mon passé m'est inconnu
un temps j'ai cru l'avoir repris
suspendu à son vol
je le suivais comme un oiseau en cage
persuadé que demain se décidait hier
et que mon présent ne m'était d'aucun cadeau
que de celui de penser à mes souvenirs
accroches d'un avenir en arrière
mais mon passé m'est inconnu
j'ai beau pioché dans ma caboche
je ne fouille toute mon existence
pour une part d'ombre
flou et inexactitude
à la recherche d'un temps perdu
et que je me fausse à vouloir retrouver
qu'étais-je pour être devenu
cet être sans temps à se consacrer
et n'avoir pour unique raison
qu'un rez comme avenir d'horizon
tant de questions
temps du questionnement
vouloir cacher à ses collègues
et d'autant plus à ses proches
passé comme avenir
n'est ni louable ni affligeant
garder un temps soit peu
de ce que nous sommes
ne nous change pas
car c'est ce qui nous fait
nous construit, nous conjugue
entre je, nous ou ils
dans notre bulle temporelle
l'idée n'est pas falsifier nos chemins
prisme de boules d’irréalités
à la vision pécuniaire
Perception, prison de nos cœurs et nos neurones
ne me juge pas car je ne suis pas le dernier
à vouloir m'en affranchir
jour après jour
day after day
ainsi ira ma vie
au présent éternel
samedi 30 juillet 2011
mardi 26 juillet 2011
Billet d'où
étrange sensation
d'une colère contenue
dans un billet doux
d'où émane des sentiments
qui ne mènent nulle part
entre toi et moi
entre toi et moi
je ne suis qu'un jouet
dans tes mains expertes
fil d'or et déjà embrumé
du matin jusqu'au soir
perte de contrôle, sur ce chemin empêtré
qui m'a empêché
qui m'a empêché
il n'y a pas de profondeur éthylique
sans brisure d'un amour idyllique
il n'y a pas d'ange déchu
sans des espoirs déçus
il n'y a pas de sang qui se fige
sans le froid d'un regard qui m'oblige
à m'oublier pour t'oublier
à m'oublier pour t'oublier
à se lever seul le matin
apeuré par la quiétude du quotidien
à supporter des gestes de sympathie
symbole déchirant et qui le soir me crie
que mes journées sont longues
et mes démons qui se languissent
et mes démons qui se languissent
être devant les autres
ce que je ne suis devant ma glace
ce n'est pas le monde dont je rêvais
ce n'est pas le chemin que je prenais
j'aimerai me casser pour me reconstruire
une case en moins, une case en trop
une case en moins, une case en trop
étrange sensation
que ce billet qui me brule ma main
et qui te laisse de glace
ma météo est au plus bas
tu mets tes hauts et tu t'en vas
la porte se ferme aujourd'hui
la porte se ferme, à demain.
d'une colère contenue
dans un billet doux
d'où émane des sentiments
qui ne mènent nulle part
entre toi et moi
entre toi et moi
je ne suis qu'un jouet
dans tes mains expertes
fil d'or et déjà embrumé
du matin jusqu'au soir
perte de contrôle, sur ce chemin empêtré
qui m'a empêché
qui m'a empêché
il n'y a pas de profondeur éthylique
sans brisure d'un amour idyllique
il n'y a pas d'ange déchu
sans des espoirs déçus
il n'y a pas de sang qui se fige
sans le froid d'un regard qui m'oblige
à m'oublier pour t'oublier
à m'oublier pour t'oublier
à se lever seul le matin
apeuré par la quiétude du quotidien
à supporter des gestes de sympathie
symbole déchirant et qui le soir me crie
que mes journées sont longues
et mes démons qui se languissent
et mes démons qui se languissent
être devant les autres
ce que je ne suis devant ma glace
ce n'est pas le monde dont je rêvais
ce n'est pas le chemin que je prenais
j'aimerai me casser pour me reconstruire
une case en moins, une case en trop
une case en moins, une case en trop
étrange sensation
que ce billet qui me brule ma main
et qui te laisse de glace
ma météo est au plus bas
tu mets tes hauts et tu t'en vas
la porte se ferme aujourd'hui
la porte se ferme, à demain.
vendredi 22 juillet 2011
Envol
Des pétales incongrus au sommet d'une tour
Comme si le vent voulait malgré tout porter cette nouvelle
Comme si aucun bonheur ne pouvait résister à l'appel
A la peine
Comme si le chemin le plus court était le détour
De cette tour
De ces restes de fleurs émanent
Les rayons chaleureux d'une existence espérée
Plus de colère quand c'est de joie qu'il faut pleurer
Il faut pleurer
Mannes incandescentes aux vibrantes membranes
Arrêtons là le drame
Cette tour égoïste qui se noie dans ses doutes
Qui crie vers toi des gestes insensés
Et qui dit c'est assez c'est assez
Assez
Assez de larmes et de rires qui coûtent
Des échos de vieilles années de mois d'août
Des pétales incongrus au creux de la main
Je ne les vois ne les touche mais les sens
Ces souvenirs fabuleux comme tachés de sang
Vers moi descends
Arrose de ta candeur tous nos demain
Des pétales incongrus au creux de nos deux mains
S'envolent
Comme si le vent voulait malgré tout porter cette nouvelle
Comme si aucun bonheur ne pouvait résister à l'appel
A la peine
Comme si le chemin le plus court était le détour
De cette tour
De ces restes de fleurs émanent
Les rayons chaleureux d'une existence espérée
Plus de colère quand c'est de joie qu'il faut pleurer
Il faut pleurer
Mannes incandescentes aux vibrantes membranes
Arrêtons là le drame
Cette tour égoïste qui se noie dans ses doutes
Qui crie vers toi des gestes insensés
Et qui dit c'est assez c'est assez
Assez
Assez de larmes et de rires qui coûtent
Des échos de vieilles années de mois d'août
Des pétales incongrus au creux de la main
Je ne les vois ne les touche mais les sens
Ces souvenirs fabuleux comme tachés de sang
Vers moi descends
Arrose de ta candeur tous nos demain
Des pétales incongrus au creux de nos deux mains
S'envolent
lundi 18 juillet 2011
attendez moi
je me suis laissé aller à la tiédeur de ce soir
une main dans l'eau, une larme au coin de mon espace
je ne me sens que liège, transportée sur ce cours
bercé par le tintamarre inaudible d'une quiétude tropicale
je ne vis que pour ces couchers de soleil
qui se fondent au rez de mers infinies
je ne lève qu'à peine mon regard
qu'un ciel m'enveloppe de son écrin bleuté
qu'une armure cotonneuse m’imprègne de tout son être
que des sirènes aux ailes de feu me cantiquent à gorge déployée
je sais qu'un jour je me réveillerai
que l'on m'attend
de l'autre côté
de l'autre côté
je sais que ma place est dans cette alteralité
cet autre alité, réalité
je ne comprends que mieux cette tiédeur fiévreuse
je sens ces larmes en se penchant sur moi
je n'entends que mieux ces sons cliniques
je ne ressens que cette chaleur artificielle
et ces baumes pour adoucir mes maux
aux sons de ces dames blanches aux attentions angéliques
je sais que l'on m'attend
de l'autre côté
de l'autre côté
je sens qu'un jour je me réveillerai
dans cette alterité
ma vérité
le fantasme m'était doux et enjôleur
ma vie n'en sera que plus belle
attendez moi
attendez moi....
