samedi 20 décembre 2014

Associations

Rêve lac voiture fuite baiser douceur
Miroir châtaigne petite maison pente
Foudre sourcil odeur de pêche 
Regard étincelles sages paroles
Tic tac tic tac

Pavé haut en couleur rythmes 
Pigeon mouton arbres filiformes 
Silence cave caresses évidences
Atoll armes supérieures rides
Tic tac tic tac

Tour nuages équilibre fragile
Morceaux humeur chafouine bec
Adaptation va-nu-pieds roucoulade
Noir sac à viande rimes avides
Tic tac tic tac

Lignes courbes ectoplasme vidéo
Rat des champs feu rouge glace
Rareté tempo feuilles volantes
Pensées poison solstice mental
Tic tac tic tac

Auteur : Nairolf

lundi 15 décembre 2014

Qui ne croit plus

Comment dire
A qui ne veut entendre
Ne veut même pas voir
Que le pire n'est pas sûr
Et que la pluie tombe ailleurs 

Comment parler
Quand chaque mot semble blesser
Quand il préfère derrière ce mur
Cette carapace faite de notes 
Se protéger se calfeutrer  

Comment oser vibrer
De gestes insignifiants
Quand la splendeur se cache ailleurs
Dans ce no man's land
Aux instants miraculeux

Comment faire rêver
Celui qui sait tout sur tout
Drapé dans sa superbe fierté 
Celui qui ignore les petits riens
Aux ombres si discrètes

Comment aimer
Celui qui ne croit plus
Que demain peut sourire
Après demain éclore
A la vie à la mort

Auteur : Nairolf

dimanche 30 novembre 2014

Je n'écris pas

Je n'écris pas
Pas aujourd'hui
Pas ce que je vis
Je ne le peux
Je ne le veux
Pour que les comètes filent
A l'infini
Je n'écris pas

Je n'écris pas 
Les pores grandes ouvertes
Je ressens et j'apprends
Ce qui change
En moi
Autour de moi
Sans jamais l'oublier
Je n'écris pas

Je n'écris pas 
Ce qui ne peut se dire
Juste se vivre
Et s'espérer
Mais tous les jours
Je joue 
Avec les mots qui inventent ce que
Je n'écris pas

Je n'écris pas 
Je n'écris plus
Ou pas encore
Ce présent vide 
Sauf en ces jours d'ailleurs
Aux obscurs possibles
Hors du temps hors du monde
Je n'écris pas

Je n'écris pas 
Les yeux fermés
Les paumes ouvertes
Un cœur qui bat
Pour quelques mots
Je les redis je les relis
Comme je la vis au fond de moi
Je n'écris pas


mardi 4 novembre 2014

Sur les bords de la Seille

Sur les bords de la Seille comme princes des flots
Tu observes les cygnes la tête entourée d'eau
Tu oses espérer la fin de ces heures insipides
Et tu attends là
Le regard dans le vide

Ô s'il savait que tu espères si fort
S'il savait ces détails qui sont autant d'efforts
Tu t'es faite belle pour ton inconnu
Crois-tu pour autant
Qu'il descendrait des nues

Viendra-t-il pour tes yeux humides
Saura-t-il caresser tes jeunes rides 
Et vivre avec toi le voudra-t-il 
Pour enfin poser ses envies
Dans ton île

La Seille s'agite de vagues auréoles
Le vent se glisse dans tes boucles folles
Il ne viendra pas aujourd'hui tu le devines
Mais il fait bon rêver au soleil
Sur les rives messines 

Auteur : Nairolf


jeudi 30 octobre 2014

Haloween !

Hourra ! C’est Halloween !

Avant de commencer la fête, faisons l’appel :

La sorcière Pétunia, OUI, DraculaOUI,

Le fantôme Woody, OUI, l’ogre… 

Oh ! L’ogre ! Il n’est pas là ? Mais où est-il ? 

Woody et les autres, regardez ! L’ogre arrive là-bas 

Excusez-moi, j’avais un concours de laideur.

Euh d’accord... Maintenant on peut commencer.

