je suis celui, je suis celle
vendredi 7 novembre 2025
Tu (me) souris
dimanche 16 mai 2021
Silence
Ce silence est d’ailleurs
D’ailleurs...
Que dire à cette heure
Des bouts de cette vie qui file
Des rires qui grimpent sur la toise
Des récifs au cœur de la ville
De toutes ces questions qui s’entrecroisent
Ce silence est douleur
Souffrances...
Comme autant de fleurs d’absence
Tous ces mots qui restent bloqués
Qui creusent et mon cœur et mon âme
Tous ces doutes d’existence réglés par des OK
Et tout autour les témoins du drame
Ce silence est écho
Entends tu...
Les gouttes sur la vitre
Sur le miroir les ombres dansent
Comme autant de voix qui se répondent
Elle assombrissent en cadence
Ce qui reste de ton monde
Ce silence est vivant
Vivons...
Comme un réflexe d’outre tombe
Sens tu vibrer sous ta carcasse
Ce petit rien qui te réveille
Sens tu ce souffle qui passe
Cet imperceptible vide qui t’émerveille
Ce silence est d’ailleurs
D’ailleurs...
Alors que s’égrènent les heurts
Il est temps qu’il revienne
Pour laisser place à ces sourires
Qui contre toutes les peines
Jamais ne doivent mourir
Auteur : Nairolf
samedi 5 octobre 2019
Ais-je
ta peau
à peine le drap remonté
ais-je compris
ton sourire
derrière ce miroir embué
ais-je
ais-je
la délicatesse de l'instant
l'immensité
ais-je
ais-je
conquis ton souffle
à peine embarqué
sur ce paquebot
appelé voyage
ais-je vécu
ta silhouette
les sillons, les rivages
la route est belle
l'ais-je gravis
l'ais-je ravis
ais-je
ais-je
l'éternité du ciel
immortel
ais-je
ais-je
entendu les minutes
qui construisent les moments
essaimé les secondes
celles que l'on retient
ais-je
ais-je
cette danse
ais-je ressenti
à peine dévêtu
mon armure
errant
j'ai erré
ais-je capté
ces silences
cette histoire
pourtant rêvée
ais-je le temps
le temps
de cette voie lactée
cette courbe
ce regret
cette courbe
érigée
ais-je
ais-je
l'espace et le temps
tant de mots
et des toi
et des moi
ais-je
ais-je
ais-je appris
ta peau
à peine le drap remonté...
mardi 25 juin 2019
C'est que...
que j'embrasse
ce sont tes bras
que j'enserre
quand je me cherche
quand je me cherche
un regard doux
pour nous deux
des échanges infantiles
des petits jeux
quand tu me cherches
quand tu me cherches
atterri, attendri
je redécolle si haut
au bord de cils
au bord de l'eau
quand je te cherche
quand je te cherche
même si le bruit
même si la brume
alors que tous ces cris
alors que tous ces maux
on continue
on se découvre
pages après pages
mots après mots
sur ta peau je voyage
c'est fou ce que j'aime tant
ce que je cherche
ce que je cherche
depuis ce temps
c'est que je te vois
c'est que je te vois.
jeudi 25 avril 2019
Des notes et des mots
la dernière heure
le dernier vers
dans mon dos
ta silhouette lascive
la musique n'adoucit pas
la morale
je gonfle mes notes
ces doux mots à ma bouche
pour réveiller la tienne
Parée à toutes mes ambitions
tu fais fi de toutes mes clés
qu'importe le tempo
tu en vu d'autres, tu me tournes le sol
mi-goguenarde, mi-provocante
Ah, si docile
je ne voyais pas
proie si facile
et pourtant la réponse
cingla, au rez de ma face
je jalouse ces cuivrés
d'or et d'argent qui couvrent tes épaules
et le bas de ton dos
que ta robe faste et échancrée
invite à ces temps sans moi
tu régoles
de mes fautes de frappe
mes blanches, mes noires
mes croches tactiles
une esquive, alerte, tu t'en vas
au tréfonds de ce bar
miteux et enfumé
tu rejoints ces êtres mythiques
encadrés de leur aura
rien à faire de lutter contre ces solistes
je retourne donc à ma solitude,
moi, mes notes et mes souffles
jurant à demi-mots
de revoir ma partition
pour cette esquisse hors de portée.
jeudi 18 avril 2019
Le ruisseau
mais la nage m'est interdite
noyé dans un torrent de sentiments
je gesticule et expire mes derniers maux
brassant mes mots à l' "essouflée"
je te regarde, du bords, toi et ton corps
ne faisant plus qu'un avec l'élément
liquide dont je ne saurais m'abreuvoir
nectar qui enivre mes nuits
Ah ! la caresse, Ah! cette goutte qui glisse
et s'enfuit déjà de mon regard
comme tes digitales de mes reliefs enfiévrés.