une main dans l'eau, une larme au coin de mon espace
je ne me sens que liège, transportée sur ce cours
bercé par le tintamarre inaudible d'une quiétude tropicale
je ne vis que pour ces couchers de soleil
qui se fondent au rez de mers infinies
je ne lève qu'à peine mon regard
qu'un ciel m'enveloppe de son écrin bleuté
qu'une armure cotonneuse m’imprègne de tout son être
que des sirènes aux ailes de feu me cantiquent à gorge déployée
je sais qu'un jour je me réveillerai
que l'on m'attend
de l'autre côté
de l'autre côté
je sais que ma place est dans cette alteralité
cet autre alité, réalité
je ne comprends que mieux cette tiédeur fiévreuse
je sens ces larmes en se penchant sur moi
je n'entends que mieux ces sons cliniques
je ne ressens que cette chaleur artificielle
et ces baumes pour adoucir mes maux
aux sons de ces dames blanches aux attentions angéliques
je sais que l'on m'attend
de l'autre côté
de l'autre côté
je sens qu'un jour je me réveillerai
dans cette alterité
ma vérité
le fantasme m'était doux et enjôleur
ma vie n'en sera que plus belle
attendez moi
attendez moi....
jeudi 14 juillet 2011
Ils
ils ont de drôle de manière
se donnent des billets de main en main
sont amis et amants de temps en temps
ils sont des nantis et nous leur manant
ils ont un haut verbe
du moins s'en convainquent-ils chemin faisant
moi, je le considère que de plus qu'hautain
de réunions en îles, ils sont lointains
ils ont un esprit de bâtisseur
d'un près en béton devenu empire
leurs marchés ne sont ni bucoliques ni saveurs
ils sont les meilleurs dans ce qu'il y a de pire
ils pensent pour leurs concitoyens
des penseurs ne sachant panser
que le vide de leur propre existence
aider pour eux n'est qu'espoirs vains
ils se disent sensibles aux faits de notre société
les seuls faits pour eux ne sont pas à faire pour nous
les nôtres ne sont ni haut ni divers encore moins à valoir
l’acte n'est pas dans le besoin mais dans l'envie
ils disent savoir être bien entourés
que tout se monnaye, c'est le nerf de la guerre
moi mon air est ailleurs, mon âme bien ancrée
la leur a coulé, leur "bon-esprit" ayant chaviré
des fois je les regarde avec cette distance
qui nous sépare, nous ici, eux en haut
mais je me dis que je lève les yeux pour voir le ciel
et eux de ne se pencher, fardeau, que vers leur tombeau
se donnent des billets de main en main
sont amis et amants de temps en temps
ils sont des nantis et nous leur manant
ils ont un haut verbe
du moins s'en convainquent-ils chemin faisant
moi, je le considère que de plus qu'hautain
de réunions en îles, ils sont lointains
ils ont un esprit de bâtisseur
d'un près en béton devenu empire
leurs marchés ne sont ni bucoliques ni saveurs
ils sont les meilleurs dans ce qu'il y a de pire
ils pensent pour leurs concitoyens
des penseurs ne sachant panser
que le vide de leur propre existence
aider pour eux n'est qu'espoirs vains
ils se disent sensibles aux faits de notre société
les seuls faits pour eux ne sont pas à faire pour nous
les nôtres ne sont ni haut ni divers encore moins à valoir
l’acte n'est pas dans le besoin mais dans l'envie
ils disent savoir être bien entourés
que tout se monnaye, c'est le nerf de la guerre
moi mon air est ailleurs, mon âme bien ancrée
la leur a coulé, leur "bon-esprit" ayant chaviré
des fois je les regarde avec cette distance
qui nous sépare, nous ici, eux en haut
mais je me dis que je lève les yeux pour voir le ciel
et eux de ne se pencher, fardeau, que vers leur tombeau
dimanche 10 juillet 2011
Inconcevable
L'inconcevable frappe souvent sans prévenir
Sans taper sur l'épaule pour dire
Attention ça va faire mal
Des mots qui blessent et tirent un râle
De mes restes de normalité
D'humanité
Il est bien là et s'insinue
Il souffle sur nos nuques une brise nue
Au delà des prémices il étouffe les souhaits
D'intentions pures en plus obscurs effets
Il ne s'encombre pas de détours
Bien envoyé le choc est sourd
S'il avait une alliée serait-ce la déception
Ou bien l'inimitié voilà la vraie question
Il est des extrémités au goût d'irréversible
Des flèches empoisonnées au cœur de vies sensibles
Bientôt une envie d'envoyer une baffe salutaire
D'arrêter d'attendre de se taire
Ou bien partir
Ignorer sans coup férir
Laisser les mesquineries
Se bouffer les yeux avec envie
Partir sur des routes aux reflets noirs
Sans dire adieu ni même au revoir
L'inconcevable frappe souvent sans prévenir
Sans taper sur l'épaule pour dire
Attention ça va faire mal
Est ce normal
Pas de réponses à recevoir
Tant il est dur d'inconcevoir
Sans taper sur l'épaule pour dire
Attention ça va faire mal
Des mots qui blessent et tirent un râle
De mes restes de normalité
D'humanité
Il est bien là et s'insinue
Il souffle sur nos nuques une brise nue
Au delà des prémices il étouffe les souhaits
D'intentions pures en plus obscurs effets
Il ne s'encombre pas de détours
Bien envoyé le choc est sourd
S'il avait une alliée serait-ce la déception
Ou bien l'inimitié voilà la vraie question
Il est des extrémités au goût d'irréversible
Des flèches empoisonnées au cœur de vies sensibles
Bientôt une envie d'envoyer une baffe salutaire
D'arrêter d'attendre de se taire
Ou bien partir
Ignorer sans coup férir
Laisser les mesquineries
Se bouffer les yeux avec envie
Partir sur des routes aux reflets noirs
