vendredi 13 novembre 2009

Comptine d'adieu

Et les mots sentent bon la fleur du fusil
Triste cantate que celle-ci
Celle d'hier et de jamais
Elle se pique de te toucher
Elle te touche à peine épicée

Mûre elle le serait
Si tes oreilles avaient des ailes
Si ces corbeaux ne parlaient d'elle
Si ces scies pouvaient t'épier

Quelle équivoque que cette terre
Quel écrit t'évoque cet hier
Urgence du démon reste à la porte

Oubliée cette austère vérité
Ramassée emballée recyclée

Et les maux sentent fuser la fleur endormie

4 commentaires:

sulpiride a dit…

J'adore.... je me demande ce que je n'aime pas dans ce que tu écris ou décris.... parfois je me demande.... enfin j'adore j'embrasse.... j'aime....

justine and cow a dit…

"Elle se pique de te toucher" ....
cela est tres beau...une espèce de crainte du coup...

Poète à mi-temps a dit…

Très beau texte, belle construction, belles émotions...

Yanou a dit…

Oui je trouve aussi que tu as trouvé de très belles images ! C'en est très riche maime.