vendredi 18 avril 2014

Couleurs

Depuis ce jour
Tes yeux sur moi
De cet étrange regard si intense
Presqu'irréel 
J'ai tout aimé de toi
Et surtout 
Surtout cette belle faiblesse 
Ce rouge sur tes joues 

Quand de nos mots
S'évadaient larmes et souffrance
Sur cette voie si chaotique
Qu'après nos guerres venaient nos paix
Quel bonheur de grandir à la vie 
Et de peu à peu dompter
Ce noir dans tes yeux 

De nos rêves
Des bouts de toi des bouts de moi
S'échappent
Se rejoignent 
S'abandonnent 
Et d'impossible en impossible
S'écrit notre avenir 
De ce vert d'espoir à moitié plein

Des échos d'instants sublimes
À la douceur fragile
Peuplent mes plus belles rimes
Et rebondissent sur les parois
De mon âme
Flèches éternelles
Pointées vers l'horizon
Aux reflets d'un insondable bleu 

Auteur : Nairolf

mercredi 2 avril 2014

la mesure du temps

je mesure
de temps en temps
l'avantage, volage
de mon tempérament
de battre en mesure
des notes, sur un papier
que je dépose calmement
au pas de ta porte
je m'emporte, pas à pas
comme mes souvenirs
déposés sur ce chemin
tortueux, torturé, épris
mon esprit vague
s'arrache, au gré de ta côte
sauvage, sinueuse, nue
quelques embruns m'empruntent
mon horizon se floute, images voilées
de notre intimité, argentique
des sourires, un regard, un dos
qui se tourne, à mon opposé
polaire polaroid
solaire solitude
le souvenir de mes souvenirs
m'est devenu fou
je ne vois que ça
je ne vois que ça
je ne vois que ça
à mes yeux défendant
à mon esprit dément
à mon être saignant
je quitte ces flux et reflux
je quitte car je n'en peux plus
de ces naufrages, de ces bouteilles
de ce mirage, de cet orgueil
face à la terre, je te tourne le dos
tu te fonds dans le crin des écumes
je vais fondre dans les bars que j'écume
je mesure le temps qu'il reste
enfin je mesure ce temps

jeudi 27 mars 2014

Interstices

Sens-tu l'ivresse de nos voies aléatoires
Qui un jour nous perdent un jour nous guident
Sens-tu l'appel de ce saut dans le vide
Qui enfouit à jamais nos rimes sans histoire

Entre nos croire nos vouloir nos pouvoir
Grandissent nos âmes de sensations avides
Fleurissent nos doutes sous nos traits impavides
Entre nos espoirs nos voir nos avoir

Entre nous tout n'est pas beau tout est sublime
Et résonnent les échos du fond de l'abîme
Comme autant de folies nos caviars d'envie

Dans ces interstices vibrent nos avenirs
Et nos peines et nos joies en un souffle s'unir
Pour que chaque seconde soit goutte de vie

Auteur : Nairolf


mardi 18 mars 2014

Roméo les derniers mots

J'ai mal compris 
Sûrement
J'ai dû lire de travers
Tout était clair pourtant
Tout était si clair
Au royaume des possibles nous étions rois
Mais nous vivons ailleurs
Où l'impossible est loi
Encore reste-t-il la foi

Tu vis tu meurs de tes excès
À l'horloge de ta vie
Il est l'heure de choisir
De rire ou de pleurer
De plonger dans la lumière
S'y noyer peut être
Pour ne plus respirer
Plus comme avant plus comme après 
Tu ris tu pleures de tes excès

Oui j'ai mal
Mal entendu
Mal à ma vie et dans mes tripes
Mal à l'amour
L'autre disait quand tu souffres tu vis
Foutaise 
Quand tu souffres tu souffres
Et tu meurs chaque jour
Un peu plus à la vie

Mon âme où es tu 
Bien loin de toutes ces joies
De tous ces rires innocents
Mon âme t'es tu perdue
Ou cherches tu encore
La voie qui mène ailleurs
Pavée d'infinies tristesses
Cherche encore oui
Suis l'écho de ces jours d'ivresse

Le poison dans mes veines
Sa lame est froide
Contre mon cœur si aimante 
Blessé tailladé je l'aime aussi
Elle me pénètre
Et reste en moi
Et là je sens 
Que cette mort
C'est pour la vie

Auteur : Nairolf

mercredi 12 mars 2014

Com...