Sans dire adieu ni même au revoir
L'inconcevable frappe souvent sans prévenir
Sans taper sur l'épaule pour dire
Attention ça va faire mal
Est ce normal
Pas de réponses à recevoir
Tant il est dur d'inconcevoir
vendredi 1 juillet 2011
Sans y croire
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Tu te meurs de mes tiédeurs
Il y a des jours il y a des vides
Ces montagnes de couettes écarlates
Ces routes sans issues sans recours
Il y a des plaines il y a des nuits
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Quand tu escalades ces dictons rouillés
Les douleurs sonnent la fin des buts
Tu hypnotises mieux le matin
Quelques minutes d'avenir hasardeux
Au creux de tes mains tremblantes
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Troublantes ces âmes qui rôdent
Ces magistrales amours qui s'oublient
Pendue dans l'absolue noirceur
Une bible une énigme une clef
Sésame étonnant d'une porte invisible
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Il y avait des certitudes douteuses
Éclairée par une lune gibeuse
Il y a des calculs laborieux
D'un savant fou qui se croyait curieux
Il y aura des doutes grandissants
Et avec eux des hymnes assourdissants
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Une fin pour toi pour moi pour eux
Car pour nous une asymptote infinie
Des courbes impossibles aux angles inversés
Des trous noirs harmonieux parsemés d'idées neuves
Des jours dans le noir et des nuits de lumière
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Faut-il y croire
D'ailleurs
Que tes mystères sont mes ailleurs
Tu te meurs de mes tiédeurs
Il y a des jours il y a des vides
Ces montagnes de couettes écarlates
Ces routes sans issues sans recours
Il y a des plaines il y a des nuits
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Quand tu escalades ces dictons rouillés
Les douleurs sonnent la fin des buts
Tu hypnotises mieux le matin
Quelques minutes d'avenir hasardeux
Au creux de tes mains tremblantes
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Troublantes ces âmes qui rôdent
Ces magistrales amours qui s'oublient
Pendue dans l'absolue noirceur
Une bible une énigme une clef
Sésame étonnant d'une porte invisible
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Il y avait des certitudes douteuses
Éclairée par une lune gibeuse
Il y a des calculs laborieux
D'un savant fou qui se croyait curieux
Il y aura des doutes grandissants
Et avec eux des hymnes assourdissants
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Une fin pour toi pour moi pour eux
Car pour nous une asymptote infinie
Des courbes impossibles aux angles inversés
Des trous noirs harmonieux parsemés d'idées neuves
Des jours dans le noir et des nuits de lumière
Et tu répètes sans y croire
Que tes mystères sont mes ailleurs
Faut-il y croire
D'ailleurs
lundi 27 juin 2011
Seule
Au milieu du silence
Une goutte d'or captivante
Un moment de poésie vivante
Quelques débris d'absence
Et toi
Vers les rayons matinaux toute droite tendue
Une branche verdoyante s'étire paisiblement
Accrochée à son lien seulement
Une araignée suspendue
Et toi
Hypnotisée par l'ignorance de son destin
Elle file elle tisse sans souci
Sans savoir qu'un jour elle aussi
Regrettera d'être invitée au festin
Et toi
Une icône préservée des acides réalités
Une bougie bien rangée au fond du tiroir
Un attrait pour les goûts du terroir
Toutes les chances de finir alitée
Et toi
Tu vois dans ces choses des miroirs
Des trous noirs où se perdre évidemment
La lutte est longue et vaine sans amant
Comme un arrière goût de mouroir
Et toi
Seulement
Une goutte d'or captivante
Un moment de poésie vivante
Quelques débris d'absence
Et toi
Vers les rayons matinaux toute droite tendue
Une branche verdoyante s'étire paisiblement
Accrochée à son lien seulement
Une araignée suspendue
Et toi
Hypnotisée par l'ignorance de son destin
Elle file elle tisse sans souci
Sans savoir qu'un jour elle aussi
Regrettera d'être invitée au festin
Et toi
Une icône préservée des acides réalités
Une bougie bien rangée au fond du tiroir
Un attrait pour les goûts du terroir
Toutes les chances de finir alitée
Et toi
Tu vois dans ces choses des miroirs
Des trous noirs où se perdre évidemment
La lutte est longue et vaine sans amant
Comme un arrière goût de mouroir
Et toi
Seulement
jeudi 23 juin 2011
combien de fois
combien de fois
j'ai tourné à droite
en ne regardant que mes pieds, gauche
gauche je ne voyais passer en silence
une ombre qui passait, flagrance de l'impalpable
l'impossibilité de l'être à n'avoir
n'avoir que de la poussière comme seul contact
combien de fois
combien de fois
mes yeux se sont plissés
à la lueur de mon incohérence
je n'étais que mon égo
dégout de mon autre comme seul écho
échu, j'échouais à une existence éthérée
combien de fois
combien de fois
je tremblais à la moindre foudre
coups que je ne voyais venir
illuminant ma part d'ombre
scintillant, explosions en éclats
célestes, les étoiles de mon destin
combien de fois
combien de fois
je m'embourbais dans mes théories
thésaurisant mes expériences, en usage et en faux
le cours de la vie n’étant pas celui de l'argent
ce crack n'ayant eu d'effet que de fendre mon cœur
combien de fois
combien de fois
j'ai tournée à droite
alors que mon autre
alors que ma foudre
alors que mon étoile
