samedi 14 mai 2016

simple passé

avant "j'étais"
cela prouvait une certaine forme
d'existence
c'est dingue quand j'y
repense
"être" semblait si doux dans mon
âtre
alors qu'une étoile qui file
fuit plus qu'elle ne brille
la poussière sans lendemain
ne s'attrape plus dans les mains
ridées, crevassées
ces jeux d'enfants
de gangsters, de mécréants
resteront ces appeaux morts
où on se drapait
quitte à risquer nos peaux
mais qui une fois disparaît
quand l'innocence devient
ce que l'adulte en fait
ce que le caniveau en fait
ce que les histoires en font
quand on s'écroule
rivé dans des espoirs
qui crèvent à l'horizon
avant "j'étais"
maintenant "je fus"

jeudi 5 mai 2016

Une

une seconde
pour oublier
l'éternité
de ces instants

une minute
à répudier
la pluie qui tombe
est belle pourtant
une heure
envolée
les images s'égrainent
chaque lettre, rouge sang
une journée
puis une autre
le ciel te regarde
tu avances lentement

samedi 30 avril 2016

Résonne

Étonnante aventure
Que ces heures d'après dîner
Comme au présent un pied de nez
En lettres d'or bleuté une écriture

Résonne, résonne petite voix

Émouvante ascension
Que cette montée des sens
Éblouissante flambée d'essence
Gravée sur ma peau couleur passion

Résonne, résonne encore en moi

Éclatante sensibilité
Que ces doigts sur mon bras glissant
Que le reflet de cette larme de sang
Au coin de nos yeux alités 

Résonne, résonne ce cri d'émoi
Résonne, résonne et reste en moi
Petite voix

Auteur : Nairolf

lundi 25 avril 2016

Je crois

nous nous aimions peu
mais nous nous aimions bien
la première fois ce fut un lundi de juin
je crois
nous nous étions allongés sur la jetée
les oiseaux nous regardèrent passer
un temps avant de se lasser
je crois
nous nous étions promis de ne rien promettre
sauf de ne pas se retourner, avant de disparaître
à se croiser, à se démêler, être à être
je crois
nous nous étions posés des secondes
un temps suspendu, une perle à la ronde
puis le présent doute, le futur gronde
je crois
nous nous étions aimés un peu
à notre manière, à la limite, heureux
la dernière fois ce fut un jour, pluvieux
je crois

vendredi 22 avril 2016

un pas de deux

j'ai dealé
deux trois chemises
pour un we de charme
j'ai vécu
cent dérisoires
pour écrire en feuillet ce drame
j'ai voulu
trente glorieuses
et écraser dans le cendrier, cette larme
j'ai compris
une dizaine d'histoires
qui m'ont rire et m'effarent
j'ai imaginé
quatre cinq répliques
pour boire cette folie, affable
j'ai cru
en une éclipse
qui me rappelait cette femme
j'ai cru
en une éclipse
qui me rappelait cette femme


jeudi 14 avril 2016

Léo est là

des heures
des heures
des heures à s'écouler
entre les toits, futiles
aux terrasses d'un café
des heures à s'en fendre les idées
à ne plus pouvoir lire
les lignes, et cette couleur
charnelle, émaillée
des heures
des heures
des heures à s'écrouler
à tendre, invisible, nos digitales
et ces feuilles blanchies, écrasées
par l'immensité de nos vacuités
des heures
des heures
des heures à s'enrouler
ophidien chimérique convoqué
par nos actes, nos vies à en crever
à faire semblant, déambuler
persifler ces mots, morsures
au venin de ton sang émacié
des heures
des heures
ds heures à s'octroyer
pour ces hypocrisies, ces habitudes mal léchées
ces convenances à dégueuler en Haute Société
à coup de bonsoir, de sourires émaciées
de pactes, de fondations, de mains serrées
au souvenir, au promis, au juré
que l'on crache à ton nom nommé
des heures
des heures
des heures à égrainer
aux quatre vents, à l'éternité
à cette glace que je voudrais briser
à cette face qu'il aurait fallu aimer
fleurissant au mal de ce verbe conté
oiseau-plume à la berge échouée
des heures
des heures
des heures à seconder

lundi 28 mars 2016

Corps et âme

Complices de tes rêves
Les questions s'amoncellent sur le seuil
Autant de points de suspension et...
A l'abri des regards
Tu prends une feuille
Tu la décalques sur ton visage
Tu y graves tes limites et tes peurs
Et tes absences intérieures