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

affiches publicitaires
j'm'affiche, j'm'envois en l'air
j'm'en fiche de vos affaires
j'm'attife en or c'est clair

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

banc d'école,
école à bergers
sniffe de colle
guide pour paumés

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

un idéal mais aucune foi
mon prochain, c'est le client
même le voisin, le vice est loi
je vends, le mors entre les dents

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

une image, une idée
une courbe à faire grimper
tout ce qui rapporte, j'te l'rackette
le soir, d'autres courbes à grimper, levrette

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

pas d'amis, juste des connaissances
de quoi prendre un verre et planter un couteau
dans c'monde, les sourires de circonstance
sont le seul pacte, vernis-oripeaux

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

un jour j'vais en crever
sur le trottoir, défoncé
par un plus pourri que moi
plus malin aussi, plus sournois

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

je suis votre Némésis
votre création aimé et détesté
sur la scène du monde, catharsis
les relents que vous ne sauriez expurger

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

à créer un monstre sans pouvoir le contrôler
du manipulateur vous devenez la poupée
humains-zombies toujours assoiffés
vous avez pris leurs cerveaux, à vous de vous le faire sucer

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

Com 1 Com A'
je maîtrise les mots
comme un coma
je dicte vos idéaux

samedi 8 mars 2014

À l'intérieur

Tout semble calme
Tout juste quelques vaguelettes
Sur ce reflet d'humanité à l'avenir obsolète
Dérisoires reliefs
Répliques imperceptibles
Pas l'ombre d'un grief
De l'ordre du dicible
À la surface c'est toujours calme

Tout est torture
Sous cette peau au grain rieur
Tout se consume à l'intérieur
Douceur et violence
Beauté fatale des flammes 
À l'hypnotique danse
Telles des oriflammes
À l'intérieur tout est torture

Tout est ailleurs
Loin des chemins balisés
Sur ta peau la caresse des alizés
Alterne avec la bise
Et tous tes sens s'affolent
Là-bas sont ces limites exquises
Où tes rêves d'âme libre s'envolent
Vers ce grand tout vers cet ailleurs 

Auteur : Nairolf

jeudi 27 février 2014

le début

ce matin
je danse autour de tes mains
la lumière est suffisante
et affolante
je sors de son sommeil
une délicatesse sans pareil
le silence est éloquent
et pénétrant
un sourire au bord de ses lèvres
m'offre sa plus belle oeuvre
les heures s'effilochent et volent
le temps m'affole
je te regarde de mon mieux
à la hauteur de tes yeux
mon ombre ne te quitte pas
s'accroche à ta voix
je suis je suis
je suis sensible
à tes attentes, tes envies
folles, indicibles
un lieu, une montagne, un nuage
ce qui n'est plus de notre âge
ce qui n'est pas sage
ce qui est passage
je ne peux te mentir, te trahir
imaginer le moyen serait le pire
un regret, une tâche, une ire
une attitude, fuir
je vois tes formes, je vois ta silhouette
je redeviens humain, chouette
mon passé alors se désagrège
tourbillonnant comme un manège
j'ai des ratés, j'ai des ratures
qui parfois encore perdurent
ta douce rend la vie dure
à toutes mes fêlures
j'apprends à respirer
à regarder devant, sur les côtés
pas un œil en arrière
depuis que je suis ton...derrière
ce matin
je danse autour de tes mains
je souffle sur ce drap satin
dévoilant peu à peu tes courbes
mes pensées sont un peu moins sourdes
je suis bien, je suis bien
c'est si bon de le dire
caché au galbe de tes seins
offert à chacun de tes dires
mon passeport déchiré
sans vie s'en revient
au cœur de ton cœur, ravivé
ce matin
cette lumière, ce matin
ce matin...

lundi 24 février 2014

J'en suis

j'en suis
j'en suis de cette intime
de cette intime conviction
qu'à défaut de partager
qu'à défaut de vivre
ensemble
ensemble
soyons heureux
soyons sans idéal, sans attente
à vivre au dessus
au dessus de la mêlée
à s'enraciner
s'enraciner dans ce désir
ce désir fou
qu'à défaut de vivre
ensemble
ensemble
soyons heureux
pas de lumière, pas d'étoile
mais un horizon
un horizon
où se projeter
où s'engouffrer
de l'air sur ma peau, glisse
un poil, puis deux puis dix
et qu'à défaut de vivre
ensemble
ensemble
soyons heureux
partir et aller
dans un mouvement
un mouvement constant
s'attacher à se détacher
sans ancre, ni encre
aucun mot pour s'arrêter
aucun mal à continuer
vivre c'est être
être c'est vivre
ensemble
ensemble
soyons heureux
un pas
une esquisse
un passage
une esquive
soyons heureux
soyons heureux
soyons heureux
soyons....

