité me fait pleurer
Et je pleure et je pleure
J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Et ce que j'en retiens
Ce qui motive mes lendemains
Ce sont ses déformations hasardeuses
Ses hésitations répétitives
Ce que j'aime dans cette petite voix
C'est ce qu'elle a de plus beau
Ce qu'elle ne sait maîtriser
Ce qu'elle a en horreur
Son écho
Qui résonne
Qui raisonne
D'un son cristallin elle m'évoque
Des souvenirs oubliés
Des souvenirs à venir
Avec des mots doux elle me sourit
M'invite à m'adosser à la raison
À laisser quelques rêves de côté
Et à aimer complètement
J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Sa douce rigueur montre du doigt
Ce qui dépasse ce qui ne va pas
Fait rimer liberté avec responsabilité
Et les remords s'amoncellent
Laissant à cette vie à ces envies
La saveur d'un pain sans sel
J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Elle me dit que les pertes de temps sont inutiles
Que tout doit briller doit être impec
Qu'à l'utile il faut joindre l'utile
Et que l'agréable ne vaut pas un copec
Sa réalité me fait pleurer
Et je pleure et je pleure
J'entends parfois une petite voix
Qui résonne
Qui raisonne
Et ce que j'en retiens
Ce qui motive mes lendemains
Ce sont ses déformations hasardeuses
Ses hésitations répétitives
Ce que j'aime dans cette petite voix
C'est ce qu'elle a de plus beau
Ce qu'elle ne sait maîtriser
Ce qu'elle a en horreur
Son écho
dimanche 9 janvier 2011
Mouton du désert
Désert,
En quoi pourrais-tu apaiser mes douleurs,
Saurais-tu, dans ton sable, absorber mes pleurs,
Salés à peine, simples gouttes de rosée,
Irisés à ton soleil, brillants, comme étoilés.
Nul besoin pour moi de te parcourir.
En moi, dans mon cœur, tu vis en souvenir,
Mouvant et fixe à la fois,
Offrant tes mystères à nul autre que moi,
Intimiste malgré ta grandeur,
Un et unique dans toute ta splendeur,
Nouant entre l’homme et son âme un lien insoupçonné.
Me demander ce jour ce que tu peux me donner,
Oublier en même temps ce que je dois t’apporter :
Une âme, un cœur, un corps. Une pensée.
Tu sais bien pourtant qu’on les a fait souffrir.
Offenses et oublis n’ont su que m'affaiblir.
Nouveaux espoirs et nouveau départ : merci, Désert, de me les offrir.
Auteur : Jules
En quoi pourrais-tu apaiser mes douleurs,
Saurais-tu, dans ton sable, absorber mes pleurs,
Salés à peine, simples gouttes de rosée,
Irisés à ton soleil, brillants, comme étoilés.
Nul besoin pour moi de te parcourir.
En moi, dans mon cœur, tu vis en souvenir,
Mouvant et fixe à la fois,
Offrant tes mystères à nul autre que moi,
Intimiste malgré ta grandeur,
Un et unique dans toute ta splendeur,
Nouant entre l’homme et son âme un lien insoupçonné.
Me demander ce jour ce que tu peux me donner,
Oublier en même temps ce que je dois t’apporter :
Une âme, un cœur, un corps. Une pensée.
Tu sais bien pourtant qu’on les a fait souffrir.
Offenses et oublis n’ont su que m'affaiblir.
Nouveaux espoirs et nouveau départ : merci, Désert, de me les offrir.
Auteur : Jules
mercredi 5 janvier 2011
marinade de vie...