De tes absences à tes silences
Il n'y a que ce fleuve sans fin
Aux rives parallèles, inséparables
Si lointaines pourtant
Tu te promènes sur la berge
A la recherche de ce pont
A l'affût de cet improbable esquif
Pour t'engouffrer dans cette brèche de vie

Sur la brèche oui, mais en vie
Les idées les plus folles en toile de fond
Tu vibres d'oser un jour
Te mettre à nu sans aucun détour
Changer tout
D'horizon, de pays, de sexe
Arrêter de souffrir de ces questions
Dans le miroir

Auteur : Nairolf

samedi 19 mars 2016

écrire, dire...d'une histoire

Et de nous deux que dire
sinon qu'écrire
n'est que lutter
sinon de vouloir dire

à nos ombres, ses tristes réalités
à la plume qui dicte mes noirs desseins
couvrir les tiens n'est que le mausolée
une histoire, parmi d'autres sinon pire

et de nous deux quoi écrire
sinon dire
que lutter n'est
que vouloir sinon dire

à demi-mot au bal perdu
de nos souvenirs crus
sur des chemins que même nos errements
n'osent estimer le tangible
d'une réalité devenus mots isolés

d'une histoire, parmi d'autres
sinon pire

jeudi 14 janvier 2016

De toi à moi

De tes reflets merveilleux
Tu vides mes yeux
De leurs silences
De leurs absences
Tu vides mes yeux

De tes gestes doux mesurés 
Tu vis le long de mes bras effleurés
Et survivent les rêves
Au gré de ces jours de trêves
Le long de mes bras effleurés

De tes manières audacieuses
Tu enflammes mes ombres capricieuses
Et là dans l'ombre
Naissent en nombre
Nos larmes précieuses

De tes mots sensibles
Tu flirtes avec l'inaccessible
Quand je cueille l'edelweiss
Pour la glisser sur les traces
De nos cimes inaccessibles

De tout ce que tu es
Tu laisses l'autre me tuer
Pour ne m'aimer pas assez fort
Pour réveiller ce qui dort
Laisse l'autre me tuer

Auteur : Nairolf

lundi 28 décembre 2015

Instants

Inattendu 
Intense 
Hors du temps
Ouverture sur un autre monde 
Croisement de nos routes 
Frôlement de nos mains ébahies
De nos rêves de grandeur
De nos délicatesses

Terrible
Incontrôlable
Tonnerre sur nos têtes
Mots trop hauts ou trop bas
Incompréhensions
Écoute plus forte que tout 
Compréhensions
Traces qui restent
Forces et faiblesses

Magique
Regards d'ailleurs
Gestes imperceptibles
Histoire naissante
Puissance à peine découverte
Réactions nouvelles
Vérité des sens
Des âmes
Des cœurs 

Prévisible
Bout du tunnel
À toute allure
Vie qui continue
Questions insolubles
Solutions à points d'interrogation
Et toujours les rêves
Puis la réalité
Ou serait ce la raison

Fort
Plus que tout
Loin des projecteurs 
Le réel besoin
Le plus important
Insubmersible relation 
Communion des êtres
En contact
Toujours
Et avant tout

Triste
Mélancolique
Ou même colère
Dans les moments de doute
Quand s'efface la route
Quand tout rime
Avec tout fout l'camp
Envie d'en finir
De fermer les yeux

Espoir
Image de mon être intérieur
Entier
Retrouvé
Noyé dans sa cohérence
Animé de vie sans limite
Sourires et rires partagés
Liberté de ton
Liberté de tout
Horizon zébré d'inconnu 

