jeudi 30 octobre 2014

Haloween !

Hourra ! C’est Halloween !

Avant de commencer la fête, faisons l’appel :

La sorcière Pétunia, OUI, DraculaOUI,

Le fantôme Woody, OUI, l’ogre… 

Oh ! L’ogre ! Il n’est pas là ? Mais où est-il ? 

Woody et les autres, regardez ! L’ogre arrive là-bas 

Excusez-moi, j’avais un concours de laideur.

Euh d’accord... Maintenant on peut commencer.

Non, mais j’ai oublié mes accessoire! 


Auteur : La ballerine

samedi 18 octobre 2014

Des ténèbres

Au fond des ténèbres
Sommeille l'indomptable
L'irrévérencieux
L'inconsolable 
Au fond des ténèbres

Parfum d'instant magique
Et le voilà qui vit
Au milieu des ombres
Entre feu ardent et lumière aveuglante
Lui l'indomptable
À la baguette
Lui l'inconsolable
Touché au cœur
Touché
Coulé
Et voguent les âmes tendres

Au fond des ténèbres
Inertes étaient ces âmes
Abandonnées
Comme oubliées
Au fond des ténèbres

D'éclipses en éclipses
Brillent les astres seuls
Vibrent les rimes ivres
Au creux de la noirceur
Par les rayons révélée
La sensation de vivre

Sous le feu des ténèbres  
Un halo se dessine
Autour de cet improbable calice
Nulle envie plus puissante
Que d'y tremper ses lèvres
Pour s'y abandonner
Sous le feu des ténèbres

Auteur : Nairolf

mercredi 8 octobre 2014

SMS

Crois moi, c'est mieux pour toi
L'enfer est ailleurs
Pas dans mes pas
Pas dans mes pas

Où vont nos vies dis tu
Quand meurent nos repères
Et vivent nos jours amers

Je ne sais pas vois tu
Tu ne sais pas non plus
Mais à quoi bon savoir 
Les couleurs dans le noir

Et pourquoi ?
Ah oui pourquoi ?
Tes questions riment
Et mes réponses miment
Le fond de l'abîme

Oui je viendrai
Te dire au revoir
Est-ce un espoir
Je serai là
Toujours là

Quelle trace derrière nous ?
La même que devant...
Notre chemin
Aux virages infinis

Toi et moi le choix de rire
Ne pas souffrir 
Et toujours être
Profondément être 

Crois-moi, c'est mieux pour nous
Quand nos rêves vivent
Pas à pas
Pas à pas

Auteur : Nairolf

mercredi 24 septembre 2014

A rime

Ô douce amie de mes jours heureux
Tes paroles même dissimulées
Sous les mots de ton épître adulée
Touchent toujours mon esprit douceureux 

Je sais que ce n'est pas ce malheureux
Petit billet qui pourra bousculer
Ce terme qui m'a tant fait fabuler
Ce non pourtant dit d'un ton chaleureux

J'oubliai que le oui est denrée rare
Qui fonctionne comme une simple amarre
Et tout ce qui m'importe maintenant 

Est de conserver à jamais gravé
Reste idéal d'un amour rêvé
Ton amitié, souvenir immanent

Auteur : Nairolf

mardi 16 septembre 2014

life

apporter le café
sans oublier le sourire
regarder au loin
derrière la vitre assez sale
un rayon de soleil se camoufle
joue avec la circulation et les cheminées
dire merci
et encore sourire
entendre la boite à musique
caché au creux de son enfance
déglinguée par le temps
et ce grenier, décharge aux souvenirs
rendre la monnaie
dans un geste délicat et avenant
se rappeler la dispute de la veille
et celle qui flirtait à travers
la porte de son adolescence
des cris se joignaient aux hululements
de la chouette ou des ombres
qui effraient le plus?
voir d'autres clients
fatigués d'attendre et s'excuser
des phrases modelées
se remémorer la chaleur
de la première main sur sa joue
et dans un recul abyssal
de la dernière sur la même
crasseuse, canée, fissurée
apporter le cupcake
proposer un café noir
surmonté de cette crème, onctueuse

et dégoulinante
sourire à ces gens
et voir leurs dents, si fausses
leur vie sympathique, si effrayante
la même face pour une même pièce
tombe dans la boue ou dans une cuillère