mercredi 19 février 2014

Île déserte

Au milieu de tous ces cris de toutes ces joies
Cachée au creux du monde 
Je suis cette île déserte 
Ignorée de tous et de tous redoutée

Je suis cette île qui fascine 
Qui fait peur et qui subjugue
Cette île aux reflets à la beauté fatale
Ce havre de paix aux allures de prison

Mon désert est ma ligne de vie
Ma secrète espérance et ma malédiction
Personne n'en connaît le premier grain
Et nul ne peut le comprendre

Je suis cette île déserte
Condamnée à l'éternel exil
Qu'une seule est capable de troubler
La tempête aux délicieuses caresses

Quand elle s'abat sur moi
Je souffre et je gémis
Emportée dans ses vents 
Ballotée par ses vagues

La tempête m'entoure de ses bras audacieux
Plus rien autour n'existe
Elle m'isole encore plus
Mais sous ses vents je vis

Cachée au creux du monde
Je suis cette île déserte 
Et de mes cris sourds j'hurle ma solitude
Quand peu à peu s'éloigne la tempête 

Auteur : Nairolf

jeudi 13 février 2014

Les yeux grand ouverts

Au fond d'un puits
La tête sous l'eau
L'âme engloutie 
Presqu'endormie
Les yeux grand ouverts 
Au bout du rouleau
Au bord de la falaise
Prêt à sauter à s'exploser
Là tout en bas sur ces rochers
Si accueillants si attirants
Les yeux grand ouverts 
La tête dans un étau
La pression monte insupportable
Un millimètre et tout s'arrête
Un millimètre encore
Et tout repart
Les yeux grand ouverts 
Les pieds le corps la vie sur le grill
Dans la fournaise brûlé vif
Tout se consume
Et tout s'assume
Une étincelle encore brille
Les yeux grand ouverts 
S'arrêter
Se reposer
S'hypnotiser
Ce métal froid dans le dos
Allongé sur les rails attendant l'heure
Les yeux grand ouverts
Tailladé de toutes parts
Les plaies béantes 
Du sang partout sur les mains
Sur le cœur et dans les tripes
À peine debout et l'âme au vent
Les yeux grand ouverts
Alcool et drogues à portée d'envie 
Hallucinantes portes de sortie
Chemins facile vers la souffrance 
Juste souffrance
Et vers un paradis d'enfance
Les yeux grand ouverts
Larmes brillantes
Quand reviennent ces images
De fin du ciel et de la terre
De cul de sac de rêves à terre
Et d'abandons inconscients
Les yeux grand ouverts
Jets d'acide dans les yeux
Sur tout ce beau sur tout ce bon
Tout s'évanouit se rabougrit
Le visage à peine visible
Les yeux grand ouverts
Inaudibles paroles
Mutisme éternel
Mots de trop
Intérieures suppliques
Prières fredonnées 
Les yeux grand ouverts 

Auteur : Nairolf

samedi 8 février 2014

L'ombre

Dans ce miroir il y a la mer
Il y a les vagues il y a les lames
Goutte à goutte toutes ces larmes
Dans ce miroir il y a l'amer

Tu y voyais rappelle toi cet avenir
Cette incroyable cette impensable destinée
Et puis tes rêves chaque seconde dessinés
Dans ce reflet ne reste plus qu'un souvenir

L'ombre est en toi l'ombre grandit
Elle t'inonde chaque jours de ses peurs
Résonne en toi l'écho de tous ces pleurs
L'ombre est en toi tu la brandis

Le soleil baisse
Et elle s'étend
Et tu t'étends
L'âme blessée

Auteur : Nairolf

mardi 4 février 2014

Effroyable tableau

Effroyable tableau
À la noire beauté 
Charnier d'apocalypse 
Dessiné d'un trait lourd
Ton regard s'y perd
Tout est vide de sens
Le poids de cette absence
Toujours là toujours là

Par des fils ténus
L'âme suspendue
Errant de-ci de-là 
Le long des mondes
Prête à sombrer
Cherchant dans le noir
L'impossible évasion
Et du cauchemar la fin

Réveille toi
Ferme les yeux
Pour voir en toi et...

