Je suis
je suis parfois
mal à l'endroit
toujours à l'envers
d'un décors de travers
le paysage file pas droit
je divague, marche à l'endroit
de mes pas, et de mes travers
bien sûr je suis droit
dans mes bottes,
mais de guingois
ou de guignols
de mes mots je perds
le fil
dérisoire
comme ces histoires qui vrillent
qui se bousculent, qui tournoient
un rouleau de sentiments
mal à l'aise, pas à sa place
se fracassent à l'arrach
sur mon îlot personnel
s'effritent mes pensées
s'effritent mes joies
les espoirs se jouent aux dés
voire à un seul
roule, roule à l'endroit
à l'envers
au revers, de l'endroit
chouette
chouette
et patatra
l'ironie, le dérisoire
sonne à mon encontre
à mes rencontres
je vous salis bien bas
non pas pour vous défier
juste que je ne me relève pas
de cet endroit
où mes travers
siègent à la table des rois
mardi 29 septembre 2015
à siéger près de ces rois
samedi 5 septembre 2015
Est-ce ainsi
Un
vent contraire
m'éloigne peu à peu de toi
je reste solaire
au bout de ta laisse en soie
ce n'est pas que je me désespère
juste que j'oublie le goût de tes doigts
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que s'enfuient les histoires
je me crée des sphères
des étoiles qui défient peu à peu les lois
est-ce la gravité dans ton regard clair
ou l'oubli que je perçois
je navigue à vue dans l'espoir
de me perdre encore dans les méandres de tes bras
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que se racontent nos histoires
je voulais encore un peu y croire
défier les haines que l'on se doit
je voulais un cinéma du soir
en plein air, en plein émoi
je voulais croiser ton regard
et arracher ton cœur, encore une fois
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que tu me quittes, mon Histoire...
m'éloigne peu à peu de toi
je reste solaire
au bout de ta laisse en soie
ce n'est pas que je me désespère
juste que j'oublie le goût de tes doigts
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que s'enfuient les histoires
je me crée des sphères
des étoiles qui défient peu à peu les lois
est-ce la gravité dans ton regard clair
ou l'oubli que je perçois
je navigue à vue dans l'espoir
de me perdre encore dans les méandres de tes bras
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que se racontent nos histoires
je voulais encore un peu y croire
défier les haines que l'on se doit
je voulais un cinéma du soir
en plein air, en plein émoi
je voulais croiser ton regard
et arracher ton cœur, encore une fois
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que tu me quittes, mon Histoire...
dimanche 30 août 2015
Aphrodisiaque
T'as pris tes cachets ?
T'es là délabré,
Pas capable d'aligner
Une parole, un geste tendre
T'es vacciné ?
Rentre chez toi
J'veux pas de ton histoire,
Ordinaire égoïste
Tu veux moins ?
Vas y t'es libre.
Surtout ne glisse pas,
De l'autre côté du miroir
Tu pourrais t'y trouver
Et ça pour sûr ça va te déplaire.
Je suis ton alter ogé,
Ton toi face obscure
Tu aimes y être
Mais tu n'aimes pas t'y voir
Paradoxe de l'âme
Et du sexe au pouvoir...
Auteur : Annln
samedi 15 août 2015
Les maudits, d'hier
les
maudits, d'hier
les mots passés
s'empressaient près de moi,
le soir
me couvrant de leur art
me caressaient l'esprit
lesté dans ses sillons,
ses creux
et parfois ses espoirs
les images, sur le chemin
les images m'accompagnaient
de cette douce musique
de cette chaleur, onirique
en rêve, je revivais
ma réalité
sur cette terre
je réitérais, allitération symbolique
nos grandes aventures
nos no future
les maudits, d'hier
sont un bout de bonheur
en ce matin
où le soleil ne s'oublie pas
à mes yeux embrumés
la tendresse éthérée
de ces matins passés
où on s'efforçait à ne pas crever
à défaut de ne pas savoir vivre
nos libertés
derrière ses barreaux
je me barre à volonté
mes secrets bien amarrés
nos éclats, à se marrer
toute voile dehors
dehors
je vogue
sur ces terrains vagues
ces cafés, ces rues, ces embrouilles
qui nous soudaient, assourdis
dans le tumulte de nos vies volées
devins, devant deux verres
ou plus, bien souvent
nous savions où nous allions
et ce qu'on nous refusaient
en l'air, le ciel, les étoiles
fuselées
nos traces s'effaçaient
à force que nos âges avançaient
on dessinait des avenirs
avant de venir devant ce mur
épais
les maudits, d'hier
sont les maux d'aujourd’hui
des mots, si parfaits
le disent dans les journaux, ici
ici...