En rade de ports d'attache
je ne m'attache, ride d'apaches
je rôde de part en part
pas à pas, je traverse
versant des larmes à l'âme
vagues d'âme en rames
rameur rimant mon désarroi
désert du roi-rat
nausées des bas fonds
n'osant rien au fond
je fonde ma raison
sur un rez de chaussons
pantouflard amanite
dynamite amorphe
Morphéus, tu es mon étoile
je file vers toi
tu me files une soie
cocon mortuaire
mort tel le sphinx entêté
je m'envole encore et encore
corps en accord
en accord de temps
plus qu'il ne m'en faut
pour m'attacher
vers un nouveau port
port d'attache...
je ne m'attache, ride d'apaches
je rôde de part en part
pas à pas, je traverse
versant des larmes à l'âme
vagues d'âme en rames
rameur rimant mon désarroi
désert du roi-rat
nausées des bas fonds
n'osant rien au fond
je fonde ma raison
sur un rez de chaussons
pantouflard amanite
dynamite amorphe
Morphéus, tu es mon étoile
je file vers toi
tu me files une soie
cocon mortuaire
mort tel le sphinx entêté
je m'envole encore et encore
corps en accord
en accord de temps
plus qu'il ne m'en faut
pour m'attacher
vers un nouveau port
port d'attache...
samedi 1 janvier 2011
Orages amers
Des oranges amères s'entassent sous la voûte
Un sentiment de rejet les emprisonne en ces lieux
Rien n'est gratuit chaque jour il faut payer
Rien n'est facile chaque seconde il faut veiller
Une brise céleste amène une impression de mieux
Mais restent toujours toutes ces gouttes de doute
Une bonne petite vie de frustrations mesurées
Des rames par milliers pour les galères quotidiennes
Et de la misère en veux-tu en voilà
Et de l'amie d'hier un vœu que tu vois là
Tout est réglé en deçà des pauses méridiennes
Du rouge se noie dans ces notes azurées
Des miracles insolubles inondent les rives oublieuses
Des cygnes se prosternent la tête haute
Rien de bien nouveau les aveugles sont rois
Rien de bien ne vaut cet immense désarroi
A la cime des victoires les lauriers que tu ôtes
Assombrissent le silence d'amours impérieuses
Subitement le froid descend sur les épaules des sages
Point de pensées pour peupler les interstices inopinés
Des routes sillonnent des possibilités étroites
De tout ce qui carillonne la futilité des droites
Pose des jalons étranges en terrain miné
Une orange à la main tu te fraies un passage
Un sentiment de rejet les emprisonne en ces lieux
Rien n'est gratuit chaque jour il faut payer
Rien n'est facile chaque seconde il faut veiller
Une brise céleste amène une impression de mieux
Mais restent toujours toutes ces gouttes de doute
Une bonne petite vie de frustrations mesurées
Des rames par milliers pour les galères quotidiennes
Et de la misère en veux-tu en voilà
Et de l'amie d'hier un vœu que tu vois là
Tout est réglé en deçà des pauses méridiennes
Du rouge se noie dans ces notes azurées
Des miracles insolubles inondent les rives oublieuses
Des cygnes se prosternent la tête haute
Rien de bien nouveau les aveugles sont rois
Rien de bien ne vaut cet immense désarroi
A la cime des victoires les lauriers que tu ôtes
Assombrissent le silence d'amours impérieuses
Subitement le froid descend sur les épaules des sages
Point de pensées pour peupler les interstices inopinés
Des routes sillonnent des possibilités étroites
De tout ce qui carillonne la futilité des droites
Pose des jalons étranges en terrain miné
Une orange à la main tu te fraies un passage
mardi 28 décembre 2010
de mes yeux
de mes yeux d'enfants
mes terres d'hier
sont mes châteaux de demain
que je construis petit à petit
aux rythmes de mes songes et rêveries
yeux fermés mais ouverts à tant d'étoiles
de mes yeux d'anciens
je sens les embruns de mes souvenirs
effleurés mon derme écaillé
empli de la mémoire de mes veines
livre à peau ouverte
un banc, un feu et autours des enfants
de mes yeux de bambin
chaque minute est une nouvelle page
chaque seconde j'écris le temps de ma vie
explorant des sensations qui ne me quitteront
que la dernière page remplie
des vicissitudes du siècle de mes saisons
de mes yeux d'adulte
je marche sur un chemin
à l'orée des forêts
à l'arrêt de m'effleurer
puis au renouveau que j'effeuille
le ciel est bleu, la route belle
de mes yeux d'adolescent
je pulse de sentiments
contraires et puissants
qui me pansent de mes erreurs
et dont je pense durant des heures
m'amenant à des choix que je veux heureux
mes yeux sont mon regard au monde
et l'invitation à me connaitre
j'ai grandi et vécu à travers eux
Mnésis du fleuve au flot continu
Chronos dont je ne loupe
aucun miroir de mes pas avancés
mes terres d'hier