Un jour, saurais-je plonger sans effroi ?
et tanguer de tes lèvres vers les miennes...
mardi 9 avril 2019
Jusqu'au jour
une défaite, à se faire tard
une défaite, à se faire tard
j'embarque, ma bouche, les verres, en vrac
un rade, un îlot, accoudé au comptoir
il se fait tard
il se fait tard
tu le savais,
tu n'as rien dit
je l'ai su
je l'ai su
et ce tumulte, le long du fleuve, le soir
l'heure du rat, avec vue sur la suite
je fuis, fond et vague
l'alarme et cavalcade
je m'en mords encore le mors, mes mains
les ombres m'en sont témoins
il se fait tard
il se fait tard
... jusqu'au jour.
jeudi 28 mars 2019
brûle
le soleil brûle,
le soir
ce soleil, noir
me brûle
il rend ma peau
plus noire
ce soleil, le soir
rend ma peau
plus noire
la nuit, le soir
se lève
elle traverse l'obscurité
brûle,
les étapes, les couloirs
la nuit rend ma peau
blanche
ma peau blanche
luit sous la lune
je brûle de la voir
plus noire
pas d'ostracisme
austral
dans l'espace-temps
du soir au matin,
du matin au soir
le soleil, la lune
se conjuguent
sur ma peau
qui les attend.
lundi 4 mars 2019
chaque seconde
une pétale de fleur de cerisier,
comme un flocon si blanc,
une chute fragile et chaloupée,
une énergie contenue,
et soudain la tempête,
et le mur, et ce froid,
saisi par cette pensée, vive,
le rose délicat s'en est allé,
le chemin ne laissa aucune trace,
en un instant.
5 secondes de toute une vie.
jeudi 7 février 2019
Agrumes
sa peau m'a
orangée
lorsque de ma peau
sa peau
touchée
le temps,
suspendu
et ce verger,
cet horizon
qui m'est interdit
éplucher sa cuticule
fine
un regard,
et, soudain
le charme s'évapore
fragrance estivale
estompée
ce que je ne saurais
goûter
me sera à jamais
perdu,
sous cet ombrage, j'en resterai
jeudi 24 janvier 2019
lune et loup
tu es là
quelle belle lune
exquise
perles et voix lactées
doucement
conquis
le soleil chauffe
l'envol s'annonce
ravi
l'ombre s'allonge
puis disparaît
s'oublie
les plumes se jalousent
l'effeuillage annoncé
se poursuit
les reliefs se dessinent
soudain
le cri
tu es là
florale parmi les roses
éprise
lundi 21 janvier 2019
Qu'est ce que tu comptes faire?
qu'est ce que tu comptes faire?
je me suis amusé de la nuit
qu'est ce que tu comptes faire?
je passe, je renverse, le ciel
qu'est ce que tu comptes faire?
j'avale les calmants et l'horizon
qu'est ce que tu comptes faire?
qu'est ce que tu compte faire?
je pause les questions, pour un temps
qu'est ce que tu comptes faire?
j'achète un couple d'amis
qu'est ce que tu comptes faire?
j'ouvre la porte, je cours, je cours !!
qu'est ce que tu comptes faire?
qu'est ce que tu comptes faire?
j'ai plongé dans tes maux
qu'est ce que tu compte faire
je me suis accroché à ta peau
qu'est ce que tu comptes faire?
je m'en suis souvenu, soudainement
qu'est ce que tu comptes faire?
qu'est ce que tu comptes faire?
et je t'ai regardé
lundi 24 décembre 2018
Décalage
vendredi 7 décembre 2018
The Void
de toute substance
laconique
mes nuits ne sont plus transes
arraché du sol
la lumière de la lune m'effraie
tout était pourtant si suave
le fleuve en était témoin
les phares m'aveuglent
aucune porte ne vaut mieux qu'une autre
pourquoi attendre de ses vies
autrement que ce qu'elles ne contiennent
je marche à côté de toi
ta présence est déjà bien loin
j'entends encore de la commissure de tes lèvres
s'arracher ces sourires assourdissants
les pneus crissent en meute
et m'apeurent tout autant
combien de fois je suis tombé
je ne m'en rappelle plus
j'en souris
m'en suis-je déjà relevé?
mes genoux sont bien bravaches
avec ce sol souffreteux
j'entends s'éloigner les songes moqueurs
croassant leurs images effroyables
le temps défile sur ma peau
sans tabou, sans âge
tout s'arrache à l'unisson
comme un seul cors
j'ai beau le savoir
le mal est là
cela m'effraie, aussi
parfois
et la rue continue de dégueuler
la fièvre des gens qui s'aiment
je pars, je reste, quel antre?