Non, mais j’ai oublié mes accessoire! 


Auteur : La ballerine

samedi 18 octobre 2014

Des ténèbres

Au fond des ténèbres
Sommeille l'indomptable
L'irrévérencieux
L'inconsolable 
Au fond des ténèbres

Parfum d'instant magique
Et le voilà qui vit
Au milieu des ombres
Entre feu ardent et lumière aveuglante
Lui l'indomptable
À la baguette
Lui l'inconsolable
Touché au cœur
Touché
Coulé
Et voguent les âmes tendres

Au fond des ténèbres
Inertes étaient ces âmes
Abandonnées
Comme oubliées
Au fond des ténèbres

D'éclipses en éclipses
Brillent les astres seuls
Vibrent les rimes ivres
Au creux de la noirceur
Par les rayons révélée
La sensation de vivre

Sous le feu des ténèbres  
Un halo se dessine
Autour de cet improbable calice
Nulle envie plus puissante
Que d'y tremper ses lèvres
Pour s'y abandonner
Sous le feu des ténèbres

Auteur : Nairolf

mercredi 8 octobre 2014

SMS

Crois moi, c'est mieux pour toi
L'enfer est ailleurs
Pas dans mes pas
Pas dans mes pas

Où vont nos vies dis tu
Quand meurent nos repères
Et vivent nos jours amers

Je ne sais pas vois tu
Tu ne sais pas non plus
Mais à quoi bon savoir 
Les couleurs dans le noir

Et pourquoi ?
Ah oui pourquoi ?
Tes questions riment
Et mes réponses miment
Le fond de l'abîme

Oui je viendrai
Te dire au revoir
Est-ce un espoir
Je serai là
Toujours là

Quelle trace derrière nous ?
La même que devant...
Notre chemin
Aux virages infinis

Toi et moi le choix de rire
Ne pas souffrir 
Et toujours être
Profondément être 

Crois-moi, c'est mieux pour nous
Quand nos rêves vivent
Pas à pas
Pas à pas

Auteur : Nairolf

mercredi 24 septembre 2014

A rime

Ô douce amie de mes jours heureux
Tes paroles même dissimulées
Sous les mots de ton épître adulée
Touchent toujours mon esprit douceureux 

Je sais que ce n'est pas ce malheureux
Petit billet qui pourra bousculer
Ce terme qui m'a tant fait fabuler
Ce non pourtant dit d'un ton chaleureux

J'oubliai que le oui est denrée rare
Qui fonctionne comme une simple amarre
Et tout ce qui m'importe maintenant 

Est de conserver à jamais gravé
Reste idéal d'un amour rêvé
Ton amitié, souvenir immanent

Auteur : Nairolf

mardi 16 septembre 2014

life

apporter le café
sans oublier le sourire
regarder au loin
derrière la vitre assez sale
un rayon de soleil se camoufle
joue avec la circulation et les cheminées
dire merci
et encore sourire
entendre la boite à musique
caché au creux de son enfance
déglinguée par le temps
et ce grenier, décharge aux souvenirs
rendre la monnaie
dans un geste délicat et avenant
se rappeler la dispute de la veille
et celle qui flirtait à travers
la porte de son adolescence
des cris se joignaient aux hululements
de la chouette ou des ombres
qui effraient le plus?
voir d'autres clients
fatigués d'attendre et s'excuser
des phrases modelées
se remémorer la chaleur
de la première main sur sa joue
et dans un recul abyssal
de la dernière sur la même
crasseuse, canée, fissurée
apporter le cupcake
proposer un café noir
surmonté de cette crème, onctueuse

et dégoulinante
sourire à ces gens
et voir leurs dents, si fausses
leur vie sympathique, si effrayante
la même face pour une même pièce
tombe dans la boue ou dans une cuillère