Respire respire
Et vis surtout vis
Au milieu des terres brûlées 
Il y a le rouge
Il y a le bleu
Il y a l'espoir
Il y a le croire
En l'avenir aux cieux radieux

Auteur : Nairolf

mercredi 22 janvier 2014

La nuit tu vis

Ces nuits où rien n'est gris
Tu vis des moments rêves
Ces nuits trop rares où tu t'enfuis
De cette vie
De ton réel 
Tu dessines une trêve
Tu peins dans le noir
D'une encre couleur sang

Plus rien ne bouge
Plus rien n'existe
En dehors de toi
De lui
Plus rien ne vit
Temps suspendu
Volé inventé
Comme perdu

De tes doigts aériens 
Tu dessines des formes
Aux allures d'improbables symboles
Ponctuations nocturnes
Virgules irréelles
De tes phrases imaginaires
Qui s'envolent
Vers lui bien sûr

Ces nuits où tu aimes 
À l'infini
Tes caresses sont souffle de soie
Brise délicate
Et tu fermes les yeux
Tu rêves 
Lui aussi de ses mains t'evanouis
Et ferme les yeux
Et se fond dans tes rêves 

Auteur : Nairolf

vendredi 17 janvier 2014

ouest ordinaire

assis, couvert, ouvert
à toute proposition
le soleil
je chauffe, mon corps
mon verre, mes idées
une fille, un regard
une baffe
tant pis, le soleil chauffe toujours
j'me lève
un chien aboie, pas de caravane
pas de foule, pas de ferveur
ici on bouge plus
en étant assis
la tête dans les étoiles
cachées, le soleil chauffe
un pote, deux potes
c'est tout,
faut pas pousser
j'emmerde le monde, la terre entière
au moins 2 minutes
je suis tout puissant, I'm the king
à en diriger même ma vie
c'te blague
ma vie, c'est tirer à vue
de mon sommeil, de ma léthargie
papy, pas pire, papiers
l'admin me bouffe le système
erase, ecrase
tant pis au moins pendant 2 minutes
et le soleil chauffe
je ris,
j'aime bien
ça coûte pas grand chose
ça m'convient
une poche, deux poches
une pièce et..
non juste une pièce
et une décision
pour quoi
autre 1/4 d'heure
a famous choice
boisson pétillante?
alcoolisante
désinhibante
aliénante
et le soleil chauffe
j'regarde au loin
un mur
1/4 de tour
un autre mur
demi tour
devinez
western moderne
pas de fort Alamo
pas fort alarmé
j'suis habitué
le quotidien évite le changement
évoluer c'est crevé
Darwin, da loose
statique, classique
et cette bouteille?
un corbeau, une corneille
un signe? cornélien
j'me contente de peu
et c'est déjà beaucoup
d'façon il fait chaud
hein
à quoi ça sert
de croire
de s'mouvoir, mouroir
c'est ma zone, mon ozone
mon air, mon ère
la même fille, ma joue
qui chauffe, encore
sacrée journée
à en faire des lignes
à en tirer des histoires
à en souligner des faits
défait?
non
d'effets
d'alcool et là théral
terré, à terre
la boisson m'a séché
si chère
si chaud
plus de pièce
plus de filles
plus de joue
pas d'étoiles
...

à demain

mercredi 8 janvier 2014

eau-vie

dans les vagues
on ne voit pas les éphémères lacrymales
dans le flou, je divague
bande de fous, las, je cris, râle
mon âme vend et vague
dans les vagues
perlent toi et Téthys 
tes cils, sessiles
soyeuses, s'envolent, glissent
hérissent, mes cils, Cécile  dans les vagues
des histoires, dérisoires
des rhizomes d'espoirs
des soirs et des lunes
des soleils couchants, couchés sur les dunes

la vie
s'en va et revient
monte et descend
calme et tempête
dans les vagues...

samedi 4 janvier 2014

Voie lactée

Tout est trop loin
Inaccessible
Et tu déprimes
Tu perds pied
Au fond du gouffre 
Tu espères
Tu attends
Cette lumière
Cette impossible
Clef des ailleurs

Tu rêves de sons étranges
De gestes simples
De cette idylle
Imaginaire
Imaginée
Renouvelée chaque jour
Soudain le rêve prend corps 
Caresses et baisers 
Deviennent réels
Éternels

Rêve ou réalité
Plus de frontière
L'un devient l'autre
Et inversement
L'un se fond dans les chairs
L'autre s'ouvre à ces éclairs
Réels émois
Réelles fulgurances
Et rêve tes avenirs
Et rêve ta vie

Tout est si loin
Inaccessible
Aux âmes faibles 
Aux histoires courtes
Mais tu y crois
Tu écris tu embrasses
Ce destin 
Cette voie unique
Cet absolu chemin
Ta piste des étoiles