reflux œsophagien
couloir immense, immonde
la bête est là et m(ignore
tous, vont et viennent
reflux de priorité
vers ses bonheurs éphémères
ceux là, le plus
m'apeurent
j'ajuste mon estime,
oripeau
costume sécant
j'hurle à mon derme
mon honneur d'autrefois
la lumière de la lune m'effraie
arraché au sol
mes nuits ne sont plus transes
laconique
de toute substance
...je suis vidé
vendredi 26 octobre 2018
plume et souffle
à la faible lueur qu'il me reste
qu'il te reste
j'envoie valser
toxique
mes derniers mots
mes dernières notes
fragiles, absurdes
je vais jeter mon dernier souffle
au creux de ton oreille
et te rappeler mon nom
et te rappeler mon nom
absurde
je vais cracher mes derniers regards
comme ça, dans ce soir
tu as trop
trop perdu
tu as trop perdu le goût de l'autre
et moi celui de l'être
trop bu
chaque jour je me lève
j'évite la glace
j'évite de te croiser
de trop dire
de trop en dire
chaque fois
à la faible lueur qu'il me reste
ne reste que des miettes
de ton carnet
images, histoires
coin de cheminée
à l'orée
alors
j'aimerai crier
tous vos soutiens
toutes ces épaules,
ces os
m'assaillent
toutes ces nuits
toutes ces lumières
si blanches
m'assaillent
toutes ces rues
où je courre
que je foule,
la foule me piétine
m’assaillent
trop
absurde
en moi?
les notes s'égrainent
je les entends
le temps m'épuise
il me rattrape
les cœurs s'agitent
ils m'effraient
je ne sais les retenir
je ne sais me contenir
j'aimerais partir
j'aimerais rester
loin
très loin
où l'horizon ne fait que ployer
à la lueur qu'il te reste
le soleil zénithal
n'y apporte rien
je te parle à froid
fumerolles cristallines
tu n'entends plus
la porte se ferme, se ferme, se ferme, se
excusez moi pour ma sauvagerie
excusez moi pour ce vide
excusez moi pour ma couardise
il aurait été si bon
de vous accepter
si bon
absurde
toxique
et la plume envolée
samedi 22 septembre 2018
l'atour
et les vallées
qui aiment tant de voir déambuler
et rire sous ton voile de soie
tu avances, tu avances
tu t'enfuies
pour quel crime? quand tu danses
tu mords à pleine dents
pour quels cris est-ce que tu geins?
c'est si simple, ici et maintenant
leste, quel geste si lointain
t'autorises-tu, quelles danses?
je disparais, si peu, ce n'est rien
tu comptes, à revers, à rebours
et moi, cela nous fait quels âges?
ta robe, ta tour, si belle, l'atour
dimanche 26 août 2018
Un peu, si peu
un peu agar agar
un peu gélatineux
un peu filandreux
un peu tout ça
un peu trop de cela
un peu soucieux
un peu conscrit
un peu soumis
un peu tout ça
un peu trop, sûrement, de cela
un peu trop, je sais
je saisis, je le sais
je le sens, le vis,
je vais
je te suis, je sais
j'étayais, mes propos,
si forts, si frais
si proche, j'étais
appeau, ton lait
dans la peau, je t'ai
un peu dénoué
un peu de nos faits
un peu amoureux
un peu tout ça
si peu de cela
un par un, deux fois mieux
un chiffre, calcul bien pensé
un corps, ou deux, noueux
un peu tout ça
si peu, sûrement, de tout cela
un peu trop, je sais
je saisis, je le sais
je le sens, le vis,
je vais
je te suis, je sais
je décèle ce qui suit
scelle cette nuit
toi, celle qui cette nuit
tu ficelles, les unis
moi c'est lui. Je luis.
lundi 6 août 2018
Soudain
un orage
l'impétuosité de l'instant
sous toi, sur ton sein
souterrain, sous tes mains
mes sens s'éfillent
s'affolent, l'évidence
sous mes mains, sous tes reins
souverain, s'érige le sens
tout encore, la connivence
sans faute, sans feinte
tu t'ériges en corps, ma souveraine.
lundi 2 avril 2018
ces matins...
ces matins intranquilles
ces ombres m'attirent
ces ombres m'attirent
attiser par ces feux artificiels
attirer par ces Célestes, mirages
je croise mes erreurs dans ces couloirs hallucinés
je toise mon regard, je n'ose me confronter
ces ombres m'attirent
ces ombres m'attirent
je ne cesse de m'affoler sur ces murs
je me dévêtis, peau après peau,
arrachant mon âme, interstice fantasmée
avalant mon espace et mes heures
sur cette terre qui m'envahit
jusqu'à m'ensevelir
ces ombres m'attirent
ces ombres m'attirent
ces matins intranquilles
ces matins intranquilles...
dimanche 3 décembre 2017
Le Jeu et La Chandelle
rien ne se garde sous ces trombes d'eau
et soudain, je ne t'en veux plus, aussitôt
tout se dégrade.
Sûr de toi, je me noie, je sombre.
Va-t'en, je ne porterai plus la chandelle
ni les roues, ni le carosse
minuit est passé
minuit est passé
tout cela me revient
cela prend place, à côté de mon passé
le tout est un fait
c'est la fin, après le 31
c'est la fin
le costume est mal taillé
je vais partir
je vais m'en aller
tailler ma route entre ces tombes
entre ces trombes d'eau
moi le mort-noyé
asphyxié par ce breuvage, cette liqueur
je m'en suis repu
je n'en reviendrai pas
je ne te verrai plus
le jeu n'en veut plus
ta peine, la mienne
soul de toi, tu me vois, je sombre.