Auteur : Nairolf

dimanche 22 novembre 2015

Du jeu à la vie

Tout là haut dans les jeux, je me sens comme un roi
Descendre à toute allure, en aurais-je le droit ?
Je pense je pense je pense mais je fais attention
Car face au danger vivre est ma mission

Là-bas à travers les vitres je vois toute ma ville
Dois-je m'y perdre maintenant ou rester immobile
La fumée des usines forme un nuage et me fait rêver 
Me voilà allongé au milieu d'un névé

Tout à coup je glisse dans le plus grand toboggan
Celui qui mène ailleurs celui que j'aime tant
Au milieu des balles multicolores je me noie
Juste pour rire et vivre dans la joie

Éhtomit et Nairolf

dimanche 8 novembre 2015

L'âme au vague

Tu oublies les traces de tes pas
Tu ne vois que ceux qui tremblent d'exister
Ces flèches invisibles qui viennent
Ces fantômes de vie qui tiennent 
En haleine toutes tes secondes
Comme autant de promesses fécondes

Tu oublies qu'il n'y a pas que toi
Sous les auspices de ta loi
Tu te noies dans ces quelques vers
Mais l'ivresse est réelle 
Le monde est beau la tête à l'envers
Tu t'y plonges pour ne surtout pas respirer

Tu vogues dans ces interstices 
L'âme au bord d'un précipice
Les yeux fermés les rames tendues
Et tu te trouves toi même
Quand d'autres se croiraient perdus
Au milieu de ce chaos d'émotions sublimes

Tu longes ton histoire
Tu lui inventes des fuites
Aux allures de grand huit
Tu essuies sans trop y croire
Des gouttes de sang sur ton armure
Et tu pars dans un murmure

Auteur : Nairolf

vendredi 6 novembre 2015

le soleil point 
mes yeux encore fermés
des images traversent la fenêtre
les rayons avec
la lumière est si claire
dehors, allonge ses traits
de chaleur
réchauffant...mon coeur
le café m'attend
la journée m'attend
prenant le relais de ces nuits
tant décriées, nuisibles
où je m'escrime
à lutter contre le fil de mes pensées
le film d'une vie, ces lames
coupant espoir et illusion
le soleil me retrouve
je tourne la tête
enivré par son appel
je bois ma tasse
accoudé à ces heures
qui vont m'accompagner
je bois ma tasse
et je rêve en pleine clarté
je file à en rompre
des histoires, des encres mal espérées
des mots, des ombres oubliées
je file à en tenir
des promesses, des bras tendus
des regards appuyés 
le soleil point
la lune laisse le temps
à ces heures, à ces moments
de me surprendre
de m'attendre
avant de me reprendre
avant de me comprendre
la journée est belle
je l'attend

mardi 27 octobre 2015

un...deux

une pulsation
pensées à oublier
afflux nerveux
afflux sanguins
corps innervé,
nerveux
aux aguets
perçants
traversant l'ébène
des soirs et des sombres
moments, réalité
rêves et monstres
agité, affligé
savoir effacer
oublier, effacer
encore
encore
se cacher
se tapir, s'effacer
pulsations
un cœur arrêté
figé
glacé
gloire morbide
triomphe posthume
paraphrase
ellipse
s'en protéger
tenter
tenter
et enfin
respirer
inspirer, sensations
un drap, un bras
un rayon
un soleil, deux soleils
un matin, des matins
s'en accommoder
s'en satisfaire
un bras, deux bras
une peau, tannée
attendue
pulsations
un sang, de l'encre
des mots,
sur ta bouche
sur ta bouche,
la mienne
un bras, nos bras
un matin, nos matins
une pièce, lumineuse
blanche, lactée
ton galbe
ton ombre
toi,
moi
pulsations
poussés
à deux
une branche
une racine
un chêne
à deux
un bonheur
deux pulsations....