les mots passés
s'empressaient près de moi,
le soir
me couvrant de leur art
me caressaient l'esprit
lesté dans ses sillons,
ses creux
et parfois ses espoirs
les images, sur le chemin
les images m'accompagnaient
de cette douce musique
de cette chaleur, onirique
en rêve, je revivais
ma réalité
sur cette terre
je réitérais, allitération symbolique
nos grandes aventures
nos no future
les maudits, d'hier
sont un bout de bonheur
en ce matin
où le soleil ne s'oublie pas
à mes yeux embrumés
la tendresse éthérée
de ces matins passés
où on s'efforçait à ne pas crever
à défaut de ne pas savoir vivre
nos libertés
derrière ses barreaux
je me barre à volonté
mes secrets bien amarrés
nos éclats, à se marrer
toute voile dehors
dehors
je vogue
sur ces terrains vagues
ces cafés, ces rues, ces embrouilles
qui nous soudaient, assourdis
dans le tumulte de nos vies volées
devins, devant deux verres
ou plus, bien souvent
nous savions où nous allions
et ce qu'on nous refusaient
en l'air, le ciel, les étoiles
fuselées
nos traces s'effaçaient
à force que nos âges avançaient
on dessinait des avenirs
avant de venir devant ce mur
épais
les maudits, d'hier
sont les maux d'aujourd’hui
des mots, si parfaits
le disent dans les journaux, ici
ici...
jeudi 16 juillet 2015
un temps, à la recherche
le soleil
le soleil me pressait
de parcourir les chemins à la recherche
à la recherche
de l'ombre de mes souvenirs
celle que je suivais, fiévreux
de peur de croiser le regard
de cette personne, de cette silhouette
à la recherche
à la recherche
dessous l'averse
le monde m'accueille de ses bras
des gouttes se mélangent au front
de mes yeux
de mes yeux
plus besoin de se cacher
d'oublier ce temps passé
l'eau du ciel excuse mes larmes salées
à la recherche
à la recherche
le vent me souffle mes idées
dans une direction
noires
dans une direction opposée
il me caresse dans mes espoirs
je tremble un peu, une feuille
une feuille à la main
je tremble un peu
la nature a ses écrits
que j'écris sur la pointe
la pointe de mes mots
que les hyléores m'ont confiées
à la recherche
à la recherche
sur la terre, à la patine
de cette terre, rouge, encore
je couvre mon visage pour qu'il te soit inconnu
je plonge sur ce chemin, rampe jusqu'à ton nom
j'avance mes mots, pas à pas
à la frontière, indicible, de ton âme à la mienne
je souffre, j'argile, j'ocre
je pose ma paume au creux de cette terre
qui cerne ton regard, profond
à la recherche
à la recherche
les éléments se jouent de moi
je m'atèle à ne plus compter sur eux
appelant les temps anciens
à rester dans leurs cieux
j'avance
j'avance
vers cette ombre qui s'éclaircit
des rivières trouvent leurs chemins
dans les vallées
de son visage qui se craquelle
aride, fissuré, il se découvre
nymphe, découvrant ses embellies
qui me rappellent
qui me rappellent
un temps qui ne m'est pas inconnu
perdu
à la recherche
à la recherche
je t'ai retrouvé
le soleil me pressait
de parcourir les chemins à la recherche
à la recherche
de l'ombre de mes souvenirs
celle que je suivais, fiévreux
de peur de croiser le regard
de cette personne, de cette silhouette
à la recherche
à la recherche
dessous l'averse
le monde m'accueille de ses bras
des gouttes se mélangent au front
de mes yeux
de mes yeux
plus besoin de se cacher
d'oublier ce temps passé
l'eau du ciel excuse mes larmes salées
à la recherche
à la recherche
le vent me souffle mes idées
dans une direction
noires
dans une direction opposée
il me caresse dans mes espoirs
je tremble un peu, une feuille
une feuille à la main
je tremble un peu
la nature a ses écrits
que j'écris sur la pointe
la pointe de mes mots
que les hyléores m'ont confiées
à la recherche
à la recherche
sur la terre, à la patine
de cette terre, rouge, encore
je couvre mon visage pour qu'il te soit inconnu
je plonge sur ce chemin, rampe jusqu'à ton nom
j'avance mes mots, pas à pas
à la frontière, indicible, de ton âme à la mienne
je souffre, j'argile, j'ocre
je pose ma paume au creux de cette terre
qui cerne ton regard, profond
à la recherche
à la recherche
les éléments se jouent de moi
je m'atèle à ne plus compter sur eux
appelant les temps anciens
à rester dans leurs cieux
j'avance
j'avance
vers cette ombre qui s'éclaircit
des rivières trouvent leurs chemins
dans les vallées
de son visage qui se craquelle
aride, fissuré, il se découvre
nymphe, découvrant ses embellies
qui me rappellent
qui me rappellent
un temps qui ne m'est pas inconnu
perdu
à la recherche
à la recherche
je t'ai retrouvé
dimanche 12 juillet 2015
stellaire...