l'important est de se relever
les tâches s'effacent

les traces restent
life is awfull
life is beautiful

mardi 9 septembre 2014

un songe en apparté

sur le toit d'un immeuble
j'aurai voulu sauter
mais je n'ai pas su
gravir jusqu'à l'été
gravir jusqu'à l'été
j'ai voulu vendre 
mon âme aux enchères
mais les portes
ne se sont pas affolées
ne se sont pas affolées
j'aurai voulu courir
comme un libéré
mais un frein et deux vitesses
usent les forcenés
usent les forcenés
j'aurai voulu tous les soirs
dilapidé mon corps 
mais aux quatre vents 
ne soufflent que des innocuités
ne soufflent que des innocuités
j'aurai aimé scanné 
la taille de mon esprit
mais le verrou se refuse
les ombres dirigent cette société
les ombres dirigent cette société
j'aurai voulu m'écrouler
sur tous les comptoirs des cieux
mais les chimères et titans 
tancent des récits affabulés
tancent des récits affabulés
j'aurai voulu sauter
j'aurai voulu vendre
j'aurai voulu courir
j'aurai voulu scanner
j'aurai voulu aimer
mais
je me suis écroulé
je me suis écroulé

un songe m'a rappelé

jeudi 4 septembre 2014

je suis et ...

tu es une éphémère
dans ses jours qui perdurent
une jeune femme
allongée dans ses pensées
tu es une possibilité
dans les carrefours
des souvenirs et des étés
tu compte les moments
où le souffle s'arrête
pour enfin t'effleurer
tu es de celles
qu'on croise dans ses bars
où rôdent les sombres histoires
tu es perdu
dans les méandres des destins
qui s'ébauchent ou se finissent
tu es une flamme
sur lesquels chavirent
les marins, les maris, les paumés
tu es celle qui marche
qu'on entend au loin
qu'on espère si près
tu es une esquisse
une douce parade
où s'affole les pinceaux
et les écrits maudits
tu es une remembrance
une note devenue fleuve
charriant son lot de mélopée
tu es une éphémère
dans ses jours qui perdurent
une éphémère
dans ses jours qui perdurent

jeudi 28 août 2014

Retournement

Tout tranquille
J'allais si bien
À l'aise et bien au chaud
Dans cette illusion
J'allais si bien
Dans mon monde clos et liquide
Aux couleurs et aux bruits atténués

Et voilà que j'entends
Par la voix d'un ange lointain
Que ça ne va pas
Que mes yeux sont aveugles à la vie
À la vraie vie
Qu'on ne peut pas vivre en hamac
Qu'il y a plus qu'il y a mieux
Alors cet éclair
Inattendu
L'ange me touche
Me caresse
Dessine dans mon dos des rêves d'ailleurs

Et c'est le flash
Je me découvre
Je commence à bouger
Chacun de mes mouvements
Est différent
Tout est à la fois nouveau et naturel
Et je respire
Ce nouvel air intérieur 
Comme une évidence 
Comme si j'avais toujours su

Depuis 
C'est incroyable 
Une vie de fou
La tête en bas
Mais les idées bien en place
Prêt à bondir
Et à sentir encore
Les mains si douces de cet ange
Mon ange à moi
Qui chaque jour me porte
Un peu plus loin
Mon ange qui m'attend
Me tend les bras
Et qui m'aime 
Pour toujours

Auteur : Nairolf

samedi 23 août 2014

Extases

Il y a l'extase
Et puis les rêves
Les rêves d'y être
Encore
De succomber
Encore encore
Et de tomber encore plus haut
Dans l'antre de ses bras
Au creux de ses mystères
Il y a l'extase
Phase après phase
Hésitations touchantes
Vibrantes sensations 
Et passions dévorantes
Il y a l'extase
Les visions d'infini
Les yeux fermés
Au monde vulgaire
Grand ouverts
Au monde intérieur
Au monde rieur
Il y a l'extase
Les tremblements
À chaque frottement
À chaque invitation
À croquer le fruit d'avenir
Tremblements si doux
Si purs
Il y a l'extase
Celle d'hier
Celle de demain
Qui se confondent
Et qui appellent
Toute ta conscience
À vivre chaque seconde
Comme une rime
Tendre et sublime