sont mes châteaux de demain
que je construis petit à petit
aux rythmes de mes songes et rêveries
yeux fermés mais ouverts à tant d'étoiles
de mes yeux d'anciens
je sens les embruns de mes souvenirs
effleurés mon derme écaillé
empli de la mémoire de mes veines
livre à peau ouverte
un banc, un feu et autours des enfants
de mes yeux de bambin
chaque minute est une nouvelle page
chaque seconde j'écris le temps de ma vie
explorant des sensations qui ne me quitteront
que la dernière page remplie
des vicissitudes du siècle de mes saisons
de mes yeux d'adulte
je marche sur un chemin
à l'orée des forêts
à l'arrêt de m'effleurer
puis au renouveau que j'effeuille
le ciel est bleu, la route belle
de mes yeux d'adolescent
je pulse de sentiments
contraires et puissants
qui me pansent de mes erreurs
et dont je pense durant des heures
m'amenant à des choix que je veux heureux
mes yeux sont mon regard au monde
et l'invitation à me connaitre
j'ai grandi et vécu à travers eux
Mnésis du fleuve au flot continu
Chronos dont je ne loupe
aucun miroir de mes pas avancés
mercredi 22 décembre 2010
Des cendres sur le chemin
Pour mon pépé qui aurait eu 92 ans le 12 décembre dernier
Des cendres sur le chemin
Tu les disperses à chaque pas
Tu les essuies d'un geste de la main
Pas de tristesse dans cet éclat du trépas
Au contraire des souvenirs des sourires
Des discussions sur la guerre ou sur le foot
Sur l'âge une polémique à n'en plus finir
Et de l'amour coûte que coûte
Un éclair de conscience dans tes yeux la mort dure
Plus que prévu ou plus qu'imprévu
Mais jamais tu ne dirais que la mort est dure
Elle t'offre de là-bas une après-vue
De ce regard discret des joies des surprises
Les fils de nos vies s'agitent dans tes mains
Comme le temps sur toi n'a plus de prise
Tu continues à descendre sur le chemin
Des cendres sur le chemin
Tu les disperses à chaque pas
Tu les essuies d'un geste de la main
Pas de tristesse dans cet éclat du trépas
Au contraire des souvenirs des sourires
Des discussions sur la guerre ou sur le foot
Sur l'âge une polémique à n'en plus finir
Et de l'amour coûte que coûte
Un éclair de conscience dans tes yeux la mort dure
Plus que prévu ou plus qu'imprévu
Mais jamais tu ne dirais que la mort est dure
Elle t'offre de là-bas une après-vue
De ce regard discret des joies des surprises
Les fils de nos vies s'agitent dans tes mains
Comme le temps sur toi n'a plus de prise
Tu continues à descendre sur le chemin
samedi 18 décembre 2010
Premier boussa
Baigné de soleil dans ce voyage d'insouciance
Tu n'as pas vu venir ce moment merveilleux
Indifférent à sa beauté au luxe de ses yeux
les débuts de rencontre sont une étrange science
D'abord sans but précis tu as vadrouillé
Entre poulets aux olives et gorges arides
Entre côtés dorées et déserts avides
Jusqu'à ces piliers énigmatiques tout embrouillé
Et puis tout s'est emballé comme dans un rêve
Une soirée quelques citrons confits au marché
Deux mains qui s'étreignent sans se lâcher
Un cours de natation des regards sans trêve
Voilà que subitement il s'est posé
Court et intense comme une petite éternité
Bravant les interdits un goût de vérité
Si simple si doux et si fort ce baiser
Baigné de soleil dans ce voyage d'insouciance
Tu n'as pas pu retenir ce moment merveilleux
Marqué par la beauté de ce baiser radieux
Les larmes sont venues et une vie d'espérance
Tu n'as pas vu venir ce moment merveilleux
Indifférent à sa beauté au luxe de ses yeux
les débuts de rencontre sont une étrange science
D'abord sans but précis tu as vadrouillé
Entre poulets aux olives et gorges arides
Entre côtés dorées et déserts avides
Jusqu'à ces piliers énigmatiques tout embrouillé
Et puis tout s'est emballé comme dans un rêve
Une soirée quelques citrons confits au marché
Deux mains qui s'étreignent sans se lâcher
Un cours de natation des regards sans trêve
Voilà que subitement il s'est posé
Court et intense comme une petite éternité
Bravant les interdits un goût de vérité
Si simple si doux et si fort ce baiser
Baigné de soleil dans ce voyage d'insouciance
Tu n'as pas pu retenir ce moment merveilleux
Marqué par la beauté de ce baiser radieux
Les larmes sont venues et une vie d'espérance
mercredi 15 décembre 2010
Un mouton de retard
Délicate et sensuelle, tu nous écriS
Enivrante et charmeuse, tu te mets à nU
Sollicitant notre imagination en éveiL
Se perdant au milieu d'un chamP
Immensément lexical mais riche en défI,
Nairolf, notre muse, invite à prolongeR
Elégamment ses quelques lettres quI
Mécaniquement nous abreuvent tel un oueD.