explorer un peu de son existence
se faire plaisir en regardant autour
croiser des gens pour leur histoire
écrire ces histoires, inspirer ces danses
croiser les mains au creux d'une oreille
souffler des mots, un espoir, un regret
croiser le regard, ce qui inspire, après
tourner autours, regarder ensemble, le ciel
tu me disais des mots
tu me racontais des histoires
tu m'inspirais des idéaux
tu m'insufflais l'art du dérisoire
alors je repartais, allongé,
j'oubliais ces choses, alanguis
j'assistais aux moments, symbiose
j'insistais pour ressentir, si rose
la vie dépose des feuilles blanchies
par le besoin d'être, sans trop savoir
que l'on crayonne par petites poses
des instants, ici et là, parfois aussi
des tons, des miens, des nôtres
aux mains esquissées
mètres à maîtres
pas à pas
des éclairs obscurs
des jouets, des cubes, des isthmes
une île inter-personnelle
des questions qui nouent, émois
des questions qui nouent, émois
m'aimes-tu aussi
un jour, un soir
dans la fragrance de ces galaxies
dans ton existence
explore
explore
explore
colore
se faire plaisir en regardant autour
croiser des gens pour leur histoire
écrire ces histoires, inspirer ces danses
croiser les mains au creux d'une oreille
souffler des mots, un espoir, un regret
croiser le regard, ce qui inspire, après
tourner autours, regarder ensemble, le ciel
tu me disais des mots
tu me racontais des histoires
tu m'inspirais des idéaux
tu m'insufflais l'art du dérisoire
alors je repartais, allongé,
j'oubliais ces choses, alanguis
j'assistais aux moments, symbiose
j'insistais pour ressentir, si rose
la vie dépose des feuilles blanchies
par le besoin d'être, sans trop savoir
que l'on crayonne par petites poses
des instants, ici et là, parfois aussi
des tons, des miens, des nôtres
aux mains esquissées
mètres à maîtres
pas à pas
des éclairs obscurs
des jouets, des cubes, des isthmes
une île inter-personnelle
des questions qui nouent, émois
des questions qui nouent, émois
m'aimes-tu aussi
un jour, un soir
dans la fragrance de ces galaxies
dans ton existence
explore
explore
explore
colore
lundi 15 juin 2015
Équilibres
Une goutte s'élance
Comme une statue brisée
Elle penche
Elle flirte avec la brise et
Elle s'épanche
Puis d'un geste s'assèche
Déséquilibre
Des équilibres
La lumière en cette nuit
S'étonne de n'être plus
Qu'esclave sans bruit
A tous ces phares suspendue
Derrière cette ombre d'aujourd'hui
En un soupir elle s'est perdue
Déséquilibre
Des équilibres
Et te voilà seule
Perdue en cette vie navrante
Derrière les sourires toujours seule
Tu entends la pluie énervante
Tu es cette goutte qui coule
Tu hais coûte que coûte l'attente
Déséquilibre
Des équilibres
Une goutte s'élance
S'étonne de n'être plus
Derrière les sourires toujours seule
Elle flirte avec la brise et
Derrière cette ombre d'aujourd'hui
Tu hais coûte que coûte l'attente
Déséquilibre
Des équilibres
Auteur : Nairolf
mercredi 3 juin 2015
Or Dinaire
Nuit psychédélique
Torturé tu vis
Dans un lit de délires
Et tu rejettes en moi
La folie de vivre ;
Nuit métaphorique
Où se mêlent les dires
Et tes premiers soupirs ;
Où le temps qui passe
Scelle en toi le désir ;
Nuit fantasmagorique
Tu prends le rythme et les odeurs,
Tu résistes et tu meurs,
Tu bandes automatique
Et tic et tic tic tic ;
Nuit amnésique
Plus de temps pour penser
Plus de temps pour parler
Plus de temps pour rêver
Tu vis... et tu meurs !