alors que mon cœur
s'en allait
s'en allait
sur l'autre versant
j'ai tourné à droite
en ne regardant que mes pieds, gauche
gauche je ne voyais passer en silence
une ombre qui passait, flagrance de l'impalpable
l'impossibilité de l'être à n'avoir
n'avoir que de la poussière comme seul contact
combien de fois
combien de fois
mes yeux se sont plissés
à la lueur de mon incohérence
je n'étais que mon égo
dégout de mon autre comme seul écho
échu, j'échouais à une existence éthérée
combien de fois
combien de fois
je tremblais à la moindre foudre
coups que je ne voyais venir
illuminant ma part d'ombre
scintillant, explosions en éclats
célestes, les étoiles de mon destin
combien de fois
combien de fois
je m'embourbais dans mes théories
thésaurisant mes expériences, en usage et en faux
le cours de la vie n’étant pas celui de l'argent
ce crack n'ayant eu d'effet que de fendre mon cœur
combien de fois
combien de fois
j'ai tournée à droite
alors que mon autre
alors que ma foudre
alors que mon étoile
alors que mon cœur
s'en allait
s'en allait
sur l'autre versant
samedi 18 juin 2011
A toi, ma Société
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité
exception de l'unité
solidarité en papier
pour cette société
délaissé de sa pluralité
remboursement de peine
sans remise de peine
reçois tout cette haine
en pleine face et saigne
tu ne te libère d'aucune addict
Société, constrict par ce boa politique
Société, tu te pares de mystique
regarde dans ta rue, tu n'es que cynique
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité
paie, vente, raque et crache
marché qui rabâche et lâche
sans attache, emploi et cash
l'oiseau bleu n'a plus son panache
regards de travers
tu reprends un verre
juge de ton regard sévère
Société, tu as remis ton œil de verre
emprunté par ton devoir de fraternité
ironique et amnésique à tes égalités
brouillant l'image de tes libertés
où est passé ton hymne, Société?
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité....
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité
exception de l'unité
solidarité en papier
pour cette société
délaissé de sa pluralité
remboursement de peine
sans remise de peine
reçois tout cette haine
en pleine face et saigne
tu ne te libère d'aucune addict
Société, constrict par ce boa politique
Société, tu te pares de mystique
regarde dans ta rue, tu n'es que cynique
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité
paie, vente, raque et crache
marché qui rabâche et lâche
sans attache, emploi et cash
l'oiseau bleu n'a plus son panache
regards de travers
tu reprends un verre
juge de ton regard sévère
Société, tu as remis ton œil de verre
emprunté par ton devoir de fraternité
ironique et amnésique à tes égalités
brouillant l'image de tes libertés
où est passé ton hymne, Société?
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité
sensation de satiété
pour cette société
qui se dit rassasié
de son humanité....
jeudi 9 juin 2011
Mamie-note
Rien de bien n'arrive par hasard
Avec son air complice voilà ce qu'elle disait
Dans son œil moqueur quelque chose de bizarre
Comme si c'était votre futur qu'elle lisait
Ses mains abîmées semblaient sculptées sur mesure
Des mains pour caresser des mots doux pour aimer
Harmonieusement elles battaient la mesure
Accueillant mes notes débutantes avec fierté
Lors des agapes dominicales elle reprenait en chœur
Les chants entonnées par ses petits enfants
Cette cordée familiale lui tenait à cœur
Et elle s'émerveillait de notre énergie en tremblant
Elle est partir fière d'avoir accompli sa mission
Fil après fil elle a tissé nos âmes insouciantes
Réseauter la famille telle était sa passion
Au creux de nos joies elle rit toujours vivante
Avec son air complice voilà ce qu'elle disait
Dans son œil moqueur quelque chose de bizarre
Comme si c'était votre futur qu'elle lisait
Ses mains abîmées semblaient sculptées sur mesure
Des mains pour caresser des mots doux pour aimer
Harmonieusement elles battaient la mesure
Accueillant mes notes débutantes avec fierté
Lors des agapes dominicales elle reprenait en chœur
Les chants entonnées par ses petits enfants
Cette cordée familiale lui tenait à cœur
Et elle s'émerveillait de notre énergie en tremblant
Elle est partir fière d'avoir accompli sa mission
Fil après fil elle a tissé nos âmes insouciantes
Réseauter la famille telle était sa passion
Au creux de nos joies elle rit toujours vivante
samedi 4 juin 2011
partir un jour...
elle est partie sans moi
elle est partie comme ça
moi je m'étais préparé
les valises, le chien, la télé
j'avais pas senti le mauvais temps
la bourrasque qui m'a jeté par devant
par devant la maison
par delà la clôture
clôturant une relation de toit
de toi avec moi
de toi avec moi
j'avais fait des recherches
sur des temps perdus enfin retrouvés
des temps où l'amour mûrit au soleil de tes yeux
manque de pot, le fruit a pourri
pot-pourris emporté autant pour rien
je la peignais belle
tous les jours de plus en plus
elle se sentait belle
loin de moi
elle ne me voyait plus en peinture
les couleurs ont tourné
comme un arrière-goût de nature morte
elle est partie sans moi
elle est partie comme ça
comme une parenthèse
que l'on ne ferme même pas
une aime en suspension
qui ne laisse que des interrogations
et au bout du chemin, des coups et un point.