Auteur : Nairolf 

samedi 28 décembre 2013

Ce que tu es

Le jour est venu
Ce jour que tu attendais
Que tout ton être réclamait
Alors vas y laisse toi envahir
Laisse toi aller 
Deviens ce que tu es

Parfois ça brille parfois c'est moche
Mais c'est en toi
Ces ailes noires oui c'est bien toi
Tu les déploies et tu la sens
Cette liberté de devenir 
Et d'être enfin ce que tu es

Vivre plus fort vivre plus vrai
Autant de rêves que d'espoirs
Aucun regret sur cette voie
Puisque chaque pas te révèle
Chaque geste t'accomplit
Et fait de toi ce que tu es

Oubliées tes anciennes vérités
Si facilement tombées quand le jour
S'est levé sur toi
A posé ses mains sur ton dos
A glissé dans ton âme 
La clef de ce que tu es

Auteur : Nairolf

dimanche 22 décembre 2013

aux larmes ex-cetera

pas besoin
pas besoin d'perdre la boule
pour un père qui manque
j'te vois
j'te vois et j't'entends
tu mendieras tant
à la balle
à la balle du faux-cul
bang bang, tu siffleras deux fois
artère
artère, ventre contre sol
sol et contre tous
mirage
mirage à gauche, à droite
tu t'plantes, fossé, faussaire
d'en haut
d'en haut, tu tombes haut
l'histoire s'écrit, ces cris se livrent

aux larmes ex-cetera

vendredi 20 décembre 2013

Les heures sombres

Tout est noir
Tout est noir à l'intérieur
De ma tête
Ailleurs
De mon cœur

Comme aveugle
Et sourd
Je tâtonne
Je cherche
Je foisonne
Je m'abandonne
À ces tourbillons qui m'emportent
Qu'ils m'assomment et m'oublient
Sur cette plage
Déserte

Tout est noir
Ce soir
Ces heures s'allongent
Déploient chaque minute
Comme d'innombrables pièges
Je trébuche
Je me relève
Je m'écroule
Sur la grève

Silence

Silence et paix
Je les appelle
À me fuir 
À fuir ma guerre intérieure
Ce volcan ténébreux
À la puissance infinie

Tout est noir
Il est l'heure
De me noyer
De m'oublier
Pour toujours
Et de partir
Loin
Là où tout est noir

Auteur : Nairolf

dimanche 15 décembre 2013

post-it / post-her

une cigarette
grillée
vie, évitée, évaporée, fumée
hardi, ardu,
toi
toi
regard,
ardemment, désirée

soleil, sous toi, soumis
souvenir, payé comptant
compter, amis, amantes, aimante
émus, émis, billet
d'humeur, d'amour, d'odeur

atteindre, attendre, des cimes
décimer, dessiner, un chemin, une croix
croyance, désarmée, décharnée, départ
autres jours, autant, autres mœurs
de morts, d'humeur, d"amour
demeurer, emmurer, murmurer

secret, chagrin, chacun
échange, phone, fleur, fluide
sourire, soupir, séduire, s'enfuir
tambour, battant, cœur, battu
fissure, figure, regard, goguenard
vérité, éhonté, mensonge, mérité

tourne, sourde, complainte, plainte
sol, seul, tête, basse, bois
guitare, si tôt, si tard, flotte
air, ode, note, plaire
excuse, exquise, muse, éprise
sans toit, sans toi
homeless, homme-laisse
Ombre, hombre, fantôme, môme

des mots
brûlés
vie, évidée, vaporeuse, fumeuse
sans sens, sans danse, sentence
sans toi
sans toi
hardi, ardu
regard
ardemment, désirée

jeudi 5 décembre 2013

le guide

aucune pore ne s'attache
de ma peau, au soleil de ton derme
je suis froid comme ce silence, apache
allumer ce feu est dur, cette paix vaine
pourtant une ombre aux digitales, charnelles
s'immisce dans mon intime, approche furtive
une main vers la mienne, quel cauchemar, si belle
une bouteille, non amère, une missive
une bulle pour ce noyé errant
gesticulant ces pensées au panthéon des éternels
un oubli, un regret, un tour vers le passé, passant
toutes mes convictions finalement
jetés aux oubliettes, aux oubliettes
par ce geste anodin et insidieusement divin
une paume recouvrant une main, offerte
me voilà convié en son sein
ombre aux idées noires scalpées
le vent , hurricane, à changer de direction
vers tes opalines, je me perds, dévoyé
mon visage, au creux, quelle douce maison