Réveille toi fantôme
Lève la nuit
Fais le jour sur ton cœur
Et dis moi juste...
Pas...
L'heure.
Auteur : Annln
mardi 26 mai 2015
Le dernier matin de l'année
les feuilles mentent
la tasse n'en finit plus de refroidir
j'ai vu la fumée
s'en échapper
par la fenêtre la neige
s'affole à s'en fendre les paupières
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
le dernier matin de l'année
un regard sur ce papier glacé
qui me brûle entre les doigts
je le regarde m'échapper
rejoindre ce sol évanoui
où mes pieds se dérobent
sans direction où aller
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
le dernier matin de l'année
une cigarette s'épuise
dans le cendrier, seule
consume son existence
crame sa vie, sans aucune violence
que celle de l'abandon
sans dieu, ni mètre
sans toi, de la distance
sans direction où aller
le dernier matin de l'année
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
minuit s'enorgueillit des heures
des minutes qui se rapprochent, s'amusent
deux bras qui trottent
des idées noires à la lueur du jour
jusqu'au firmament, l'épitaphe, dans le rétro
une année qui passe, jusqu'à cette nuit
où les histoires se racontent puis s'oublient
le dernier matin de l'année
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
le dernier matin de l'année
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
et puis après...
la tasse n'en finit plus de refroidir
j'ai vu la fumée
s'en échapper
par la fenêtre la neige
s'affole à s'en fendre les paupières
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
le dernier matin de l'année
un regard sur ce papier glacé
qui me brûle entre les doigts
je le regarde m'échapper
rejoindre ce sol évanoui
où mes pieds se dérobent
sans direction où aller
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
le dernier matin de l'année
une cigarette s'épuise
dans le cendrier, seule
consume son existence
crame sa vie, sans aucune violence
que celle de l'abandon
sans dieu, ni mètre
sans toi, de la distance
sans direction où aller
le dernier matin de l'année
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
minuit s'enorgueillit des heures
des minutes qui se rapprochent, s'amusent
deux bras qui trottent
des idées noires à la lueur du jour
jusqu'au firmament, l'épitaphe, dans le rétro
une année qui passe, jusqu'à cette nuit
où les histoires se racontent puis s'oublient
le dernier matin de l'année
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
le dernier matin de l'année
vais-je te manquer
le dernier matin de l'année
vais-je t'oublier
et puis après...