je n'avais pas prévu ses coups
je n'avais pas prévu le coup
me prenant tortue, me voici lapin
chasser de ma cour
je ne me prélasserai plus
lassant l'autre que moi
qui nous faisait deux
ou plutôt un
je ne suis plus qu'un moins que rien
en dessous de zéro
absolument soustrait à toute addiction
d'une âme pour une autre
je suis amer
à boire l'acidité de tes mots
mes maux d'amour n'en sont que plus indigestes
me rendant plus qu'indigent
il ne reste plus aucun geste
d'amour qui me fuit comme la peste
comme tu me fuis tout autant
elle est partie sans moi
elle est partie comme ça
elle est partie sans moi
elle est partie comme ça
elle est partie comme ça
moi je m'étais préparé
les valises, le chien, la télé
j'avais pas senti le mauvais temps
la bourrasque qui m'a jeté par devant
par devant la maison
par delà la clôture
clôturant une relation de toit
de toi avec moi
de toi avec moi
j'avais fait des recherches
sur des temps perdus enfin retrouvés
des temps où l'amour mûrit au soleil de tes yeux
manque de pot, le fruit a pourri
pot-pourris emporté autant pour rien
je la peignais belle
tous les jours de plus en plus
elle se sentait belle
loin de moi
elle ne me voyait plus en peinture
les couleurs ont tourné
comme un arrière-goût de nature morte
elle est partie sans moi
elle est partie comme ça
comme une parenthèse
que l'on ne ferme même pas
une aime en suspension
qui ne laisse que des interrogations
et au bout du chemin, des coups et un point.
je n'avais pas prévu ses coups
je n'avais pas prévu le coup
me prenant tortue, me voici lapin
chasser de ma cour
je ne me prélasserai plus
lassant l'autre que moi
qui nous faisait deux
ou plutôt un
je ne suis plus qu'un moins que rien
en dessous de zéro
absolument soustrait à toute addiction
d'une âme pour une autre
je suis amer
à boire l'acidité de tes mots
mes maux d'amour n'en sont que plus indigestes
me rendant plus qu'indigent
il ne reste plus aucun geste
d'amour qui me fuit comme la peste
comme tu me fuis tout autant
elle est partie sans moi
elle est partie comme ça
elle est partie sans moi
elle est partie comme ça
samedi 28 mai 2011
bicéphalité de mon existence
le vent s'engouffre
dans les couloirs du temps d'un temple en ruine
un son lointain d'un monde d'antan en ressort
je sens ces murs sont bien plus vivants que bien de ses passants
du sable dans mes chaussures
qui tapisse le carrelage de mon salon
ma maison est comme une île
j'en suis un palmier abritant mes âmes aimées
l'âge de mon voisin
page après page ses rides me racontent
joie, peine, histoire et conséquence
je reste un enfant ébahis par ce visage
je cours chaque dimanche
après qui? après quoi? après rien
quelquefois pour m'échapper, quelquefois pour rattraper
je laisse au moins une fois mes idées à l'abri des regards
goût sucré de ce miel
rancœur et amertume couvert par cet artifice
qui n'en est pas moins un artefact
je me rapproche de cette Terre qui me manque tant
rectiligne de ma vie
au verso de ce monde
bicéphalité de mon existence à l'aune de mes choix
je resterai heureux, digne d'être moi
dans les couloirs du temps d'un temple en ruine
un son lointain d'un monde d'antan en ressort
je sens ces murs sont bien plus vivants que bien de ses passants
du sable dans mes chaussures
qui tapisse le carrelage de mon salon
ma maison est comme une île
j'en suis un palmier abritant mes âmes aimées
l'âge de mon voisin
page après page ses rides me racontent
joie, peine, histoire et conséquence
je reste un enfant ébahis par ce visage
je cours chaque dimanche
après qui? après quoi? après rien
quelquefois pour m'échapper, quelquefois pour rattraper
je laisse au moins une fois mes idées à l'abri des regards
goût sucré de ce miel
rancœur et amertume couvert par cet artifice
qui n'en est pas moins un artefact
je me rapproche de cette Terre qui me manque tant
rectiligne de ma vie
au verso de ce monde
bicéphalité de mon existence à l'aune de mes choix
je resterai heureux, digne d'être moi
dimanche 22 mai 2011
Trop tard
Ce matin
Je me suis levé trop tard
Trop tard pour bien faire
Trop tard pour imaginer mieux
Ce matin
J'ai eu l'impression que rien ne pourrait
Que rien ne voudrait
Que rien plus jamais rien
Ce matin
J'ai écouté ce que tu avais à dire
J'ai entendu des mots
J'ai oublié leur sens
Ce matin
J'ai parlé moi aussi
J'ai dit des choses dures des choses molles
J'ai gardé les mots doux qui font mal
Ce matin
Je t'ai supplié de rester
De rester celle qui rêve
De rester belle sans trêve
Ce matin
J'ai vu les nuages filer
J'ai laissé l'orage passer
J'ai caressé les herbes mouillées
Ce soir
Je n'ai rien d'autre en tête que ce matin
Rien d'autre que cette tempête
Rien d'autre que cette absence
Ce soir
Il est trop tard pour ajouter
Trop tard pour esquisser
Trop tard pour regretter
Trop tard
Je me suis levé trop tard
Trop tard pour bien faire
Trop tard pour imaginer mieux
Ce matin
J'ai eu l'impression que rien ne pourrait
Que rien ne voudrait
Que rien plus jamais rien
Ce matin
J'ai écouté ce que tu avais à dire
J'ai entendu des mots
J'ai oublié leur sens
Ce matin
J'ai parlé moi aussi
J'ai dit des choses dures des choses molles
J'ai gardé les mots doux qui font mal
Ce matin
Je t'ai supplié de rester
De rester celle qui rêve
De rester belle sans trêve
Ce matin
J'ai vu les nuages filer
J'ai laissé l'orage passer
J'ai caressé les herbes mouillées
Ce soir
Je n'ai rien d'autre en tête que ce matin
Rien d'autre que cette tempête
Rien d'autre que cette absence
Ce soir
Il est trop tard pour ajouter
Trop tard pour esquisser
Trop tard pour regretter
Trop tard
samedi 14 mai 2011
Toi, mon amour, ma vie
ce matin
comme tous les matins
fébrile, l'arme en main, je suis déjà en transe
je pianote les touches, en suaire devant ses visages, en cet instant onirique
car je suis, et j'en suis fier, un fervent cathodique
ma vie ne grésille pas
quand je suis sur TF1
du magnéto au pèse personne
crédit à la main je ne crains plus personne
j'enchaîne sur la chaine qui monte
sur mon fidèle destrier je monte
il lui fallait un nom