Outre le jeu et la performance de l'exercicE,
Il est intéressant de pouvoir dédicaceR
Unanimement ces mots, d'un style verticaL,
Néanmoins, ils sont pour toi, SulpiridE.
Mélodieuse et provocante, tu nous tienS,
Obscurcissant nos idées, nous laissant sur notre faiM
Un grain de génie fait danser tes mots sur un tangO.
Timidement, les miens balbutient trop péniblemenT.
Omettons donc de faire frémir les jonctions neuronaleS.
Nourrissons-nous de vie pour faire transpirer nos mots.
Auteur : Ptit Manu
Enivrante et charmeuse, tu te mets à nU
Sollicitant notre imagination en éveiL
Se perdant au milieu d'un chamP
Immensément lexical mais riche en défI,
Nairolf, notre muse, invite à prolongeR
Elégamment ses quelques lettres quI
Mécaniquement nous abreuvent tel un oueD.
Outre le jeu et la performance de l'exercicE,
Il est intéressant de pouvoir dédicaceR
Unanimement ces mots, d'un style verticaL,
Néanmoins, ils sont pour toi, SulpiridE.
Mélodieuse et provocante, tu nous tienS,
Obscurcissant nos idées, nous laissant sur notre faiM
Un grain de génie fait danser tes mots sur un tangO.
Timidement, les miens balbutient trop péniblemenT.
Omettons donc de faire frémir les jonctions neuronaleS.
Nourrissons-nous de vie pour faire transpirer nos mots.
Auteur : Ptit Manu
vendredi 10 décembre 2010
Si pure...
Dans tes rêves
tu plonges sans cesse
pour retrouver la liberté
emprisonnée dans le quotidien passé et présent
de ce bureau si sombre, si noir
Dans tes rêves
l'homme que tu chéris
comme un cadeau à ton cœur si loin
si loin qu'il échappe à ton contrôle
l'homme que tu chéris est un chêne
aux branches puissantes, aux feuilles si vertes
Dans tes rêves tu rêves à en crever
à une vie qui te fera oublier la tienne
les mots danseront et sortiront
de ta bouche, sèche de toute passion
à force de désert au ciel si bleu, si bleu
Dans tes rêves
tu oses car tu ne sais pas
tu ne suis pas tes principes aux paroles lourdes
souffles courts à la longe de tes chaines
froides, inertes, d'un métal si gris
Dans tes rêves
l'arc en ciel déploie ses ailes
phénix aux rayons plus lumineux qu'un azur
couleurs à l'envol majestueux
voltigeant au coucher d'un soleil si ambré
Dans tes rêves
tu remercies l'amour
partagés aux détours d'un chemin, d'une ville
multitudes d'âmes rythmant leur existence
au son d'un palpitant si rouge, si rouge
Dans tes rêves
tu es toi, en ce que tu es
en face de ce miroir autrefois brisé
tu te reconstruis jour à jour
cristal de ton existence si pure
si pure
tu plonges sans cesse
pour retrouver la liberté
emprisonnée dans le quotidien passé et présent
de ce bureau si sombre, si noir
Dans tes rêves
l'homme que tu chéris
comme un cadeau à ton cœur si loin
si loin qu'il échappe à ton contrôle
l'homme que tu chéris est un chêne
aux branches puissantes, aux feuilles si vertes
Dans tes rêves tu rêves à en crever
à une vie qui te fera oublier la tienne
les mots danseront et sortiront
de ta bouche, sèche de toute passion
à force de désert au ciel si bleu, si bleu
Dans tes rêves
tu oses car tu ne sais pas