mardi 21 avril 2015
Je n'écris plus
En moi tout se bouscule pourtant
Toutes ces images, oui tant et tant
Mais tout ne peut être mots
Tous ces rires à mourir
Ces pleurs à bannir
Et moi au milieu
Submergé par les je voudrais
Noyé dans les il faudrait
Je n'écris plus
Au delà de mon miroir intérieur
Toutes ces lignes secrètes
Enfouies au cœur de mon cœur
Entrouvrent sur le monde une fenêtre
Donnent chair à l'impossible
Le rêve inaccessible
L'indomptable, l'irraisonnable
Toutes ces lignes que
Je n'écris plus
Pour n'être qu'amour
Je suis cette ombre lancinante
Bouleversante aux alentours
Cette île aux mille falaises
Renvoyant les échos lointains
De mes actes manqués
De ce passé si facile
Aux infinis possibles que
Je n'écris plus
Je ne vis plus
Auteur : Nairolf
mardi 24 mars 2015
Être et avoir
Quand le qui suis-je de mes nuits
Rejoint le qu'y puis-je de mes jours
Je suis transparence
Inédite et sensible transparence
Je suis liberte retrouvée
Infinie fuite en avant
Quand toutes mes couleurs de vie
Illuminent mes lignes obscures
Je suis découverte
Au delà de la fin des terres
Je suis de l'autre côté
Noir brillant éclatant de sueur
Quand l'hymne du quotidien
Résonne en chacun de mes pas
J'ai le don d'ubiquité
Ici et ailleurs en un même souffle
J'ai en moi cette chaleur
Et l'univers au bout de mes doigts
Quand sans prévenir la fin des mots
Dessine la chute d'un point rageur
J'ai envie d'être encore et encore
Envie d'avec et d'en toi
J'ai mal à mes impossibles rêves
Et à toutes nos rimes uniques
Auteur : Nairolf
mercredi 4 février 2015
Sens
Plonge en ces heures aériennes
Deviens un écho de demain
Oublie celui que tu n'es
Pour mieux naître à l'infini
Auteur : Nairolf
samedi 31 janvier 2015
Reste l'amour
Derrière tes larmes sèches
Tes rires insondables aux accents
Chaleureux
Ce geste involontaire avec ta folle mèche
Derrière tes mystères
Malheureux
Reste l'amour
Quand plus rien ne subsiste
Vraiment
Il pleut des rêves
Sur mon âme
Au milieu des épuisements
Quand l'espoir fuit mes hymnes
Équivoques
Reste l'amour
Ici ou là nos rares idéaux
En mémoire de nos ancêtres ridés
Nos directions
Nos flèches de vie
D'envie aussi
Nos aiguilles aiguisées
Prête à ne percer qu'horreur
Et damnation
Reste l'amour
De beaux restes sans doute
Des restes quand même
Faibles échos de lueurs magiques
Reste l'amour
Mais pour quoi faire
Pourquoi défaire
Reste l'amour
Et tes yeux rouges
Et ses yeux bleus
Reste l'amour
Reste l'amour
Reste l'amour
Et toi
Qui y croit
Encore
Auteur : Nairolf
mercredi 14 janvier 2015
Fâché
Fâché
Avec moi-même
Avec tout le monde
Mais qui suis-je
Pour les juger
Pour me juger
Fâché
Avec l'amour
Sans pitié
Sans porte de sortie
Quand viennent les gouttes
Et les à pics
Fâché
D'être plus fort
Et d'être plus faible
À la fois
Et de nager à peine
Au milieu des récifs
Fâché
De parfois n'être plus
De n'être rien
Qu'un nain posteur
Entre deux rives assassines
Autant couler
Fâché
De ne pas gueuler
Pas assez fort
Contre toutes ces nausées
Ces faits et gestes
Qui m'ankylosent
Fâché
D'être fâché
Et fatigué
Et puis adieu
Mes mots se meurent
De ne rien dire
Auteur : Nairolf
mercredi 31 décembre 2014
song for her...
de la belle anglaise
je file les doigts
à l'exquise des dentelles
de ses bras frivoles
je voyage en solitaire
sur sa planète secrète
vogue vogue, vagues
mes souvenirs restent
sans nom sans cesse
s'en vont et reviennent
courant et ressac
plongés dans les eaux
je me prélasse, m'enlace
de ses sourires complices
complots de mon âme
accroché à ces rivages
je file je file
à la belle anglaise...
je file les doigts
à l'exquise des dentelles
de ses bras frivoles
je voyage en solitaire
sur sa planète secrète
vogue vogue, vagues
mes souvenirs restent
sans nom sans cesse
s'en vont et reviennent
courant et ressac
plongés dans les eaux
je me prélasse, m'enlace
de ses sourires complices
complots de mon âme
accroché à ces rivages
je file je file
à la belle anglaise...