alors je l'ai nommé, Consommacion
je trouvais que ça sonnait mystérieux et exotique
comme dans les experts de New-York à Jamaïque
Ma vie est trop bien remplie
comme les poches de mes présentateurs favoris
qui remplissent les poches de mes candidats favoris
avec des jeux à la réflexion ultra bien...réfléchis
je tourne le son sur la roue de la fortune
je mathémathise à mort avec la famille en or
je joue au croisé avec le juste qui prix
j'aime 6 fois plus avec cette promiscuité
de la cuisine à la propreté dans mon bocal animée
j'apprends à faire des enfants, à les engueuler de temps en temps
qui apprennent comment apprendre à vendre un vase jusqu'à leur rein
peindre, cuisiner des reins et à se barrer jusqu'à Pékin
je philosophise un max page après page grâce à télépoche
tous les jours même le dimanche grâce à télé 7 jours
même qu'il y ales jeux pour l'été grâce à télé loisir
par contre pour ma collection il me manque les n° 45 et 128 de téléstar
le pire pour moi c'est le soir quand la lumière s'éteint
l'atmosphère devient lourde après le film du soir
des émissions traînent sur mon écran
où des gens assis parlent avec des mots cramoisis
je ne sais même pas ce que ça veut dire cramoisis
ils parlent d'après eux de l'importance de l'actualité
tu parles on n'apprend rien sur nos héros de la télé-realité
à peine si Britney s'est réconciliée avec son caniche préférée
heureusement qu'ils me restent mes deux amies sur qui je peux compter
elles ne me lâcheront jamais et malgré qu'on croit qu'elles se jalousent
en fait elles s'aiment, elles régressent juste de n'y avoir pas penser
moi grâce à elles, je connais mieux ces filles qui trainent la nuit
en s'habillant légèrement
et tous ces hommes virils qui se mettent des parpaings
en ne buvant pas légèrement
moi grâce à elles
je me sens plus proches des flics de mon quartier
et même avec leurs visages floutés, c'est encore mieux qu'au ciné
ce soir
comme tous les soirs
tristes, l'arme à la main, je suis déjà en manque
je quitte mon amie, m'endors et prie de ne vivre qu'avec elle
car je suis, et j'en suis fier, un fervent cathodique
comme tous les matins
fébrile, l'arme en main, je suis déjà en transe
je pianote les touches, en suaire devant ses visages, en cet instant onirique
car je suis, et j'en suis fier, un fervent cathodique
ma vie ne grésille pas
quand je suis sur TF1
du magnéto au pèse personne
crédit à la main je ne crains plus personne
j'enchaîne sur la chaine qui monte
sur mon fidèle destrier je monte
il lui fallait un nom
alors je l'ai nommé, Consommacion
je trouvais que ça sonnait mystérieux et exotique
comme dans les experts de New-York à Jamaïque
Ma vie est trop bien remplie
comme les poches de mes présentateurs favoris
qui remplissent les poches de mes candidats favoris
avec des jeux à la réflexion ultra bien...réfléchis
je tourne le son sur la roue de la fortune
je mathémathise à mort avec la famille en or
je joue au croisé avec le juste qui prix
j'aime 6 fois plus avec cette promiscuité
de la cuisine à la propreté dans mon bocal animée
j'apprends à faire des enfants, à les engueuler de temps en temps
qui apprennent comment apprendre à vendre un vase jusqu'à leur rein
peindre, cuisiner des reins et à se barrer jusqu'à Pékin
je philosophise un max page après page grâce à télépoche
tous les jours même le dimanche grâce à télé 7 jours
même qu'il y ales jeux pour l'été grâce à télé loisir
par contre pour ma collection il me manque les n° 45 et 128 de téléstar
le pire pour moi c'est le soir quand la lumière s'éteint
l'atmosphère devient lourde après le film du soir
des émissions traînent sur mon écran
où des gens assis parlent avec des mots cramoisis
je ne sais même pas ce que ça veut dire cramoisis
ils parlent d'après eux de l'importance de l'actualité
tu parles on n'apprend rien sur nos héros de la télé-realité
à peine si Britney s'est réconciliée avec son caniche préférée
heureusement qu'ils me restent mes deux amies sur qui je peux compter
elles ne me lâcheront jamais et malgré qu'on croit qu'elles se jalousent
en fait elles s'aiment, elles régressent juste de n'y avoir pas penser
moi grâce à elles, je connais mieux ces filles qui trainent la nuit
en s'habillant légèrement
et tous ces hommes virils qui se mettent des parpaings
en ne buvant pas légèrement
moi grâce à elles
je me sens plus proches des flics de mon quartier
et même avec leurs visages floutés, c'est encore mieux qu'au ciné
ce soir
comme tous les soirs
tristes, l'arme à la main, je suis déjà en manque
je quitte mon amie, m'endors et prie de ne vivre qu'avec elle
car je suis, et j'en suis fier, un fervent cathodique
mercredi 11 mai 2011
assis à la mémoire de mon enfance
Que ce soleil est beau
le ciel est si bleu
je n'aurais jamais pensé
me retrouver sur cette grève
je n'aurai jamais ne serait-ce qu'imaginer
une seconde voir une larme perlée
je me suis tant persuadé
qu'être fort c'est être en vie
qu'à force de soulever des montagnes
on terrassait tous les géants
Fantasmagorie de papier
je me jouais de moi-même
je me promettais d’avancer
alors qu'apprendre à tomber
permet de voir les mains se tendre
du matin au soir je ne voyais pas
que ce reflet n'était qu'une scénographie
de ma mnésie sur mon cœur
Némésis de mon âme
je me refusais à tout sentiment
en totale illégalité sociétale
sur les bienséances de ces mondes
où on nous demande de grandir comme si
de rester dans le rang comme ça
d'aimer de la bonne manière
et de gagner de la meilleure façon
pour ne mourir que dans une parfaite solitude
maelström de futilités et d'arrangements
gangrénant les rêves d'enfants
Sirène à la peau craquelée
je me cachais derrière les mots
syntaxes faciles face à mes maux
d'encre en plume, cygne noir
cachant les signes blancs
d'une innocence que je pensais à jamais perdue
et pourtant je me retrouve d'antan
à la vue d'un vol au crépuscule couchant
une larme à une source tarie
est comme une puissance qui inonde
un sourire laissé sur mes bancs d'écolier
Que ce soleil est beau
Que ce soleil est beau.