l'important est de se relever
les tâches s'effacent

les traces restent
life is awfull
life is beautiful

mardi 9 septembre 2014

un songe en apparté

sur le toit d'un immeuble
j'aurai voulu sauter
mais je n'ai pas su
gravir jusqu'à l'été
gravir jusqu'à l'été
j'ai voulu vendre 
mon âme aux enchères
mais les portes
ne se sont pas affolées
ne se sont pas affolées
j'aurai voulu courir
comme un libéré
mais un frein et deux vitesses
usent les forcenés
usent les forcenés
j'aurai voulu tous les soirs
dilapidé mon corps 
mais aux quatre vents 
ne soufflent que des innocuités
ne soufflent que des innocuités
j'aurai aimé scanné 
la taille de mon esprit
mais le verrou se refuse
les ombres dirigent cette société
les ombres dirigent cette société
j'aurai voulu m'écrouler
sur tous les comptoirs des cieux
mais les chimères et titans 
tancent des récits affabulés
tancent des récits affabulés
j'aurai voulu sauter
j'aurai voulu vendre
j'aurai voulu courir
j'aurai voulu scanner
j'aurai voulu aimer
mais
je me suis écroulé
je me suis écroulé

un songe m'a rappelé

jeudi 4 septembre 2014

je suis et ...

tu es une éphémère
dans ses jours qui perdurent
une jeune femme
allongée dans ses pensées
tu es une possibilité
dans les carrefours
des souvenirs et des étés
tu compte les moments
où le souffle s'arrête
pour enfin t'effleurer
tu es de celles
qu'on croise dans ses bars
où rôdent les sombres histoires
tu es perdu
dans les méandres des destins
qui s'ébauchent ou se finissent
tu es une flamme
sur lesquels chavirent
les marins, les maris, les paumés
tu es celle qui marche
qu'on entend au loin
qu'on espère si près
tu es une esquisse
une douce parade
où s'affole les pinceaux
et les écrits maudits
tu es une remembrance
une note devenue fleuve
charriant son lot de mélopée
tu es une éphémère
dans ses jours qui perdurent
une éphémère
dans ses jours qui perdurent

jeudi 28 août 2014

Retournement

Tout tranquille
J'allais si bien
À l'aise et bien au chaud
Dans cette illusion
J'allais si bien
Dans mon monde clos et liquide
Aux couleurs et aux bruits atténués

Et voilà que j'entends
Par la voix d'un ange lointain
Que ça ne va pas
Que mes yeux sont aveugles à la vie
À la vraie vie
Qu'on ne peut pas vivre en hamac
Qu'il y a plus qu'il y a mieux
Alors cet éclair
Inattendu
L'ange me touche
Me caresse
Dessine dans mon dos des rêves d'ailleurs

Et c'est le flash
Je me découvre
Je commence à bouger
Chacun de mes mouvements
Est différent
Tout est à la fois nouveau et naturel
Et je respire
Ce nouvel air intérieur 
Comme une évidence 
Comme si j'avais toujours su

Depuis 
C'est incroyable 
Une vie de fou
La tête en bas
Mais les idées bien en place
Prêt à bondir
Et à sentir encore
Les mains si douces de cet ange
Mon ange à moi
Qui chaque jour me porte
Un peu plus loin
Mon ange qui m'attend
Me tend les bras
Et qui m'aime 
Pour toujours

Auteur : Nairolf

samedi 23 août 2014

Extases

Il y a l'extase
Et puis les rêves
Les rêves d'y être
Encore
De succomber
Encore encore
Et de tomber encore plus haut
Dans l'antre de ses bras
Au creux de ses mystères
Il y a l'extase
Phase après phase
Hésitations touchantes
Vibrantes sensations 
Et passions dévorantes
Il y a l'extase
Les visions d'infini
Les yeux fermés
Au monde vulgaire
Grand ouverts
Au monde intérieur
Au monde rieur
Il y a l'extase
Les tremblements
À chaque frottement
À chaque invitation
À croquer le fruit d'avenir
Tremblements si doux
Si purs
Il y a l'extase
Celle d'hier
Celle de demain
Qui se confondent
Et qui appellent
Toute ta conscience
À vivre chaque seconde
Comme une rime
Tendre et sublime