tu ne suis pas tes principes aux paroles lourdes
souffles courts à la longe de tes chaines
froides, inertes, d'un métal si gris
Dans tes rêves
l'arc en ciel déploie ses ailes
phénix aux rayons plus lumineux qu'un azur
couleurs à l'envol majestueux
voltigeant au coucher d'un soleil si ambré
Dans tes rêves
tu remercies l'amour
partagés aux détours d'un chemin, d'une ville
multitudes d'âmes rythmant leur existence
au son d'un palpitant si rouge, si rouge
Dans tes rêves
tu es toi, en ce que tu es
en face de ce miroir autrefois brisé
tu te reconstruis jour à jour
cristal de ton existence si pure
si pure
mercredi 1 décembre 2010
Mouton juste
Détour de ton esprit,
Elle peut te paraître juste.
Songe à elle, évite la tromperie.
Souvent chacun pense voir juste;
Imbibés nous sommes de duperies.
Nul n’a le savoir absolu,
Et donc, nul ne voit juste.
Me direz-vous... piperies ?
Oui mais c’est un peu fruste.
Il nous faut réfléchir, à tout prix,
Un peu par nous-mêmes.
Notre tête est faite pour, voir plus...
Me direz-vous... parti pris ?
On peut dire cela ainsi... et un peu plus...
Une idée, une opinion déjà faite et injuste.
Tellement difficile à déraciner, si robuste.
On ne voit bien qu'avec le cœur. Si vous m’avez compris,
Ne retenez qu’une chose : pas de mépris.
Auteur : Yanou
Auteur : Yanou
lundi 29 novembre 2010
Mouton créatif
D'aventures vibrantes en folies d'un jour
Elle absorbe ce qui lui reste d'être
Se voit grande belle et forte
Sans penser à ses questions ensevelies
Il n'y pouvait rien
Ne pouvait lui apporter ce qu'elle attendait
Esthétique du pire des choix
Mais des doutes rôdent sous les certitudes
Oserait-elle les soulever pour y poser des pensées
Îles de solitude dans cette mer indifférente
Un déclic une intuition cachés sous des mots vains
Nulle solution sans efforts douloureux
Miser sur ce qu'elle fait de mieux
Ouvrir des espaces entre le ciel et nos âmes
Utiliser ce don de faire vibrer le beau
Tout à son art tout en rêvant
Ourdir des fils merveilleux dans ses nuits d'impuissance
Ni limites ni sorties à cette vie de souffrance
Elle absorbe ce qui lui reste d'être
Se voit grande belle et forte
Sans penser à ses questions ensevelies
Il n'y pouvait rien
Ne pouvait lui apporter ce qu'elle attendait
Esthétique du pire des choix
Mais des doutes rôdent sous les certitudes
Oserait-elle les soulever pour y poser des pensées
Îles de solitude dans cette mer indifférente
Un déclic une intuition cachés sous des mots vains
Nulle solution sans efforts douloureux
Miser sur ce qu'elle fait de mieux
Ouvrir des espaces entre le ciel et nos âmes
Utiliser ce don de faire vibrer le beau
Tout à son art tout en rêvant
Ourdir des fils merveilleux dans ses nuits d'impuissance
Ni limites ni sorties à cette vie de souffrance
Auteur : Nairolf
samedi 27 novembre 2010
Mouton mélancolique
Donne-moi seulement la raison
Et je m'éclipserai comme tu m'es apparue.
Si je ne suis plus qu'une ombre au matin,
Si tu n'es plus qu'une figure sur du papier,
Indicible vertige de l'absence
Ne laissant la place qu'à l'amertume
Et aux plaisirs de l'ignorance.