le ciel est si bleu
je n'aurais jamais pensé
me retrouver sur cette grève
je n'aurai jamais ne serait-ce qu'imaginer
une seconde voir une larme perlée
je me suis tant persuadé
qu'être fort c'est être en vie
qu'à force de soulever des montagnes
on terrassait tous les géants
Fantasmagorie de papier
je me jouais de moi-même
je me promettais d’avancer
alors qu'apprendre à tomber
permet de voir les mains se tendre
du matin au soir je ne voyais pas
que ce reflet n'était qu'une scénographie
de ma mnésie sur mon cœur
Némésis de mon âme
je me refusais à tout sentiment
en totale illégalité sociétale
sur les bienséances de ces mondes
où on nous demande de grandir comme si
de rester dans le rang comme ça
d'aimer de la bonne manière
et de gagner de la meilleure façon
pour ne mourir que dans une parfaite solitude
maelström de futilités et d'arrangements
gangrénant les rêves d'enfants
Sirène à la peau craquelée
je me cachais derrière les mots
syntaxes faciles face à mes maux
d'encre en plume, cygne noir
cachant les signes blancs
d'une innocence que je pensais à jamais perdue
et pourtant je me retrouve d'antan
à la vue d'un vol au crépuscule couchant
une larme à une source tarie
est comme une puissance qui inonde
un sourire laissé sur mes bancs d'écolier
Que ce soleil est beau
Que ce soleil est beau.
samedi 7 mai 2011
Téléphone
Coup de téléphone
Surprise tout s'arrête
Tout se préparait
La fête
Le changement de vie
Les nouvelles envies
Une voix au bout du fil
Irréelle
Impossible
Pourquoi lui pourquoi maintenant
Suspendu au bout du fil
Un silence
Des images au bout du fil
Sur fond de sang
De bris de verre
Précipitent mes larmes
Le son est coupé
Mais pourquoi lui pourquoi maintenant
Toujours au téléphone
Ces mêmes mots tragédie
Décrivent l'impossible
Mais pourquoi je pense à cette fête
Monstrueuse pensée au milieu d'un désert
Pourrai-je rire à nouveau
Coup de téléphone
Diabolique vecteur des sombres nouvelles
Comme des joies à venir
Hier encore une naissance
Aujourd'hui ta disparition
Et demain ton absence
Le téléphone est raccroché
Ne reste que l'impuissance
Le goût de définitif
Une réalité à digérer
Mais impossible d'accepter
Le départ d'un fils
Surprise tout s'arrête
Tout se préparait
La fête
Le changement de vie
Les nouvelles envies
Une voix au bout du fil
Irréelle
Impossible
Pourquoi lui pourquoi maintenant
Suspendu au bout du fil
Un silence
Des images au bout du fil
Sur fond de sang
De bris de verre
Précipitent mes larmes
Le son est coupé
Mais pourquoi lui pourquoi maintenant
Toujours au téléphone
Ces mêmes mots tragédie
Décrivent l'impossible
Mais pourquoi je pense à cette fête
Monstrueuse pensée au milieu d'un désert
Pourrai-je rire à nouveau
Coup de téléphone
Diabolique vecteur des sombres nouvelles
Comme des joies à venir
Hier encore une naissance
Aujourd'hui ta disparition
Et demain ton absence
Le téléphone est raccroché
Ne reste que l'impuissance
Le goût de définitif
Une réalité à digérer
Mais impossible d'accepter
Le départ d'un fils
samedi 30 avril 2011
Ode à la fin
Versatiles sont tes humeurs
Passagères
Désordonnées
Et te voilà partie ton regard est ailleurs
Tu exagères
Abandonnée
Tes absences prennent des teintes colorées
Pastels
Tristes
Tu voudrais rester fidèle à nos reflets dorés
Tu ruisselles
Intimiste
Pourquoi cacher tes sentiments
A moi
A toi
Pourquoi rester si tu te mens
Émois
Sans toi
Oui des étoiles c'est ce que je retiendrai
Simplement
Terriblement
Des constellations de souvenirs que j'étreindrai
Tremblement
Seulement
Et puis un jour il faut fuir ou bien partir
Ailleurs
Espoir
Souffrir guérir éclore sans jamais faiblir
Meilleure
Histoire
Passagères
Désordonnées
Et te voilà partie ton regard est ailleurs
Tu exagères
Abandonnée
Tes absences prennent des teintes colorées
Pastels
Tristes
Tu voudrais rester fidèle à nos reflets dorés
Tu ruisselles
Intimiste
Pourquoi cacher tes sentiments
A moi
A toi
Pourquoi rester si tu te mens
Émois
Sans toi
Oui des étoiles c'est ce que je retiendrai
Simplement
Terriblement
Des constellations de souvenirs que j'étreindrai
Tremblement
Seulement
Et puis un jour il faut fuir ou bien partir
Ailleurs
Espoir
Souffrir guérir éclore sans jamais faiblir
Meilleure
Histoire
lundi 25 avril 2011
L'un est (contre) l'autre
Navigant au calme entre ses gouttes de vies
Le voilà endormi plus sensuel que jamais
Dans un de ses rêves en bouffon d'un triste roi
Sous ses dentelles rouges il reste si sensible
Quel que soit le lieu le rêve où elle apparaît
Princesse coréenne sur son palanquin
Grenouille malicieuse au rire si troublant
Ses gestes sont propices aux symboles coquins
Tandis que dans son coin monsieur fourbit ses larmes
L'arme à l'oeil elle attend qu'il se tende vers elle
Laissant à d'autres ces couleurs sans relief
En elle monte sans cesse un instinct de diablesse
Tous leurs rêves à deux sont emplis de caresses
Qu'elles soient douces ou osées leurs pensées sont ailleurs
Bien à l'abri sous des baisers septentiformes
Le voilà endormi plus sensuel que jamais
Dans un de ses rêves en bouffon d'un triste roi