Auteur : Nairolf

mardi 12 août 2014

comedia de la vita

je suis un amuseur
un joyeux fou pour le monde
celui où point les sourires
au spectacle de vos névroses
je suis un clown
un bouffon gesticulant
grimant les fantômes de ce monde
une épaule, une main pour votre salut
mais
ce monde
je le côtoie autant que vous
je le vis autant que vous
je le subis autant que vous
des sourires contre mes larmes
des rires contre mes doutes
des oublis contre mes peurs
je suis l'amuseur
celui sur qui on compte
celui pour qui tout glisse
au-dessus de la mêlée
contre les marées
à côté des sombres heures
au comble de vos horreurs
à l'apogée de vos malheurs
je suis
celui sur qui on compte
je suis l'amuseur
je suis l'amuseur
l'âme-use-heurt
épuisé, 
trahis
par ma propre ombre
je vous salue
l'art triste
joue sa dernière comédie...

lundi 4 août 2014

Elle et moi

peut être
je dis bien peut être
la vie m'a tourné le dos
déçu par ce temps qui passe
en colère
en colère
contre mes choix
contre mes doutes
à l'aune de ce théâtre
des bras qui se prennent
des regards qui se méprisent
elle me colérise
elle me tempête
elle me foudroie
car je me fourvoie
j'essaye
j'essaye de comprendre
que pour avancer
il ne faut pas marcher
la tête à l'envers
dans tous ces endroits
où je me merde
de toute ma puissance
il faut voir plus loin
il faut voir
voir
plus loin
alors elle me tourne le dos
ou alors est-ce moi
qui détourne
le regard
qui marche à côté
de mes pas
de mes pas qui résonnent
qui sonnent
comme des entrechats
moi qui suis le rat
dégoulinant
comme la sueur
des fronts, sur les docks
sur les ports
amer pour ces dames
amer pour ces gens
désespérés
d'une vie à trimer
d'une vie à rêver
et brisée
amer et buvant
jusqu'à la lie
jusque dans leur
lit
alors ma vie
se détourne
de mon existence
une honte
décennale
décidée
et sénile
s'en est assez
de passer à côté
de ces gens
de ces êtres
d'avoir
pour lendemain
que le passé qui
circule
se cogne
à mon cerveau
à mes neurones
à mes
envies
la vie est
la vie est
et je dois
car le devoir
de toute humanité
est d'être
pour exister
respirer
aimer
pour qu'elle me regarde
moi, petit
elle, grande
qu'elle me regarde
qui m'estime
quand je la vois

cette vie
que je côtoie
depuis le début...

samedi 26 juillet 2014

tout près...

prendre
une goutte de tes pensées
plonger un sens
dans ce miroir
un soir
croiser un verre
ou deux
s'épancher
sur la courbe
de tes envies
se pencher
aussi
écrire à plein poumon
à un souffle
de ton regard
et s'y perdre
ou s'y retrouver
emprunter un bord
de mer
où circule les paysages
et les histoires
d'autrefois
y pêcher des cartes
à l'encre
des céphalopodes
rire des mots
et de leur sens
et s'en aller
aussi
porter au loin
au coin de ce monde
sans écorner
le fil
de cette ombre
de soie
tes lèvres
aussi
au chavirage des uns
à la croisée
des autres
s'arrêter
sur cette grève
soupeser
ces cailloux
dans nos poches
percées
et nos coeurs
aussi
prendre l'autoroute
contourner
ou traverser
supposer le choc
de tes maux
respirer l'air
bailler
aux corbeaux
se tromper
volatiles volages
noir d'ambition
et chantés
aussi
remettre
toutes ces images
en place, dans l'ordre
des choses
du temps
des êtres
aussi
être à sa place
rangé maladroitement
tout près
de toi...



lundi 21 juillet 2014

Mourir

Mourir
Partir
Même un peu
Pour n'être plus
Ou n'être pas tant
Et pour le souffle de liberté 
Mourir à la vie

Mourir
Fuir
Sans lâcheté aucune
Mais respirer
Et aller vers
La beauté retrouvée
La fin des miroirs brisés

Mourir
Et savoir en rire
Comme un pied de nez
Aux aléas
Aux mauvais choix
Aux rimes altérées
Et aux rides qui viennent