Mauvais vents des chemins pris
Oublie tu donc mes pas dans tes pas?
Infime souffle de mes lèvres sur ta peau
Un à un nos moments s'effilochent
Ne laissant qu'une pelote de haine pour l'autre
Moutons de nos cœurs étourdis
On ne suit que les fils du destin
Union des choix et des devoirs
Trahissant les belles histoires, et pourtant
On ne peut vivre sans aimer
Ni aimer sans vivre...
Auteur : Sam
jeudi 25 novembre 2010
Mouton sans pression
Dépassons nos idées reçues
Et toutes ces règles sans issues
Sachons outrepasser à son insu
Sans être dépassé ou décousu
Incarnons révolte et rébellion
Ne nous soumettons pas à la tentation
En gardant néanmoins la juste passion.
Mais pourquoi brider notre inspiration
Oppressé en majuscules et ponctuations ?
Inventons un courant libre d’expression.
Une règle doit ceci dit faire pression :
Ne savourez plus de méchouis sans compassion.
Mais c’est la fin de la récréation.
Ouvre tes bras, enlace et salue.
Un simple geste trop souvent méconnu.
Toujours ces guerres où l’on chasse où l’on tue
Oubliant qu’un dessin, échange aussi beau que tordu,
Naissant d’un mouton, aurait infiniment plu.
Auteur : Cmoimanu
dimanche 21 novembre 2010
Souvenir de Bretagne
vivement que tu me largues
vivement que tu puisses me jeter
vivement qu'un jour, on te drague
vivement que tu puisses à nouveau, rêver
je ne sais plus comment te dire
à croire qu'il me faut être plus bas que terre
afin d'avoir les mots à t'écrire
et enfin, de nouveau, te plaire
s'il faut que tu partes du domicile
s'il faut changer le codicille
s'il faut éteindre tout ce qui brille
s'il faut que je quitte notre ile
je ne sais plus comment te regarder
à croire qu'il faut me jeter à la mer
afin d'avoir ce regard sincère
et enfin, de nouveau, te plaire
alors si je dois finir sur le trottoir
à force de côtoyer trop de bars
alors si je dois broyer du noir
à force de ressasser mes histoires
je ne sais plus comment te toucher
à croire qu'il me faut être déchiré
afin d'avoir cette douceur retrouvée
et enfin, de nouveau, te plaire
si je dois être minable
n'être plus du tout fréquentable
si je dois n'être qu'une terre arable
n'être que pitié et état lamentable
je ne sais plus comment t'aimer
à croire qu'il me faut dire la vérité
afin d'avoir une éternité
et enfin, de nouveau, te plaire
vivement que tu me largues
vivement que tu puisses me jeter
vivement qu'un jour, on te drague
vivement que tu puisses à nouveau, rêver
vivement que tu puisses me jeter
vivement qu'un jour, on te drague
vivement que tu puisses à nouveau, rêver
je ne sais plus comment te dire
à croire qu'il me faut être plus bas que terre
afin d'avoir les mots à t'écrire
et enfin, de nouveau, te plaire
s'il faut que tu partes du domicile
s'il faut changer le codicille
s'il faut éteindre tout ce qui brille
s'il faut que je quitte notre ile
je ne sais plus comment te regarder
à croire qu'il faut me jeter à la mer
afin d'avoir ce regard sincère
et enfin, de nouveau, te plaire
alors si je dois finir sur le trottoir
à force de côtoyer trop de bars
alors si je dois broyer du noir
à force de ressasser mes histoires
je ne sais plus comment te toucher
à croire qu'il me faut être déchiré
afin d'avoir cette douceur retrouvée
et enfin, de nouveau, te plaire
si je dois être minable
n'être plus du tout fréquentable
si je dois n'être qu'une terre arable
n'être que pitié et état lamentable
je ne sais plus comment t'aimer
à croire qu'il me faut dire la vérité
afin d'avoir une éternité
et enfin, de nouveau, te plaire
vivement que tu me largues
vivement que tu puisses me jeter
vivement qu'un jour, on te drague
vivement que tu puisses à nouveau, rêver
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