samedi 20 décembre 2014
Associations
Rêve lac voiture fuite baiser douceur
Miroir châtaigne petite maison pente
Foudre sourcil odeur de pêche
Regard étincelles sages paroles
Tic tac tic tac
Pavé haut en couleur rythmes
Pigeon mouton arbres filiformes
Silence cave caresses évidences
Atoll armes supérieures rides
Tic tac tic tac
Tour nuages équilibre fragile
Morceaux humeur chafouine bec
Adaptation va-nu-pieds roucoulade
Noir sac à viande rimes avides
Tic tac tic tac
Lignes courbes ectoplasme vidéo
Rat des champs feu rouge glace
Rareté tempo feuilles volantes
Pensées poison solstice mental
Tic tac tic tac
Auteur : Nairolf
lundi 15 décembre 2014
Qui ne croit plus
Comment dire
A qui ne veut entendre
Ne veut même pas voir
Que le pire n'est pas sûr
Et que la pluie tombe ailleurs
Comment parler
Quand chaque mot semble blesser
Quand il préfère derrière ce mur
Cette carapace faite de notes
Se protéger se calfeutrer
Comment oser vibrer
De gestes insignifiants
Quand la splendeur se cache ailleurs
Dans ce no man's land
Aux instants miraculeux
Comment faire rêver
Celui qui sait tout sur tout
Drapé dans sa superbe fierté
Celui qui ignore les petits riens
Aux ombres si discrètes
Comment aimer
Celui qui ne croit plus
Que demain peut sourire
Après demain éclore
A la vie à la mort
Auteur : Nairolf
dimanche 30 novembre 2014
Je n'écris pas
Je n'écris pas
Pas aujourd'hui
Pas ce que je vis
Je ne le peux
Je ne le veux
Pour que les comètes filent
A l'infini
Je n'écris pas
Je n'écris pas
Les pores grandes ouvertes
Je ressens et j'apprends
Ce qui change
En moi
Autour de moi
Sans jamais l'oublier
Je n'écris pas
Je n'écris pas
Ce qui ne peut se dire
Juste se vivre
Et s'espérer
Mais tous les jours
Je joue
Avec les mots qui inventent ce que
Je n'écris pas
Je n'écris pas
Je n'écris plus
Ou pas encore
Ce présent vide
Sauf en ces jours d'ailleurs
Aux obscurs possibles
Hors du temps hors du monde
Je n'écris pas
Je n'écris pas
Les yeux fermés
Les paumes ouvertes
Un cœur qui bat
Pour quelques mots
Je les redis je les relis
Comme je la vis au fond de moi
Je n'écris pas
mardi 4 novembre 2014
Sur les bords de la Seille
Sur les bords de la Seille comme princes des flots
Tu observes les cygnes la tête entourée d'eau
Tu oses espérer la fin de ces heures insipides
Et tu attends là
Le regard dans le vide
Ô s'il savait que tu espères si fort
S'il savait ces détails qui sont autant d'efforts
Tu t'es faite belle pour ton inconnu
Crois-tu pour autant
Qu'il descendrait des nues
Viendra-t-il pour tes yeux humides
Saura-t-il caresser tes jeunes rides
Et vivre avec toi le voudra-t-il
Pour enfin poser ses envies
Dans ton île
La Seille s'agite de vagues auréoles
Le vent se glisse dans tes boucles folles
Il ne viendra pas aujourd'hui tu le devines
Mais il fait bon rêver au soleil
Sur les rives messines
Auteur : Nairolf
jeudi 30 octobre 2014
Haloween !
Hourra ! C’est Halloween !
Avant de commencer la fête, faisons l’appel :
La sorcière Pétunia, OUI, Dracula, OUI,
Le fantôme Woody, OUI, l’ogre…
Oh ! L’ogre ! Il n’est pas là ? Mais où est-il ?
Woody et les autres, regardez ! L’ogre arrive là-bas !
Excusez-moi, j’avais un concours de laideur.
Euh d’accord... Maintenant on peut commencer.
Non, mais j’ai oublié mes accessoires !
Auteur : La ballerine
samedi 18 octobre 2014
Des ténèbres
Au fond des ténèbres
Sommeille l'indomptable
L'irrévérencieux
L'inconsolable
Au fond des ténèbres
Parfum d'instant magique
Et le voilà qui vit
Au milieu des ombres
Entre feu ardent et lumière aveuglante
Lui l'indomptable
À la baguette
Lui l'inconsolable
Touché au cœur
Touché
Coulé
Et voguent les âmes tendres
Au fond des ténèbres
Inertes étaient ces âmes
Abandonnées
Comme oubliées
Au fond des ténèbres
D'éclipses en éclipses
Brillent les astres seuls
Vibrent les rimes ivres
Au creux de la noirceur
Par les rayons révélée
La sensation de vivre
Sous le feu des ténèbres
Un halo se dessine
Autour de cet improbable calice
Nulle envie plus puissante
Que d'y tremper ses lèvres
Pour s'y abandonner
Sous le feu des ténèbres
Auteur : Nairolf
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