Mourir
Aux lueurs d'espoir
Ne laisser de place à rien d'autre
Qu'au réel 
Du fond de nos cœurs
Du fond de nos âmes
Et du bout des lèvres

Auteur : Nairolf

lundi 14 juillet 2014

Perdition

Derrière les immobiles
Brillent nos indicibles appels
Derrière les immobiles
Les silences nous révèlent
Les échos de nos fuites
Magiques
Pour se perdre
Se perdre un peu

Dans le jeu des possibles
Nos âmes vagabondes se retrouvent
Dans le jeu des possibles
Un soleil d'avenir s'entrouvre
Quand le beau se fond dans le laid
Et inversement
Pour se perdre
Se perdre un peu

Il y a avant il y a après
Au delà du ciel au delà
Il y a avant il y a après
Nos rêves se posent là
Pour mieux prendre leur envol
Vibrer aux vents
Et pour se perdre
Se perdre un peu

Salutaires secousses vitales
De nos éclatantes envies
Salutaires secousses vitales
De nos paroles de vie
Au milieu des nuits
Les yeux grand fermés
Pour se perdre 
Se perdre un peu

Auteur : Nairolf

lundi 30 juin 2014

mots (et autres considérations)

exposer les mots à la lueur
des réverbères
les faire saigner pour mieux
cicatriser
les mots nous maudissent
entends-tu les poétiser
cinglants dans les neurones
et les nerfs
ils parcourent pour faire la peau
contre la tienne
et ils dansent
ils dansent
des formes,des ombres, des paysages
que je traverse, que j'explore
une certaine sensualité
une certaine sensualité
exposer les mots à la lueur
des pages
ils s'écrasent dans une éclat
comme un coup, comme un cri
indicibles et sauvages
sans fin, sans but
à la face des émois
aux embruns, aux rivages
de ton corps
ils s'essoufflent, se fragmentent
loin, toujours plus loin
qu'elle est loin la terre
qu'elle est loin la terre
exposer les mots à la lueur
des pensées
le venin et les ombres noires
fuyantes
des images, une époque, facile
ils s'entravent, se déchaînent
pour si peu, ils crèvent
sur ce chemin neuronale
et psychique
attendre que l'autre danse
attendre que l'autre rêve
des bras opales dans les ombres
du foyer
contraste bousculé
blanche obsidienne
et sombre albâtre
mélange transhumain insoupçonnable
transe et circonvolution
de l'espèce trébuchante
qu'un jour on entendra se relever
avec des mots
avec des mots...

lundi 23 juin 2014

cyclhumaine

plaisir
allée aux longes psychotiques
dérisoire
des bras ensorceleurs
acharné
une saillie, incarnée
exploratrice
dédale mythologique
mystique
d'un rêve, l'autre
mnésique
maelström de boucles et de contours
formelle
une ombre entravée
architecte
trait, union et histoire
scribe
lettres, et pique
palpitant
sans détour, une forme
opportunisme
végétal, animal, savant
salvateur
derme sur épiderme
digital(es)
virtuel ou réel
plaisir...

mercredi 18 juin 2014

Résonances

Du fin fond de l'ailleurs
Des émois de ton âme torturée 
Tu projettes des images de cette vie rêvée
Tu y vois l'impensable et le meilleur

Où résonnes tu
Où résonnes tu

Tes ecchymoses d'un bleu soyeux
Te font souffrir à l'envi
Te rappellent que tu vis 
Bien trop loin de ses yeux

Où résonnes tu
Où résonnes tu

Chaque jour tu cherches
Des questions à tes réponses 
En toi même tu t'enfonces 
Sans jamais te lasser tu cherches 

Où résonnes tu
Où résonnes tu

Rien n'est moins flou que cet avenir
Mais il y a en toi ce mystère 
Cet infini hors du temps du ciel et de la Terre
Et tu rêves d'un jour tout unir

Où résonnes tu
Où résonnes tu

Auteur : Nairolf

mardi 10 juin 2014

Envie de te dire

Un jour je te manquerai,
Mais il sera trop tard
Alors j’écris ce poème
Pour te dire que je t’aime
Que tu m'as touché,
Et qu’à la braise de ton regard
Je me suis enflammé