mardi 29 septembre 2015

à siéger près de ces rois

Je suis
je suis parfois
mal à l'endroit
toujours à l'envers
d'un décors de travers
le paysage file pas droit
je divague, marche à l'endroit
de mes pas, et de mes travers
bien sûr je suis droit
dans mes bottes,
mais de guingois
ou de guignols
de mes mots je perds
le fil
dérisoire
comme ces histoires qui vrillent
qui se bousculent, qui tournoient
un rouleau de sentiments
mal à l'aise, pas à sa place
se fracassent à l'arrach
sur mon îlot personnel
s'effritent mes pensées
s'effritent mes joies
les espoirs se jouent aux dés
voire à un seul
roule, roule à l'endroit
à l'envers
au revers, de l'endroit
chouette
chouette
et patatra
l'ironie, le dérisoire
sonne à mon encontre
à mes rencontres
je vous salis bien bas
non pas pour vous défier
juste que je ne me relève pas
de cet endroit
où mes travers
siègent à la table des rois

samedi 5 septembre 2015

Est-ce ainsi

Un vent contraire
m'éloigne peu à peu de toi
je reste solaire
au bout de ta laisse en soie
ce n'est pas que je me désespère
juste que j'oublie le goût de tes doigts
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que s'enfuient les histoires
je me crée des sphères
des étoiles qui défient peu à peu les lois
est-ce la gravité dans ton regard clair
ou l'oubli que je perçois
je navigue à vue dans l'espoir
de me perdre encore dans les méandres de tes bras
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que se racontent nos histoires
je voulais encore un peu y croire
défier les haines que l'on se doit
je voulais un cinéma du soir
en plein air, en plein émoi
je voulais croiser ton regard
et arracher ton cœur, encore une fois
est-ce ainsi
est-ce ainsi
est-ce ainsi
que tu me quittes, mon Histoire...

dimanche 30 août 2015

Aphrodisiaque

T'as pris tes cachets ?
T'es là délabré,
Pas capable d'aligner
Une parole, un geste tendre

T'es vacciné ?
Rentre chez toi
J'veux pas de ton histoire,
Ordinaire égoïste

Tu veux moins ?
Vas y t'es libre.
Surtout ne glisse pas,
De l'autre côté du miroir

Tu pourrais t'y trouver
Et ça pour sûr ça va te déplaire.
Je suis ton alter ogé,
Ton toi face obscure

Tu aimes y être
Mais tu n'aimes pas t'y voir
Paradoxe de l'âme
Et du sexe au pouvoir...

Auteur : Annln

samedi 15 août 2015

Les maudits, d'hier

les maudits, d'hier
les mots passés
s'empressaient près de moi,
le soir
me couvrant de leur art
me caressaient l'esprit
lesté dans ses sillons,
ses creux
et parfois ses espoirs
les images, sur le chemin
les images m'accompagnaient
de cette douce musique
de cette chaleur, onirique
en rêve, je revivais
ma réalité
sur cette terre
je réitérais, allitération symbolique
nos grandes aventures
nos no future
les maudits, d'hier
sont un bout de bonheur
en ce matin
où le soleil ne s'oublie pas
à mes yeux embrumés
la tendresse éthérée
de ces matins passés
où on s'efforçait à ne pas crever
à défaut de ne pas savoir vivre
nos libertés
derrière ses barreaux
je me barre à volonté
mes secrets bien amarrés
nos éclats, à se marrer
toute voile dehors
dehors
je vogue
sur ces terrains vagues
ces cafés, ces rues, ces embrouilles
qui nous soudaient, assourdis
dans le tumulte de nos vies volées
devins, devant deux verres
ou plus, bien souvent
nous savions où nous allions
et ce qu'on nous refusaient
en l'air, le ciel, les étoiles
fuselées
nos traces s'effaçaient
à force que nos âges avançaient
on dessinait des avenirs
avant de venir devant ce mur
épais
les maudits, d'hier
sont les maux d'aujourd’hui
des mots, si parfaits
le disent dans les journaux, ici
ici...