Sous ses dentelles rouges il reste si sensible
Quel que soit le lieu le rêve où elle apparaît
Princesse coréenne sur son palanquin
Grenouille malicieuse au rire si troublant
Ses gestes sont propices aux symboles coquins
Tandis que dans son coin monsieur fourbit ses larmes
L'arme à l'oeil elle attend qu'il se tende vers elle
Laissant à d'autres ces couleurs sans relief
En elle monte sans cesse un instinct de diablesse
Tous leurs rêves à deux sont emplis de caresses
Qu'elles soient douces ou osées leurs pensées sont ailleurs
Bien à l'abri sous des baisers septentiformes
dimanche 10 avril 2011
Tranquillités
Ajouter à la liste des accidents
Cachés derrière ce que tu ressens
Ajouter un dégoût de l'autre
Comme si rien non rien d'autre
Ne pouvait redonner de l'espoir
Comme s'il était trop tard pour ce soir
Un peu plus de tact sur tes rouges plaies
Un peu plus toujours un peu plus de s'il te plaît
Un projet deux trois idées des priorités
Un vague travail autour des sonorités
Et un instant seul pour rêver de ne plus l'être
Sur cette vie défraîchie écrire des lettres
Chercher le calme au fond du vacarme
Sans vraiment savoir où verser cette larme
L'attraper tout de même sans s'en apercevoir
Et dans le reflet d'un soupir se voir
Rien n'est vraiment laid sous tes émotions
De tes espoirs déçus tu fais des variations
Cachés derrière ce que tu ressens
Ajouter un dégoût de l'autre
Comme si rien non rien d'autre
Ne pouvait redonner de l'espoir
Comme s'il était trop tard pour ce soir
Un peu plus de tact sur tes rouges plaies
Un peu plus toujours un peu plus de s'il te plaît
Un projet deux trois idées des priorités
Un vague travail autour des sonorités
Et un instant seul pour rêver de ne plus l'être
Sur cette vie défraîchie écrire des lettres
Chercher le calme au fond du vacarme
Sans vraiment savoir où verser cette larme
L'attraper tout de même sans s'en apercevoir
Et dans le reflet d'un soupir se voir
Rien n'est vraiment laid sous tes émotions
De tes espoirs déçus tu fais des variations
dimanche 3 avril 2011
Beauté d'ailleurs
se lever
préparer le petit déjeuner
plaire à sa femme
plaire à sa femme
regarder sa montre
et prendre la route
le soleil est là
regarder dans le rétro
croiser un regard
croiser son regard
et de son cœur une pulsation
juste une impression
une intime conviction
de prendre la mauvaise direction
de changer ses interprétations
de se retrouver en déraison
arriver au travail
serrer les mains, sourire aussi
prendre un café
prendre un autre café
et commencer sa journée
à midi un repas équilibré
toujours serrer les mains
et toujours sourire
toujours sourire
et plaire aux autres
rentrer du travail
profiter du soleil et faire un détour
un peu d'air pour déstresser
déstresser
et la revoir
se poser les questions
bonnes ou mauvaises
qu'importe du hasard ou du destin
le destin
identifier la voiture et la femme
rentrer à la maison
embrasser sa femme
embrasser les enfants
les enfants
et être questionné sur sa journée
parler des collègues
des serrages de main, non des sourires
pester sur le travail et ses dossiers
ses dossiers
demander un verre et aller au jardin
profiter des rayons
profiter pour observer
les mêmes tristes voisins
tristes voisins
et aussi leur chien
une voiture verte ou bleue
un regard profond, vert ou bleu
se sentir jeune mais impuissant
impuissant
désarmé par cette femme encore enfant
retourner chez soi
et réfléchir pour soi
parler à sa femme, banal
banal
et rêver au lendemain
rêver tout simplement
un lit
des roses
une femme
une folie...
préparer le petit déjeuner
plaire à sa femme
plaire à sa femme
regarder sa montre
et prendre la route
le soleil est là
regarder dans le rétro
croiser un regard
croiser son regard
et de son cœur une pulsation
juste une impression
une intime conviction
de prendre la mauvaise direction
de changer ses interprétations
de se retrouver en déraison
arriver au travail
serrer les mains, sourire aussi
prendre un café
prendre un autre café
et commencer sa journée
à midi un repas équilibré
toujours serrer les mains
et toujours sourire
toujours sourire
et plaire aux autres
rentrer du travail
profiter du soleil et faire un détour
un peu d'air pour déstresser
déstresser
et la revoir
se poser les questions
bonnes ou mauvaises
qu'importe du hasard ou du destin
le destin
identifier la voiture et la femme
rentrer à la maison
embrasser sa femme
embrasser les enfants
les enfants
et être questionné sur sa journée
parler des collègues
des serrages de main, non des sourires
pester sur le travail et ses dossiers
ses dossiers
demander un verre et aller au jardin
profiter des rayons
profiter pour observer
les mêmes tristes voisins
tristes voisins
et aussi leur chien
une voiture verte ou bleue
un regard profond, vert ou bleu
se sentir jeune mais impuissant
impuissant
désarmé par cette femme encore enfant
retourner chez soi
et réfléchir pour soi
parler à sa femme, banal
banal
et rêver au lendemain
rêver tout simplement
un lit
des roses
une femme
une folie...
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