
Sans vouloir s'attrister nous nous retrouvons à pleurer.
Cette grande force que notre cœur a de nous dominer,
Permet souvent à tous ces instants d'être sublimés.
Bien différent de l'amour, ce sentiment ne peut se partager.
Il en va de plus belles si rien n'est encore cicatrisé
La blessure encore chaude en a besoin pour se refermer.
Pas de douleur ni de souffrance, laissons agir la pensée,
Seul remède efficace lorsqu'un deuil doit être abîmé.
J'ai éprouvé récemment cette méthode un soir d'été,
Plutôt efficiente dans cette fraicheur de calme et de volupté.
Fermez les yeux, détendez-vous, calmez le feu et respirez,
Cette paisible beauté nous amène alors à songer éveillés.
C'est donc sous cette immense et superbe voûte étoilée,
Que la mémoire révèle ce grand pouvoir sous-estimé.
Nos proches et défunts, disparus qui ne font que manquer,
Reprennent vie et communiquent par le détour de nos pensées.
Mon ami parti trop vite qui dans les eaux fut emporté,
M'a laissé cette fabuleuse chance de pouvoir le retrouver.
C'est donc les yeux fondus dans notre immense voie lactée,
Que je peux parfaitement contempler sa constellation préférée.
Il n'y a pas meilleur moyen alors que de se remémorer,
Le temps et le soin qu'il prenait à me montrer, à m'expliquer,
Où elle était, comment la lire et visuellement la dessiner,
Cette constellation du cygne, large et belle à en pleurer.
Chaque soir d'été je ne peux plus m'en empêcher,
Méditer, m'envoler, discuter pour le ressusciter.
Ces larmes-là sont sans doute les plus légères à couler,
Car point de tourments, une fois la déchirure refermée.
Immobile dans la douceur de la nuit emmitouflés,
Notre ciel est bien vivant, et il suffit de patienter ;
Tel un clin d'œil l'étoile filante vient alors nous le prouver.
Ne reste plus que le vœu pour que cet hymne soit signé
Auteur Cmoimanu