Auteur : Nairolf

mardi 12 août 2014

comedia de la vita

je suis un amuseur
un joyeux fou pour le monde
celui où point les sourires
au spectacle de vos névroses
je suis un clown
un bouffon gesticulant
grimant les fantômes de ce monde
une épaule, une main pour votre salut
mais
ce monde
je le côtoie autant que vous
je le vis autant que vous
je le subis autant que vous
des sourires contre mes larmes
des rires contre mes doutes
des oublis contre mes peurs
je suis l'amuseur
celui sur qui on compte
celui pour qui tout glisse
au-dessus de la mêlée
contre les marées
à côté des sombres heures
au comble de vos horreurs
à l'apogée de vos malheurs
je suis
celui sur qui on compte
je suis l'amuseur
je suis l'amuseur
l'âme-use-heurt
épuisé, 
trahis
par ma propre ombre
je vous salue
l'art triste
joue sa dernière comédie...

lundi 4 août 2014

Elle et moi

peut être
je dis bien peut être
la vie m'a tourné le dos
déçu par ce temps qui passe
en colère
en colère
contre mes choix
contre mes doutes
à l'aune de ce théâtre
des bras qui se prennent
des regards qui se méprisent
elle me colérise
elle me tempête
elle me foudroie
car je me fourvoie
j'essaye
j'essaye de comprendre
que pour avancer
il ne faut pas marcher
la tête à l'envers
dans tous ces endroits
où je me merde
de toute ma puissance
il faut voir plus loin
il faut voir
voir
plus loin
alors elle me tourne le dos
ou alors est-ce moi
qui détourne
le regard
qui marche à côté
de mes pas
de mes pas qui résonnent
qui sonnent
comme des entrechats
moi qui suis le rat
dégoulinant
comme la sueur
des fronts, sur les docks
sur les ports
amer pour ces dames
amer pour ces gens
désespérés
d'une vie à trimer
d'une vie à rêver
et brisée
amer et buvant
jusqu'à la lie
jusque dans leur
lit
alors ma vie
se détourne
de mon existence
une honte
décennale
décidée
et sénile
s'en est assez
de passer à côté
de ces gens
de ces êtres
d'avoir
pour lendemain
que le passé qui
circule
se cogne
à mon cerveau
à mes neurones
à mes
envies
la vie est
la vie est
et je dois
car le devoir
de toute humanité
est d'être
pour exister
respirer
aimer
pour qu'elle me regarde
moi, petit
elle, grande
qu'elle me regarde
qui m'estime
quand je la vois

cette vie
que je côtoie
depuis le début...

samedi 26 juillet 2014

tout près...

prendre
une goutte de tes pensées
plonger un sens
dans ce miroir
un soir
croiser un verre
ou deux
s'épancher
sur la courbe
de tes envies
se pencher
aussi
écrire à plein poumon
à un souffle
de ton regard
et s'y perdre
ou s'y retrouver
emprunter un bord
de mer
où circule les paysages
et les histoires
d'autrefois
y pêcher des cartes
à l'encre
des céphalopodes
rire des mots
et de leur sens
et s'en aller
aussi
porter au loin
au coin de ce monde
sans écorner
le fil
de cette ombre
de soie
tes lèvres
aussi
au chavirage des uns
à la croisée
des autres
s'arrêter
sur cette grève
soupeser
ces cailloux
dans nos poches
percées
et nos coeurs
aussi
prendre l'autoroute
contourner
ou traverser
supposer le choc
de tes maux
respirer l'air
bailler
aux corbeaux
se tromper
volatiles volages
noir d'ambition
et chantés
aussi
remettre
toutes ces images
en place, dans l'ordre
des choses
du temps
des êtres
aussi
être à sa place
rangé maladroitement
tout près
de toi...



lundi 21 juillet 2014

Mourir

Mourir
Partir
Même un peu
Pour n'être plus
Ou n'être pas tant
Et pour le souffle de liberté 
Mourir à la vie

Mourir
Fuir
Sans lâcheté aucune
Mais respirer
Et aller vers
La beauté retrouvée
La fin des miroirs brisés