jeudi 16 juillet 2015

un temps, à la recherche

le soleil
le soleil me pressait
de parcourir les chemins à la recherche
à la recherche
de l'ombre de mes souvenirs
celle que je suivais, fiévreux
de peur de croiser le regard
de cette personne, de cette silhouette
à la recherche
à la recherche
dessous l'averse
le monde m'accueille de ses bras
des gouttes se mélangent au front
de mes yeux
de mes yeux
plus besoin de se cacher
d'oublier ce temps passé
l'eau du ciel excuse mes larmes salées
à la recherche
à la recherche
le vent me souffle mes idées
dans une direction
noires
dans une direction opposée
il me caresse dans mes espoirs
je tremble un peu, une feuille
une feuille à la main
je tremble un peu
la nature a ses écrits
que j'écris sur la pointe
la pointe de mes mots
que les hyléores m'ont confiées
à la recherche
à la recherche
sur la terre, à la patine
de cette terre, rouge, encore
je couvre mon visage pour qu'il te soit inconnu
je plonge sur ce chemin, rampe jusqu'à ton nom
j'avance mes mots, pas à pas
à la frontière, indicible, de ton âme à la mienne
je souffre, j'argile, j'ocre
je pose ma paume au creux de cette terre
qui cerne ton regard, profond
à la recherche
à la recherche
les éléments se jouent de moi
je m'atèle à ne plus compter sur eux
appelant les temps anciens
à rester dans leurs cieux
j'avance
j'avance
vers cette ombre qui s'éclaircit
des rivières trouvent leurs chemins
dans les vallées
de son visage qui se craquelle
aride, fissuré, il se découvre
nymphe, découvrant ses embellies
qui me rappellent
qui me rappellent
un temps qui ne m'est pas inconnu
perdu
à la recherche
à la recherche
je t'ai retrouvé

dimanche 12 juillet 2015

stellaire...

explorer un peu de son existence
se faire plaisir en regardant autour
croiser des gens pour leur histoire
écrire ces histoires, inspirer ces danses
croiser les mains au creux d'une oreille
souffler des mots, un espoir, un regret
croiser le regard, ce qui inspire, après
tourner autours, regarder ensemble, le ciel
tu me disais des mots
tu me racontais des histoires
tu m'inspirais des idéaux
tu m'insufflais l'art du dérisoire
alors je repartais, allongé,
j'oubliais ces choses, alanguis
j'assistais aux moments, symbiose
j'insistais pour ressentir, si rose
la vie dépose des feuilles blanchies
par le besoin d'être, sans trop savoir
que l'on crayonne par petites poses
des instants, ici et là, parfois aussi
des tons, des miens, des nôtres
aux mains esquissées
mètres à maîtres
pas à pas
des éclairs obscurs
des jouets, des cubes, des isthmes
une île inter-personnelle
des questions qui nouent, émois
des questions qui nouent, émois
m'aimes-tu aussi
un jour, un soir
dans la fragrance de ces galaxies
dans ton existence
explore
explore
explore
colore

lundi 15 juin 2015

Équilibres

Une goutte s'élance
Comme une statue brisée
Elle penche
Elle flirte avec la brise et
Elle s'épanche
Puis d'un geste s'assèche

Déséquilibre
Des équilibres

La lumière en cette nuit
S'étonne de n'être plus
Qu'esclave sans bruit
A tous ces phares suspendue
Derrière cette ombre d'aujourd'hui
En un soupir elle s'est perdue

Déséquilibre
Des équilibres

Et te voilà seule
Perdue en cette vie navrante
Derrière les sourires toujours seule
Tu entends la pluie énervante
Tu es cette goutte qui coule
Tu hais coûte que coûte l'attente

Déséquilibre
Des équilibres

Une goutte s'élance
S'étonne de n'être plus
Derrière les sourires toujours seule
Elle flirte avec la brise et
Derrière cette ombre d'aujourd'hui
Tu hais coûte que coûte l'attente

Déséquilibre
Des équilibres

Auteur : Nairolf