Un jour je te manquerai,
Et avant qu’il ne soit trop tard
Pour qu’elle ne soit plus notoire
Je te compte cette histoire
Où j’ai coupé au petit matin
Une rose carmin
Au fond de ton jardin
Cause de mon chagrin

Un jour je te manquerai
Et ce jour-là venu
J’aurai déjà couru
A souffle abattu
Vers l’ange déchu
Y vendre ma liberté
Pour mieux t’oublier

Un jour je te manquerai,
Et ce jour-là,
Indisposé et affamé de toi
Je prendrai mon cœur
Pour sucrer mes pleurs
Et le sel de ton désir
Ne couvrira plus mes plaies

Un jour je te manquerai,
Et ce jour-là,
Tu me chercheras
Et j’aurai déjà disparu
Loin de toi,
Sur un chemin ensorcelé
La lumière apparue
Je t’aurai oublié
Pour mieux t’aimer

Auteur : Christian

mardi 3 juin 2014

Les sentiments

Éclipses mentales
Tu vois au delà des bords
Des horizons brumeux
Quand tu fermes les yeux
Rien ne t'échappe
Rien

La ville est silencieuse
Tu t'y fonds comme absorbé
Comme un poisson dans cette flaque 
Tu sens la vacuité
Des actes et des non actes
Tu sens le vide
Des lois

Urgence des questions
Vite une émotion
Et parmi elles 
Entre tous les possibles
La réponse invisible
Vivre quelle vie 
Pour toi
Pour eux
Les avenirs lumineux

Explosion quotidienne
Quand rien ne se passe
Symphonie des synapses
Aux instants où tu meurs
Succèdent impuissantes
Les minutes de vie
Tes fuites intérieures
Inaudibles
Immobiles

Auteur : Nairolf

dimanche 25 mai 2014

moi et moi...

de dehors
tout semble parfait
les sourires et les meubles
en place
l'artifice, sous les feux des projecteurs
la sagesse
la sagesse des enfants, du chien et des chats
la connivence en valse des atours
de dedans
tout parait en ordre
marche, marche
surtout ne crève pas
en ordre
on entend le soleil ou les oiseaux
ou est-ce la machine?
qu'importe
le vent souffle, l'herbe bruisse
le cours prend son temps
une main sur une épaule
une autre sur un accoudoir
l'image est belle
fixe, appairée de son histoire
couverte de son vernis
de loin un enfant
ou peut-être est-ce le chien
aboie
ou encore cette machine?
rouille dans mon espace et mon temps
symptôme grippaux dans ma mémoire
ça défile et filoche
mais le soleil est là
oui il est là
il y a bien cette lumière
je la vois, elle m'irradie... m'aveugle
il y a bien cette lumière, blanche
si éclatante
froide
et les clic et les clac
de cette machine
de cette foutue machine
une électricité
un courant d'atomes
ou d'électrons qui aboient
ou courent sur mon échine
un chien?
je ne sais toujours pas
augmente
augmente
bloque mes sens, mon sang
mes muscles, mon sang
mes pensées, mon sang
hybride, fantôme
clone burlesque
pantin assoiffée
en bois
en bois
aboie
va-t-il se taire?
j'hume le silence
qui sort de ma bouche
j'exalte l'absence
des odeurs familièresa
je suppure le mirage
d'un toucher aimant
j'exprime avec une certaine extravagance
toute mon immobilité
j'arrive à en rire
du moins je m'en convaincs
ma jambe, une grimace
brûlée?
cisaillée?
mordillée
ce chien
à trois têtes
ce que je pense
ce que je veux
ce que je suis
trois
et un seul pour
un seul pour....
pour
miroir
je vais te cacher, te détruire
te donner, te balancer
miroir
maître à panser
blême, sûr
je te renie
pour un instant
un peu de liberté.

lundi 19 mai 2014

Perles d'absolu

Un monde nouveau

Un monde inventé
Si proche néanmoins qu'on dirait qu'il est réel

Un monde à eux
Un océan de rêves
Vaste, immense, intense

Un monde à lui
Un peu d'amour
Beaucoup de désir
Et une raison que rien n'ébranle

Un monde à elle
Un océan de vide
Que lui-même ne veut comprendre
Et les perles
Les perles d'absolu

Auteur : Annln