Mourir
Et savoir en rire
Comme un pied de nez
Aux aléas
Aux mauvais choix
Aux rimes altérées
Et aux rides qui viennent

Mourir
Aux lueurs d'espoir
Ne laisser de place à rien d'autre
Qu'au réel 
Du fond de nos cœurs
Du fond de nos âmes
Et du bout des lèvres

Auteur : Nairolf

lundi 14 juillet 2014

Perdition

Derrière les immobiles
Brillent nos indicibles appels
Derrière les immobiles
Les silences nous révèlent
Les échos de nos fuites
Magiques
Pour se perdre
Se perdre un peu

Dans le jeu des possibles
Nos âmes vagabondes se retrouvent
Dans le jeu des possibles
Un soleil d'avenir s'entrouvre
Quand le beau se fond dans le laid
Et inversement
Pour se perdre
Se perdre un peu

Il y a avant il y a après
Au delà du ciel au delà
Il y a avant il y a après
Nos rêves se posent là
Pour mieux prendre leur envol
Vibrer aux vents
Et pour se perdre
Se perdre un peu

Salutaires secousses vitales
De nos éclatantes envies
Salutaires secousses vitales
De nos paroles de vie
Au milieu des nuits
Les yeux grand fermés
Pour se perdre 
Se perdre un peu

Auteur : Nairolf

lundi 30 juin 2014

mots (et autres considérations)

exposer les mots à la lueur
des réverbères
les faire saigner pour mieux
cicatriser
les mots nous maudissent
entends-tu les poétiser
cinglants dans les neurones
et les nerfs
ils parcourent pour faire la peau
contre la tienne
et ils dansent
ils dansent
des formes,des ombres, des paysages
que je traverse, que j'explore
une certaine sensualité
une certaine sensualité
exposer les mots à la lueur
des pages
ils s'écrasent dans une éclat
comme un coup, comme un cri
indicibles et sauvages
sans fin, sans but
à la face des émois
aux embruns, aux rivages
de ton corps
ils s'essoufflent, se fragmentent
loin, toujours plus loin
qu'elle est loin la terre
qu'elle est loin la terre
exposer les mots à la lueur
des pensées
le venin et les ombres noires
fuyantes
des images, une époque, facile
ils s'entravent, se déchaînent
pour si peu, ils crèvent
sur ce chemin neuronale
et psychique
attendre que l'autre danse
attendre que l'autre rêve
des bras opales dans les ombres
du foyer
contraste bousculé
blanche obsidienne
et sombre albâtre
mélange transhumain insoupçonnable
transe et circonvolution
de l'espèce trébuchante
qu'un jour on entendra se relever
avec des mots
avec des mots...

lundi 23 juin 2014

cyclhumaine

plaisir
allée aux longes psychotiques
dérisoire
des bras ensorceleurs
acharné
une saillie, incarnée
exploratrice
dédale mythologique
mystique
d'un rêve, l'autre
mnésique
maelström de boucles et de contours
formelle
une ombre entravée
architecte
trait, union et histoire
scribe
lettres, et pique
palpitant
sans détour, une forme
opportunisme
végétal, animal, savant
salvateur
derme sur épiderme
digital(es)
virtuel ou réel
plaisir...

mercredi 18 juin 2014

Résonances

Du fin fond de l'ailleurs
Des émois de ton âme torturée 
Tu projettes des images de cette vie rêvée
Tu y vois l'impensable et le meilleur

Où résonnes tu
Où résonnes tu

Tes ecchymoses d'un bleu soyeux
Te font souffrir à l'envi
Te rappellent que tu vis 
Bien trop loin de ses yeux

Où résonnes tu
Où résonnes tu

Chaque jour tu cherches
Des questions à tes réponses 
En toi même tu t'enfonces 
Sans jamais te lasser tu cherches 

Où résonnes tu
Où résonnes tu

Rien n'est moins flou que cet avenir
Mais il y a en toi ce mystère 
Cet infini hors du temps du ciel et de la Terre
Et tu rêves d'un jour tout unir

Où résonnes tu
Où résonnes tu

Auteur : Nairolf